Gigot d'agneau rôti aux herbes tranché rosé, grenailles, haricots verts, nappe blanche, verre de vin rouge

Plat principal

Gigot pascal aux herbes : recette traditionnelle

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 1 h 05
  • Repos : 2 h de mise à température, 20 min de repos
  • Élevé
  • 8 personnes
  • Moyen
  • Printemps
Aller à la recette

Ingrédients

8 personnes

Ustensiles

  • UN THERMOMÈTRE À SONDE (L'OUTIL DU PLAT : 55 °C loin de l'os, et l'on sort)
  • un plat à rôtir (les herbes dessous, le jus dedans)
  • un couteau d'office (soulever la peau pour glisser l'ail)
  • une planche à rigole et un torchon (vingt minutes de repos, le jus récupéré)
  • un couteau à trancher long (perpendiculaire à l'os, un centimètre)
  • un chinois et une saucière (un jus court, pas une sauce liée)

L'astuce du chef

L'agneau du printemps, plus ancien que Pâques. Né en hiver, nourri de lait puis d'herbe.

Raté pour une seule raison : la peur du rosé. Un gigot se mange rosé comme un rôti de bœuf.

Sorti deux heures avant. Froid à cœur, il cuit gris au bord avant d'être rosé au centre.

L'os du quasi retiré par le boucher. La découpe devient facile.

L'ail sous la peau, jamais piqué dans la chair. Chaque incision laisse fuir le jus ; l'ail dans la chair devient âcre.

Entre la graisse et la chair, l'ail confit. Il parfume sans percer.

240 °C quinze minutes pour la croûte. Puis 180 °C pour le cœur.

Douze minutes par livre à 180 °C. Une indication ; le thermomètre décide.

55 °C loin de l'os. Rosé. 60 °C à point. Au-delà, gris.

Vingt minutes de repos sous un torchon. La température monte de cinq degrés, le jus se répartit.

Tranché perpendiculairement à l'os. Les fibres courtes, la tranche tendre.

Un jus court, pas une sauce. Les sucs, le vin, le bouillon, le jus de la planche.

Préparation pas à pas

  1. Gigot sorti 2 h avant, séché 2 h

    À température de la pièce.

  2. Ail et romarin glissés sous la peau ; huile, gros sel, poivre ; herbes, ail, échalotes dans le plat 15 min

    Sans percer la chair.

  3. Four 240 °C, 15 min 15 min

    La croûte.

  4. 180 °C, 12 min par livre, arrosé deux fois ; grenailles les 20 dernières minutes 50 min

    Environ 50 min pour 2 kg.

  5. Thermomètre loin de l'os : 55 °C, sorti 1 min

    Rosé. Jamais plus de 60.

  6. Repos 20 min sous un torchon sur une planche 20 min

    Le jus se répartit, la température monte.

  7. Jus : plat dégraissé, vin blanc, sucs grattés, bouillon, réduit, passé, beurre, jus de la planche 8 min

    Court et brun.

  8. Tranché perpendiculairement à l'os, plat chaud, saucière, flageolets 5 min

    Rosé de bout en bout.

Le conseil du caviste

Un agneau rosé, gras et parfumé d'ail et d'herbes, un jus brun.

Le Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 à 17 °C, le vin de Pâques.

Le Château les Farcies du Pech Pécharmant à 17 °C, structuré, périgourdin.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes à 16 °C, plus souple.

Le gras de l'agneau fond le tanin : c'est le seul rôti de printemps qui appelle un rouge jeune et structuré, et qui le rend meilleur. On a dit ici que le tanin sert à la mâche et que les viandes tendres n'en ont pas besoin ; l'agneau est l'exception, parce qu'il n'est pas seulement tendre, il est gras, d'un gras persistant qui enrobe le palais à chaque bouchée. Le tanin d'un rouge jeune, âpre seul, trouve dans ce gras exactement ce qui le fond : il s'y dissout, s'arrondit, et le vin paraît plus mûr qu'il ne l'est, pendant que sa structure nettoie la bouche pour la tranche suivante. Ajoutez l'ail confit et le romarin, qui parlent au cabernet et au merlot, et l'on comprend pourquoi le Saint-Émilion et le Pécharmant sont les vins du gigot depuis toujours. Un rouge léger serait effacé ; un rouge puissant et jeune, sur ce plat et sur peu d'autres, est à sa place. C'est la règle des viandes grasses rôties : le gras fond le tanin, le tanin coupe le gras.

À éviter : un rouge léger et frais, effacé par le gras de l'agneau, et tout blanc, sauf sur les flageolets.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles VignesBordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes 7,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le gigot est gris et sec

Trop cuit. 55 °C au thermomètre loin de l'os, et vingt minutes de repos ; on sort plus tôt qu'on ne pense.

Il est rouge et froid au centre

Pas tempéré, ou pas assez cuit. Deux heures hors du froid, et le thermomètre à 55 °C avant de sortir.

Il a saigné sur la planche

Tranché sans repos. Vingt minutes sous un torchon : le jus se répartit et reste dans la chair.

L'ail est âcre et brûlé

Piqué dans la chair ou posé nu. Sous la peau, dans la graisse, il confit.

Pas de croûte

Four pas assez chaud au départ, gigot mouillé. Séché, huilé, 240 °C quinze minutes.

Le jus est gras

Plat pas dégraissé. L'excès de graisse versé avant de déglacer, et le jus passé au chinois.

Conservation & préparation anticipée

Le gigot cuit se garde 3 jours au réfrigérateur, en pièce, filmé ; tranché froid, il fait les meilleurs sandwichs et une salade d'agneau à la menthe.

Réchauffé, il cuit davantage : les tranches passées dix secondes dans le jus chaud, jamais au four.

Le jus se garde 3 jours et se congèle 3 mois.

Le gigot cru se garde 3 jours au réfrigérateur dans son papier de boucher ; il se congèle 6 mois et se décongèle 48 h au réfrigérateur.

L'os fait un bouillon d'agneau pour un couscous ou une soupe.

Variantes

Aux flageolets

Notre gigot aux flageolets, l'accompagnement du dimanche, les haricots mijotés dans le jus.

Sept heures

Notre épaule d'agneau de sept heures, l'agneau confit à la cuillère : l'autre école, pour ceux qui craignent le rosé.

Le carré

Notre carré d'agneau, en croûte d'herbes, pour une table plus petite.

À la provençale

Des anchois glissés sous la peau avec l'ail, des tomates et des olives dans le plat : le gigot du Sud, où l'anchois disparaît et ne laisse que du sel et de la profondeur.

Questions fréquentes

Quel gigot ?

Un gigot d'agneau de lait ou d'agneau de l'année, de 2 kg environ avec l'os, chez un boucher, l'os du quasi retiré pour la découpe. Un gigot raccourci de sa souris est plus facile à cuire régulièrement ; entier, il est plus beau.

Combien de temps de cuisson ?

Quinze minutes à 240 °C puis douze minutes par livre à 180 °C, soit environ 50 minutes pour 2 kg. Mais le seul juge est le thermomètre : 55 °C à cœur loin de l'os, et l'on sort. Il monte à 60 °C au repos.

Rosé, vraiment ?

Oui : l'agneau est tendre et parfumé rosé, gris et sec à point. Pour les convives qui le veulent plus cuit, on sert les tranches de la face plate du gigot, plus près du plat, toujours un peu plus cuites.

Pourquoi ne pas piquer l'ail ?

Chaque incision est une porte par où le jus s'échappe, et l'ail en contact direct avec la chair cuit mal et devient âcre. Sous la peau, dans la graisse, il confit et parfume sans percer.

Peut-on le préparer à l'avance ?

Le gigot se garnit la veille et se garde au réfrigérateur, sorti deux heures avant de cuire. La cuisson et le repos se font le jour même, et le repos de vingt minutes est le moment de finir le jus et les légumes.

Quel vin servir avec ?

Un rouge structuré et jeune, un Saint-Émilion ou un Pécharmant à 17 °C : le gras de l'agneau fond le tanin, et c'est le rôti qui rend un grand rouge meilleur. Un rouge léger serait effacé.

L'agneau pascal est plus ancien que Pâques : c'est l'agneau du printemps, né en hiver, nourri de lait puis d'herbe, que toutes les traditions méditerranéennes sacrifiaient et rôtissaient au retour de la belle saison. En France, le gigot rôti à l'ail est le plat du dimanche de Pâques depuis des siècles, avec des flageolets ou des haricots, et il se rate pour une seule raison : la peur de l'agneau rosé, qui fait cuire le gigot jusqu'au gris. Un gigot d'agneau se mange rosé comme un rôti de bœuf, et c'est ainsi qu'il est tendre.

Le gigot : un gigot d'agneau de lait ou d'agneau de l'année, de 2 kg à 2,2 kg avec l'os, raccourci de sa souris par le boucher ou laissé entier pour la présentation, l'os du quasi retiré, ce qui facilite la découpe. Sorti du réfrigérateur deux heures avant : un gigot froid à cœur cuit gris au bord avant d'être rosé au centre. Séché. La garniture aromatique : 6 gousses d'ail pelées et coupées en lamelles, 4 branches de romarin, 6 de thym. La tradition pique l'ail dans la chair, et c'est une erreur : chaque incision est une porte par où le jus s'échappe, et l'ail au contact de la chair y cuit mal et laisse un goût âcre. On glisse plutôt les lamelles d'ail et les feuilles de romarin sous la peau, en soulevant la fine membrane qui couvre la graisse avec la pointe d'un couteau, entre la graisse et la chair, et l'on remet la peau en place : l'ail confit dans la graisse et parfume sans percer. Le gigot frotté de 2 cuillères d'huile d'olive, salé généreusement au gros sel, poivré, les branches de thym et le reste du romarin dessous dans le plat, avec une tête d'ail coupée en deux et 2 échalotes.

La cuisson : le four à 240 °C, le gigot dans un plat à rôtir sur ses herbes, quinze minutes, la surface grésille et colore. Puis le four baissé à 180 °C, et l'on compte 12 minutes par livre, soit environ 50 minutes pour un gigot de 2 kg, en l'arrosant deux fois de son jus. Le seul juge est le thermomètre, planté dans la partie la plus épaisse, loin de l'os : 55 °C pour un gigot rosé, 60 °C pour rosé-à-point, jamais plus. Sans thermomètre, on pique une aiguille au centre : le jus qui perle doit être rosé, pas rouge, pas clair. Pendant les vingt dernières minutes, 800 g de pommes de terre grenaille ou de haricots verts blanchis peuvent rejoindre le plat, dans le jus. Puis le gigot sur une planche, sous un torchon ou une feuille d'aluminium lâche, vingt minutes de repos, obligatoires : la température monte à 60 °C, la chair se détend, le jus se répartit ; tranché aussitôt, il saigne sur la planche et le reste est sec.

Le jus, pendant le repos : le plat dégraissé de l'excès, sur le feu, les échalotes et l'ail écrasés dedans, 15 cl de vin blanc ou d'eau, grattés les sucs, réduit deux minutes, 20 cl de bouillon ou d'eau, réduit encore, passé au chinois, une noix de beurre fouettée, le jus de la planche versé dedans : un jus court, brun, parfumé aux herbes, pas une sauce liée. La découpe : le gigot tenu par l'os avec un torchon, ou par le manche, tranché perpendiculairement à l'os, en tranches d'un centimètre, du côté bombé d'abord, le plus rosé, puis l'autre face, un peu plus cuite, pour ceux qui l'aiment ainsi ; les tranches rangées sur un plat chaud, le jus en saucière. Avec les grenailles, des flageolets au beurre ou des haricots verts, et de l'ail confit du plat. C'est le repas de Pâques, et il vaut mieux que tous les souvenirs de gigot gris.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles VignesBordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes 7,50 €

Voir tout le rayon vins rouges →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Gigot pascal aux herbes
Retour