Bol de curry de poisson thaï, morceaux de poisson blanc dans une sauce rouge au lait de coco, haricots verts, piment rouge, feuilles de combava et basilic thaï, bol de riz jasmin, verre de vin blanc

Plat principal

Curry de poisson thaï : la recette au lait de coco

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 20 min
  • Repos : 15 min de trempage des piments
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UN MORTIER ET UN PILON (L'OUTIL DU PLAT : la pâte pilée, pas mixée, quinze minutes qui font un autre curry)
  • un wok ou une sauteuse large (la crème de coco, la pâte frite, le poisson à plat)
  • une petite poêle (coriandre et cumin grillés à sec)
  • un couvercle (le poisson qui finit dans la chaleur)
  • du papier absorbant (le poisson salé et épongé)
  • un plat creux et un cuiseur à riz (le curry d'un côté, le riz de l'autre)

L'astuce du chef

Le gaeng. Pas un ragoût : une sauce de coco et d'épices où le poisson cuit en cinq minutes.

Pilée, pas mixée. Le pilon écrase les fibres et libère les huiles ; le mixeur hache et laisse le cru.

Les racines de coriandre. Elles ont plus de parfum que les feuilles : on les garde quand on achète le bouquet.

La boîte non secouée. La crème du dessus, épaisse, sert à frire la pâte ; le lait du dessous fait la sauce.

Casser la crème. Chauffée seule jusqu'à ce que l'huile se sépare : c'est là que la pâte va frire.

Frire la pâte. Trois minutes dans l'huile de coco : elle fonce, l'huile rougit, les épices s'ouvrent.

Le combava déchiré. Les feuilles déchirées libèrent leur zeste ; entières, elles ne donnent rien.

Équilibrer avant le poisson. Nuoc-mâm, sucre, citron vert : on goûte quand on peut encore corriger.

Salé et épongé. Dix minutes de sel : la chair se raffermit et ne se défait pas.

Posé, jamais remué. La sauteuse secouée : le poisson garde ses morceaux.

Cinq minutes, feu éteint. Le poisson finit dans la chaleur du curry : bouilli, il est en miettes.

Le basilic cru. Hors du feu, en grosse poignée : le parfum anisé qui signe le curry thaï.

Préparation pas à pas

  1. Pâte rouge pilée : piments, épices grillées, échalotes, ail, citronnelle, galanga, combava, coriandre, crevettes 20 min

    Ou 3 cuillères du commerce.

  2. Crème de coco chauffée seule 3 min jusqu'à l'huile 3 min

    Elle bouillonne et se sépare.

  3. Pâte frite dans la crème 3 min, l'huile rougit 3 min

    Le curry naît ici.

  4. Lait de coco, eau, combava, nuoc-mâm, sucre ; 5 min 5 min

    Frémissement.

  5. Haricots verts ou aubergines, 5 min ; goûté, équilibré, citron vert 5 min

    Avant le poisson.

  6. Poisson salé, épongé, posé dans le curry, couvert 5 à 6 min 6 min

    Jamais remué.

  7. Feu éteint, basilic thaï, piment frais, citron vert 1 min

    Hors du feu.

  8. Riz jasmin à côté

    À la cuillère et à la fourchette.

Le conseil du caviste

Un poisson poché dans un curry rouge au lait de coco, piquant, parfumé de combava et de basilic.

Villa Dria Jardin Secret Côtes de Gascogne à 7 °C, le blanc vif et léger à 11,5°, le vin qui ne brûle pas.

Château du Rooy Rosette à 8 °C, le blanc tendre à peine doux, pour le lait de coco et le curry plus piquant.

Moulin Caresse La Frangine Rosé à 8 °C, le rosé sec et frais, pour la version aux crevettes.

Le piment brûle avec l'alcool : la capsaïcine, qui fait le piquant, est soluble dans l'alcool et l'alcool en amplifie la brûlure, si bien qu'un vin puissant, à 14 degrés, rend un curry deux fois plus fort qu'il n'est ; au curry piquant on sert donc le vin le moins alcoolisé de la cave, léger, froid, et s'il le faut un peu doux. Le jardin secret, à 11,5 degrés, vif et fruité, servi à 7 °C, est le verre qui rafraîchit sans attiser ; la Rosette, tendre, apporte la rondeur du coco et les quelques grammes de sucre qui calment le piment, pour ceux qui ont eu la main lourde sur la pâte ; le rosé sec, léger lui aussi, va sur la version aux crevettes. Un blanc gras et alcoolisé, un rouge, même léger, sont les vins qui font boire de l'eau. La règle des plats piquants, currys, sambals, piments d'Espelette : on regarde le degré sur l'étiquette avant le cépage.

À éviter : un blanc puissant et boisé à 14 degrés, qui double la brûlure, et un rouge tannique, âpre sur le coco et le piment.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Villa Dria Jardin Secret Côtes de GascogneVilla Dria Jardin Secret Côtes de Gascogne 8,50 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le poisson est en miettes

Remué, bouilli, ou poisson fragile. Poisson ferme salé 10 minutes, posé dans le curry frémissant, sauteuse secouée, 5 minutes couvert, feu éteint.

Le curry a le goût de cru

Pâte pas frite. La crème de coco cassée jusqu'à l'huile, la pâte frite 3 minutes dedans jusqu'à foncer.

Le lait de coco a tranché en grains

Normal pour la crème du début, c'est voulu ; pour la sauce, bouilli trop fort. Frémissement doux après l'ajout du lait.

C'est trop piquant

Trop de pâte, ou pâte du commerce forte. Deux cuillères au lieu de trois, une cuillère de sucre en plus, un peu de lait de coco ; le riz nature à côté.

C'est plat

Pas équilibré. Le nuoc-mâm pour le sel, le sucre de palme, le citron vert, goûtés avant le poisson ; le combava déchiré, le basilic cru.

La sauce est trop liquide

Trop d'eau. 15 cl seulement ; 3 minutes de plus découvert avant le poisson.

Conservation & préparation anticipée

Le curry de poisson se mange à la minute ; les restes se gardent 24 heures au réfrigérateur et se réchauffent à feu très doux sans bouillir, le poisson devenant plus ferme.

La sauce seule, sans le poisson, se garde 3 jours au réfrigérateur et se congèle 2 mois : on la fait à l'avance et l'on y poche le poisson au moment.

La pâte de curry maison se garde 2 semaines au réfrigérateur sous un film d'huile et se congèle 6 mois en portions.

Le poisson s'achète le jour même ; surgelé, décongelé une nuit au réfrigérateur et bien épongé.

Les feuilles de combava se gardent 1 an au congélateur ; le basilic thaï, 3 jours dans un verre d'eau.

Variantes

Le curry rouge thaï

Notre curry rouge thaï, la même sauce avec du poulet ou du bœuf, plus longue.

Le curry vert

Notre curry vert thaï, avec une pâte de piments frais, plus herbacé, qui va aussi au poisson.

Le tom yum

Notre tom yum, la soupe aigre-piquante aux crevettes, avec les mêmes aromates.

Le curry panang

Notre curry panang, plus épais, aux cacahuètes, pour ceux qui aiment moins liquide.

Questions fréquentes

Quel poisson ?

Un poisson blanc à chair ferme qui tient en morceaux : cabillaud épais, lotte, lieu jaune, dorade, bar, ou un poisson entier en tranches. Le saumon convient, plus gras. Éviter les poissons fins et fragiles, merlan ou sole, qui se défont.

Pâte maison ou du commerce ?

Une bonne pâte du commerce en pot, des marques thaïes, fait un curry honnête en 20 minutes. La pâte maison au pilon, avec les racines de coriandre, le galanga et le combava frais, fait un autre plat, plus parfumé et moins salé. Elle se congèle : on en fait pour cinq currys.

Pourquoi ne pas secouer la boîte de lait de coco ?

Pour prélever la crème épaisse du dessus, qu'on chauffe seule jusqu'à ce que son huile se sépare et dans laquelle on frit la pâte : c'est l'étape qui cuit les épices et fait le curry. Le lait du dessous fait ensuite la sauce.

Combava introuvable ?

Les feuilles de combava se trouvent surgelées en épicerie asiatique et se gardent un an. À défaut, le zeste d'un citron vert dans la pâte et une feuille de citronnier ou rien : le parfum manque, le curry reste bon.

Peut-on le préparer à l'avance ?

La sauce, jusqu'aux légumes, la veille ou 3 jours avant ; réchauffée à frémissement, le poisson y est poché au moment, 5 minutes, et le basilic ajouté hors du feu. Le curry monté ne se réchauffe pas bien, le poisson durcissant.

Quel vin servir avec ?

Le vin le moins alcoolisé : un blanc vif et léger à 11,5 degrés, très froid, parce que le piment brûle avec l'alcool et qu'un vin puissant double la brûlure. Un blanc tendre à peine doux pour le coco et le curry plus fort, un rosé sec léger pour la version aux crevettes. Jamais un blanc boisé ni un rouge.

Le gaeng thaï n'est pas un ragoût : c'est une sauce de coco et de pâte d'épices dans laquelle on cuit vite une viande ou un poisson, et le curry de poisson en est le plus fin, celui des côtes du Sud, où l'on met ce que le bateau rapporte, et celui des villages où l'on met du poisson-chat. La pâte rouge du commerce, en petit pot dans les épiceries asiatiques, est acceptable ; la pâte maison, au pilon, est un autre plat.

La pâte de curry rouge, maison, 20 minutes, ou 3 cuillères d'une bonne pâte du commerce : 8 piments rouges séchés longs, épépinés, trempés 15 minutes, égouttés ; une cuillère à café de graines de coriandre et une demi de cumin grillées à sec et moulues ; 4 échalotes, 4 gousses d'ail, 2 tiges de citronnelle hachées fin, 2 cm de galanga, le zeste d'un combava ou d'un citron vert, 3 racines ou tiges de coriandre, une cuillère à café de pâte de crevettes, une demi de poivre blanc, une de sel ; pilés au mortier en une pâte lisse, 15 minutes, ou mixés avec une cuillère d'eau. Elle se garde 2 semaines au frais et se congèle.

Le curry : une boîte de 40 cl de lait de coco non secouée, la crème épaisse du dessus prélevée, 10 cl, chauffée seule dans un wok ou une sauteuse à feu moyen, 3 minutes, jusqu'à ce qu'elle bouillonne et que son huile se sépare ; la pâte de curry, 3 cuillères, frite dedans 3 minutes en remuant, jusqu'à ce qu'elle fonce, sente, et que l'huile rougisse : c'est l'étape qui fait le curry. Le reste du lait de coco versé, 15 cl d'eau ou de fumet, 4 feuilles de combava déchirées, 2 cuillères de nuoc-mâm, une cuillère de sucre de palme ou roux ; 5 minutes de frémissement ; 150 g de haricots verts en tronçons ou 4 aubergines thaïes en quartiers, ou des pousses de bambou, 5 minutes. Goûté et équilibré avant le poisson : salé par le nuoc-mâm, doux par le sucre, une pointe d'acide avec un trait de citron vert ; aucun ne doit dominer.

Le poisson : 600 g de poisson blanc ferme, cabillaud épais, lotte, lieu jaune, dorade ou bar, sans peau, en morceaux de 4 cm, salés 10 minutes avant et épongés ; posés dans le curry frémissant doucement, la sauteuse secouée pour les couvrir, jamais remués à la cuillère ; 5 à 6 minutes, couvert, jusqu'à ce que la chair soit opaque et nacrée, se détachant en feuillets à la pointe du couteau ; le feu éteint aussitôt, le poisson finissant dans la chaleur. Des crevettes ajoutées 3 minutes avant la fin, pour une version mêlée.

Le service : hors du feu, une grosse poignée de basilic thaï et un piment rouge frais en lanières ; un trait de citron vert ; versé dans un plat creux, avec du riz jasmin nature à côté, jamais dessous, à la thaïe ; on met du riz dans son assiette, du curry sur le riz, et l'on mange à la cuillère et à la fourchette. Les variantes : au curry vert, avec une pâte verte de piments frais, plus herbacé ; au panang, plus épais, avec des cacahuètes ; le gaeng som, le curry de poisson aigre du Sud, sans coco, au tamarin et au curcuma ; et le hor mok, le même curry lié d'un œuf et cuit à la vapeur dans une feuille de bananier.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Villa Dria Jardin Secret Côtes de GascogneVilla Dria Jardin Secret Côtes de Gascogne 8,50 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €

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