Curry rouge thaï au poulet, poivron, aubergines thaï et basilic, filet de crème de coco, riz jasmin

Plat principal

Curry rouge thaï : la recette au lait de coco

Le grand classique du répertoire thaï : une pâte de curry rouge réveillée dans le lait de coco, du poulet fondant, des pousses de bambou et une pluie de basilic thaï. Parfumé, relevé, équilibré entre le piquant, le sucré et le salé — et prêt en une demi-heure.

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 20 min
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l’année

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • faitout (ou wok)
  • couteau
  • planche à découper
  • spatule
  • casserole (pour le riz)

L'astuce du chef

Un curry rouge se joue en trois temps. 1° Faire craquer la pâte : on la fait revenir dans la crème de coco épaisse (le dessus de la boîte, non secouée) jusqu’à ce que l’huile se sépare et que les arômes explosent. 2° L’équilibre thaï : sauce de poisson pour le salé, sucre de palme pour le sucré, en goûtant jusqu’à trouver le point juste entre salé, sucré et piquant. 3° La finition hors du feu : feuilles de combava déchirées et basilic thaï ajoutés au dernier moment pour garder leur parfum vif. Le poulet doit être cuit à cœur.

Préparation pas à pas

  1. Cuire le riz 12 min

    Rincez le riz jasmin et faites-le cuire à couvert. Réservez au chaud.

  2. Faire craquer la pâte 4 min

    Dans un faitout, faites chauffer la crème épaisse prélevée en haut de la boîte de coco, ajoutez la pâte de curry et remuez jusqu’à ce que l’huile se sépare et embaume.

  3. Saisir le poulet 3 min

    Ajoutez le poulet et enrobez-le de pâte, en le faisant colorer légèrement.

  4. Mijoter 10 min

    Versez le reste du lait de coco et le bouillon, ajoutez les feuilles de combava, le poivron et les pousses de bambou. Laissez mijoter jusqu’à ce que le poulet soit cuit à cœur.

  5. Assaisonner 2 min

    Assaisonnez avec la sauce de poisson et le sucre de palme, goûtez et ajustez l’équilibre salé-sucré-piquant.

  6. Finir et servir 1 min

    Hors du feu, ajoutez le basilic thaï et un filet de citron vert. Servez aussitôt sur le riz jasmin.

Le conseil du caviste

Curry piquant et crémeux au lait de coco, il s’accorde à un blanc tendre et aromatique dont la douceur enrobe le piment : un moelleux de Montravel servi frais (8-9 °C) est idéal. La bière blonde et le thé glacé peu sucré font d’excellentes options sans vin. Évitez les blancs secs et acides, qui accentuent la sensation de piquant, et les rouges tanniques, mal à l’aise avec la coco.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Le curry manque de profondeur

La pâte n’a pas assez « craqué » : faites-la vraiment revenir dans la crème de coco jusqu’à séparation de l’huile avant d’ajouter le liquide.

C’est trop piquant

Ajoutez du lait de coco et un peu de sucre de palme : la coco arrondit et le sucre équilibre le piment. Servez plus de riz.

La sauce est trop liquide

Laissez réduire à découvert quelques minutes ; évitez de trop diluer avec le bouillon dès le départ.

C’est fade

Il manque sûrement de la sauce de poisson : ajoutez-en peu à peu, c’est elle qui apporte le salé et le fond umami du plat.

Conservation & préparation anticipée

Le curry se garde 3 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique ; il est même meilleur le lendemain, les arômes s’étant fondus. Réchauffez-le doucement jusqu’à frémissement, sans faire bouillir violemment le lait de coco. Ajoutez le basilic frais au moment de servir.

Variantes

Au canard rôti

Remplacez le poulet par du magret de canard rôti et ajoutez quelques litchis ou tomates cerises : le fameux curry rouge de canard des restaurants.

Aux crevettes

Pochez des crevettes en fin de cuisson, juste jusqu’à ce qu’elles rosissent, pour une version marine plus rapide.

Végétarienne

Tofu ferme doré, potiron, aubergine thaïe et haricots longs à la place du poulet, avec une sauce soja claire au lieu de la sauce de poisson.

Questions fréquentes

Quelle différence entre curry rouge et curry vert ?

La couleur vient des piments : rouges séchés pour le curry rouge, verts frais pour le vert. Le rouge est souvent un peu plus doux et rond, le vert plus végétal et vif. Les deux se montent au lait de coco.

Peut-on faire la pâte de curry maison ?

Oui, au mortier avec piments séchés, galanga, citronnelle, ail, échalote, coriandre et pâte de crevette. C’est long mais incomparable ; une bonne pâte du commerce dépanne très bien.

Faut-il secouer la boîte de lait de coco ?

Non, au contraire : laissez-la reposer pour que la crème épaisse remonte. C’est cette crème qu’on fait revenir avec la pâte pour la faire craquer.

Par quoi remplacer les feuilles de combava ?

Un peu de zeste de citron vert approche le parfum sans l’égaler. Les feuilles de combava, fraîches ou surgelées, restent la vraie signature aromatique du plat.

Le lait de coco contient-il du lait ?

Non : il est fait de pulpe de noix de coco et d’eau, sans lactose. Il constitue en revanche un fruit à coque, à signaler aux personnes allergiques.

Le curry rouge (gaeng phet) est le plus emblématique des currys thaï : une pâte de piments rouges séchés, de galanga, de citronnelle et de crevette fermentée, fondue dans le lait de coco. On y pochera poulet, canard, poisson ou légumes. La recette est ci-dessus ; voici les gestes qui changent tout et l’accord du caviste.

Faire « craquer » la pâte dans la crème de coco

Le secret d’un curry thaï profond, c’est de faire revenir la pâte de curry dans la partie épaisse du lait de coco — la crème qui remonte en haut de la boîte — jusqu’à ce que l’huile de coco se sépare et que la pâte « craque » et embaume. On ajoute seulement ensuite le reste du lait de coco et le bouillon. On assaisonne à la thaï avec de la sauce de poisson (nam pla) et un peu de sucre de palme, en cherchant l’équilibre entre salé, sucré et piquant.

Les parfums qui signent le plat

Trois éléments font la différence : les feuilles de combava (kaffir lime) déchirées, le basilic thaï ajouté hors du feu, et une touche finale de lait de coco pour la rondeur. Les pousses de bambou apportent le croquant. On sert avec un riz jasmin parfumé, qui absorbe la sauce.

Quel vin avec le curry rouge thaï ?

Face au piment et au lait de coco, un vin blanc tendre et aromatique fonctionne bien mieux qu’un sec nerveux : sa douceur enrobe le piquant. Un moelleux de Montravel servi frais (8-9 °C) fait merveille. Sans vin, une bière blonde désaltérante ou un thé glacé peu sucré rafraîchissent parfaitement.

Le tour de la Thaïlande

Comparez-le à son cousin le curry vert, plus végétal, ou aux versions plus douces que sont le massaman et le panang. Pour un repas complet, servez-le avec un pad thaï ou un riz frit. Conseils en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse.

Allergènes

La pâte de curry et la sauce de poisson contiennent du poisson et des crustacés (crevette fermentée) ; certaines pâtes contiennent du soja. Le poulet doit être cuit à cœur (chair opaque, jus clair). Le lait de coco ne contient pas de lait de vache mais provient de la noix de coco (fruit à coque). Une fois ouvert, gardez-le au frais et utilisez-le rapidement.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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