Curry massaman thaï : bœuf fondant, pommes de terre et cacahuètes dans une sauce au lait de coco brune et épicée, bâton de cannelle, riz jasmin

Plat principal

Curry massaman : le curry doux thaï au bœuf

Le plus doux et le plus parfumé des currys thaï : un bœuf longuement mijoté dans le lait de coco avec des pommes de terre, des cacahuètes et un bouquet d’épices chaudes — cannelle, cardamome, clou de girofle, badiane. Une douceur épicée héritée des routes commerçantes, tout en rondeur.

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 1 h 30
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Intermédiaire
  • Automne

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • cocotte
  • couteau
  • planche à découper
  • spatule
  • casserole (pour le riz)

L'astuce du chef

Le massaman se distingue par sa douceur. 1° Les épices chaudes : cannelle, cardamome, clou de girofle et badiane, portées par une pâte de curry massaman, priment sur le piment. 2° La longue cuisson : un bœuf à braiser (paleron, joue) mijoté 1 h 30 dans le lait de coco jusqu’au fondant, les pommes de terre ajoutées à mi-cuisson. 3° L’équilibre sucré-acide : tamarin pour l’acidité, sucre de palme pour la rondeur, sauce de poisson pour le salé, cacahuètes pour le croquant. On fait craquer la pâte dans la crème de coco au départ.

Préparation pas à pas

  1. Faire craquer la pâte 5 min

    Dans une cocotte, faites chauffer la crème épaisse du lait de coco et faites-y revenir la pâte de curry massaman jusqu’à ce que l’huile se sépare et embaume.

  2. Saisir le bœuf 6 min

    Ajoutez les cubes de bœuf et enrobez-les de pâte, en les faisant colorer sur toutes les faces.

  3. Lancer le mijotage 5 min

    Versez le reste du lait de coco et le bouillon, ajoutez cannelle, cardamome, clou de girofle, tamarin, sucre de palme et sauce de poisson.

  4. Mijoter le bœuf 60 min

    Couvrez et laissez mijoter doucement environ 1 heure, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que le bœuf commence à s’attendrir.

  5. Ajouter pommes de terre et cacahuètes 25 min

    Incorporez les pommes de terre, l’oignon et les cacahuètes. Poursuivez la cuisson à découvert jusqu’à ce que le bœuf soit fondant et les pommes de terre tendres.

  6. Rectifier et servir 3 min

    Goûtez et ajustez l’équilibre sucré-acide-salé. Retirez les grosses épices et servez sur le riz jasmin.

Le conseil du caviste

Curry doux aux épices chaudes et aux cacahuètes, le massaman n’aime pas les vins vifs. Un blanc moelleux aux notes de fruits confits, servi frais, épouse la cannelle et la coco ; une bière ambrée maltée souligne les épices. Le thé glacé peu sucré convient sans alcool. Sa douceur permet même un accord sucré étonnant, à condition de rester sur un vin frais et rond, jamais boisé ni tannique.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Le bœuf est encore ferme

Il lui faut plus de temps : prolongez la cuisson à feu doux, la viande à braiser devient fondante seulement après une longue cuisson.

La sauce a trop réduit

Ajoutez un peu de bouillon ou d’eau chaude et réchauffez doucement : la sauce doit napper, pas coller.

C’est trop sucré

Relevez avec un peu de tamarin ou de jus de citron vert et une pointe de sauce de poisson pour rééquilibrer vers le salé-acide.

Les pommes de terre se défont

Elles ont cuit trop longtemps : ajoutez-les à mi-parcours seulement et choisissez une variété à chair ferme.

Conservation & préparation anticipée

Le massaman se garde 3 à 4 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique et gagne à reposer : les épices se fondent. Réchauffez-le doucement jusqu’à frémissement. Il se congèle bien (sans les pommes de terre, qui s’altèrent au froid), jusqu’à 2 mois. Vérifiez qu’il est brûlant à cœur au réchauffage.

Variantes

Au poulet

Remplacez le bœuf par des hauts de cuisse de poulet : la cuisson est plus courte (30-40 minutes), le résultat tout aussi fondant.

À l’agneau

L’épaule d’agneau, riche et parfumée, s’accorde superbement aux épices douces du massaman.

Végétarienne

Potiron, patate douce, tofu ferme et pois chiches à la place de la viande, avec de la sauce soja au lieu de la sauce de poisson.

Questions fréquentes

Pourquoi le massaman est-il si peu piquant ?

Sa pâte contient moins de piment et davantage d’épices chaudes (cannelle, cardamome, girofle, badiane) héritées des influences persane et indienne. C’est un curry de douceur, pas de feu.

Quel morceau de bœuf choisir ?

Un morceau à braiser riche en collagène : paleron, macreuse, joue ou gîte. Il devient fondant à la longue cuisson, là où un morceau maigre resterait sec.

Peut-on le préparer à l’avance ?

Absolument, c’est même conseillé : préparé la veille, le massaman est meilleur le lendemain, le temps que les épices se fondent dans la sauce.

Par quoi remplacer le tamarin ?

Un peu de jus de citron vert avec une pointe de sucre approche l’acidité fruitée du tamarin, sans en retrouver tout à fait la profondeur.

Quelle différence avec le curry rouge ?

Le curry rouge est vif et piquant, monté sur des piments rouges. Le massaman est doux, épicé de cannelle et de cardamome, enrichi de cacahuètes et de pommes de terre, et mijoté bien plus longtemps.

Le massaman (gaeng massaman) est le curry thaï le plus doux, né des échanges avec les marchands musulmans persans et indiens. On y reconnaît des épices chaudes — cannelle, cardamome, clou de girofle, badiane — rares dans les autres currys, et des cacahuètes et pommes de terre qui le rendent fondant. La recette est ci-dessus ; voici ce qui fait son caractère et l’accord du caviste.

Un curry doux, pas piquant

Contrairement au curry rouge ou vert, le massaman mise sur les épices douces plutôt que sur le piment. On fait revenir la pâte de curry massaman dans la crème de coco pour la faire craquer, puis on mijote longuement le bœuf jusqu’à ce qu’il soit fondant. Le tamarin apporte une pointe acidulée, le sucre de palme la rondeur, la sauce de poisson le fond salé : l’équilibre est ici plus sucré-doux que relevé.

Bœuf, pommes de terre et cacahuètes

Choisissez un morceau de bœuf à braiser (paleron, macreuse, joue) qui supporte la longue cuisson et devient moelleux. Les pommes de terre, ajoutées à mi-parcours, s’imprègnent de sauce, et les cacahuètes apportent le croquant et le liant. Ce curry demande du temps mais peu de surveillance : il n’en est que meilleur réchauffé.

Quel vin avec le curry massaman ?

Sa douceur épicée s’entend à merveille avec un vin blanc moelleux aux notes de fruits confits, servi frais (8-9 °C) : un moelleux de Montravel épouse la cannelle et les cacahuètes. Une bière ambrée légèrement maltée souligne aussi joliment les épices, tandis qu’un thé glacé peu sucré rafraîchit sans alcool.

Autour de la table thaïe

Comparez sa douceur au piquant du curry rouge ou du curry vert, et découvrez sa version plus épaisse, le panang. Servez-le avec un riz jasmin et, en entrée, une salade larb. Nos cavistes vous conseillent à Creysse et à Sainte-Foy-la-Grande.

Allergènes

Contient des arachides (cacahuètes) et des fruits à coque (noix de coco) ; la pâte de curry et la sauce de poisson contiennent du poisson et des crustacés, certaines pâtes du soja. Faites mijoter le bœuf jusqu’à ce qu’il soit bien cuit et fondant. Réchauffez doucement le lait de coco, sans ébullition violente, et gardez le curry au frais entre deux services.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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