Le massaman (gaeng massaman) est le curry thaï le plus doux, né des échanges avec les marchands musulmans persans et indiens. On y reconnaît des épices chaudes — cannelle, cardamome, clou de girofle, badiane — rares dans les autres currys, et des cacahuètes et pommes de terre qui le rendent fondant. La recette est ci-dessus ; voici ce qui fait son caractère et l’accord du caviste.
Un curry doux, pas piquant
Contrairement au curry rouge ou vert, le massaman mise sur les épices douces plutôt que sur le piment. On fait revenir la pâte de curry massaman dans la crème de coco pour la faire craquer, puis on mijote longuement le bœuf jusqu’à ce qu’il soit fondant. Le tamarin apporte une pointe acidulée, le sucre de palme la rondeur, la sauce de poisson le fond salé : l’équilibre est ici plus sucré-doux que relevé.
Bœuf, pommes de terre et cacahuètes
Choisissez un morceau de bœuf à braiser (paleron, macreuse, joue) qui supporte la longue cuisson et devient moelleux. Les pommes de terre, ajoutées à mi-parcours, s’imprègnent de sauce, et les cacahuètes apportent le croquant et le liant. Ce curry demande du temps mais peu de surveillance : il n’en est que meilleur réchauffé.
Quel vin avec le curry massaman ?
Sa douceur épicée s’entend à merveille avec un vin blanc moelleux aux notes de fruits confits, servi frais (8-9 °C) : un moelleux de Montravel épouse la cannelle et les cacahuètes. Une bière ambrée légèrement maltée souligne aussi joliment les épices, tandis qu’un thé glacé peu sucré rafraîchit sans alcool.
Autour de la table thaïe
Comparez sa douceur au piquant du curry rouge ou du curry vert, et découvrez sa version plus épaisse, le panang. Servez-le avec un riz jasmin et, en entrée, une salade larb. Nos cavistes vous conseillent à Creysse et à Sainte-Foy-la-Grande.
Allergènes
Contient des arachides (cacahuètes) et des fruits à coque (noix de coco) ; la pâte de curry et la sauce de poisson contiennent du poisson et des crustacés, certaines pâtes du soja. Faites mijoter le bœuf jusqu’à ce qu’il soit bien cuit et fondant. Réchauffez doucement le lait de coco, sans ébullition violente, et gardez le curry au frais entre deux services.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.





