Dos de cabillaud poêlé au beurre, peau dorée, pommes de terre vapeur, verre de vin blanc

Plat principal

Dos de cabillaud poêlé au beurre : recette facile

  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 8 min
  • Repos : 20 min de salage
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE POÊLE EN INOX OU EN FONTE (L'OUTIL DU PLAT : elle garde la chaleur quand le poisson froid arrive, et la peau dore au lieu de coller)
  • une spatule fine (appuyer 10 s au départ, décoller à la fin)
  • une cuillère à soupe (l'arrosage au beurre)
  • un thermomètre sonde (52 °C, ou la lame tiède sur la lèvre)
  • du papier absorbant (tamponner après le salage)
  • des assiettes chaudes (le beurre y reste fluide)

L'astuce du chef

Un poisson fragile : collagène qui fond dès 50 °C. Trop cuit, cotonneux ; manipulé trop tôt, brisé.

Le dos, partie épaisse du filet, pardonne davantage que la queue. C'est lui que l'on poêle.

Le salage de vingt minutes, 2 g par pavé. Le sel tire l'eau de surface et resserre les protéines.

Un pavé salé se tient dans la poêle et rend moins d'eau. Il se retourne sans casser.

Tamponner avant de cuire. Un poisson humide bout au lieu de dorer.

La peau en dessous, appuyée dix secondes. Sinon elle se rétracte en dôme.

Quatre minutes sans toucher, jusqu'aux deux tiers blanchis. Le poisson cuit par la peau, protégé par elle.

On ne retourne jamais : le beurre finit le dessus. Feu baissé, ail en chemise, thym.

La poêle inclinée, l'arrosage à la cuillère. Une cuisson douce par le dessus, et le parfum.

52 °C à cœur, puis une minute de repos. La chaleur monte à 55 °C, les feuillets s'ouvrent.

Le beurre citronné versé autour, jamais sur la peau. Elle reste croustillante.

Douze minutes de cuisine. Un poisson de restaurant.

Préparation pas à pas

  1. Saler les dos au sel fin sur les deux faces, 20 min à température ambiante 20 min

    La chair se raffermit.

  2. Tamponner soigneusement ; huile chauffée jusqu'au frémissement 2 min

    Un poisson humide bout au lieu de dorer.

  3. Peau en dessous, appuyer 10 s à la spatule 1 min

    La peau reste à plat.

  4. Sans toucher, feu moyen-vif, 4 min : chair blanchie aux deux tiers 4 min

    Le poisson cuit par la peau, protégé par elle.

  5. Feu baissé, beurre en dés, ail en chemise, thym 30 s

    Il mousse.

  6. Poêle inclinée, arroser à la cuillère 1 min 30, jusqu'à 52 °C 2 min

    Jamais retourné.

  7. Sortir sur assiette chaude, 1 min de repos 1 min

    55 °C, les feuillets s'ouvrent.

  8. Citron dans le beurre de la poêle, fleur de sel, beurre versé autour 1 min

    Pas sur la peau, qui resterait croustillante.

Le conseil du caviste

Un poisson blanc à la chair nacrée, une peau croustillante et un beurre noisette au thym et à l'ail.

Le Domaine de Mayat Chardonnay à 11 °C, rond, sur le beurre.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 11 °C, plus gras, plus long.

Le Château La Verrière Bordeaux Blanc Sec à 9 °C, si l'on sert le pavé avec beaucoup de citron.

La cuisson donne la couleur du vin : un poisson poché boit vif, un poisson poêlé boit rond. Le même cabillaud, poché au court-bouillon, voudrait un blanc droit et léger, parce que sa chair est nue et que rien ne l'enrobe. Poêlé, il arrive avec une peau grillée et un beurre mousseux, deux saveurs cuites, grasses et chaudes, et le blanc vif paraît maigre à côté : il faut un blanc qui a du corps, du fruit mûr, un peu de gras, pour répondre au beurre et à la croûte. On ne choisit donc pas le vin sur le poisson mais sur ce que la poêle lui a fait. C'est la règle de tous les poissons blancs : vapeur ou pochés, blanc vif ; poêlés ou rôtis, blanc rond.

À éviter : un blanc trop acide, maigre sur le beurre, et un rouge, qui rend la chair métallique.
Le guide du cavisteQuel vin avec de la lotte ? Armoricaine, au lard ou à la crème

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le pavé s'est émietté dans la poêle

Pas de salage, ou retourné trop tôt. Vingt minutes de sel, et l'on ne retourne pas : le beurre finit le dessus.

La peau a collé

Poêle pas assez chaude ou poisson humide. Huile frémissante, pavé tamponné, et l'on attend : elle se décolle seule quand elle est dorée.

La peau s'est rétractée en dôme

Pas appuyée au départ. Dix secondes de spatule quand le pavé touche la poêle.

Le poisson est sec

Trop cuit. On sort à 52 °C : le repos monte à 55 °C, et les feuillets s'ouvrent sans sécher.

Le beurre a noirci

Feu trop fort après l'ajout. On baisse avant d'ajouter le beurre, et il doit mousser, pas fumer.

La chair est fade

Pas de salage à l'avance. Deux grammes par pavé, vingt minutes avant, et fleur de sel à la fin.

Conservation & préparation anticipée

Le cabillaud poêlé se mange aussitôt : réchauffé, il sèche et la peau ramollit.

Les restes se gardent 24 h au réfrigérateur, effeuillés, pour une salade ou une brandade rapide.

Le poisson cru salé peut attendre jusqu'à 1 h au frais avant la cuisson, tamponné au moment.

On ne recongèle jamais un pavé décongelé ; un pavé surgelé se décongèle une nuit au réfrigérateur, sur une grille, jamais dans l'eau.

Le beurre de cuisson ne se garde pas : il se refait en une minute.

Variantes

Au beurre blanc

Notre dos de cabillaud au beurre blanc, la même cuisson et la sauce montée.

Version basse température

Le four à 90 °C, comme notre lieu jaune basse température, pour une chair encore plus fondante.

Au beurre noisette et câpres

On laisse le beurre aller jusqu'à la noisette, on ajoute une cuillère de câpres et du persil : la façon meunière.

Sans peau

Côté présentation dans l'huile, deux minutes seulement, puis le beurre arrosé : le poisson se tient un peu moins, on le sale vingt minutes de plus.

Questions fréquentes

Pourquoi saler vingt minutes avant ?

Le sel tire l'eau de surface et resserre les protéines : la chair se raffermit, le pavé se tient dans la poêle et rend moins d'eau. Sans ce salage, le cabillaud s'émiette.

Faut-il retourner le poisson ?

Non. Il cuit par la peau, protégée, aux deux tiers, et le beurre arrosé finit le dessus. Retourner, c'est risquer de le casser et de sécher la chair.

À quelle température le sortir ?

52 °C à cœur, puis une minute de repos qui monte à 55 °C. Au-delà, il sèche. Sans thermomètre, une lame plantée au centre doit ressortir tiède sur la lèvre.

Peut-on utiliser du cabillaud surgelé ?

Oui, décongelé une nuit au réfrigérateur sur une grille, jamais dans l'eau, puis salé et tamponné comme le frais. Il rend un peu plus d'eau : on le tamponne deux fois.

Quelle poêle ?

Inox ou fonte, qui gardent la chaleur quand le poisson froid arrive. Une poêle antiadhésive fonctionne mais la peau dore moins.

Quel vin servir avec ?

Un blanc rond à 11 °C, sur le beurre et la peau grillée : poché, ce cabillaud boirait vif ; poêlé, il boit rond.

Le cabillaud est un poisson fragile : une chair maigre, des feuillets larges tenus par un collagène qui fond dès 50 °C. Trop cuit, il devient sec et cotonneux ; manipulé trop tôt, il se brise. Le dos, la partie épaisse du filet, pardonne davantage que la queue, et c'est lui que l'on poêle. La méthode d'un restaurant tient en trois gestes que personne ne fait à la maison : saler à l'avance, ne pas retourner, arroser.

Le salage : quatre dos de 160 g, essuyés, posés sur une assiette, salés au sel fin sur les deux faces, 2 g par pavé, et laissés vingt minutes à température ambiante. Le sel tire l'eau de surface, dissout les protéines superficielles qui se resserrent, et la chair se raffermit : le pavé se tient dans la poêle, se retourne sans casser, et rend moins d'eau à la cuisson. On le tamponne soigneusement avant de cuire : un poisson humide ne dore pas, il bout.

La cuisson côté peau : une poêle en inox ou en fonte, 2 cuillères à soupe d'huile neutre, chauffée jusqu'à ce qu'elle frémisse. Les pavés peau en dessous, posés en les éloignant de soi, et l'on appuie dix secondes avec une spatule pour que la peau ne se rétracte pas en dôme. Puis on ne touche plus : à feu moyen-vif, quatre minutes, jusqu'à ce que la peau soit dorée et croustillante et que la chair, vue de côté, ait blanchi aux deux tiers de sa hauteur. Le poisson cuit par la peau, protégé par elle ; c'est la raison de ne pas retourner. Sans peau, on fait la même chose côté présentation, mais deux minutes seulement.

Le beurre arrosé : on baisse le feu, on ajoute 40 g de beurre en dés, une gousse d'ail écrasée en chemise et une branche de thym. Le beurre mousse ; on incline la poêle vers soi, et, à la cuillère, on arrose le dessus des pavés sans arrêt, une minute et demie. Le beurre chaud finit la cuisson par le dessus, à basse température, et parfume. Quand une lame plantée au centre ressort tiède sur la lèvre, ou que le thermomètre marque 52 °C, on sort les pavés sur une assiette chaude, peau dessus, et on les laisse une minute : la chaleur monte à 55 °C, les feuillets s'ouvrent. Un jus de citron dans le beurre de la poêle, fleur de sel, et la cuillère de beurre versée autour, jamais sur la peau, qui resterait croustillante. Des pommes de terre vapeur, des épinards tombés, ou un riz blanc.

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