Manakish libanais au zaatar, pâte plate dorée couverte d'une pâte d'herbes vert olive brillante, bords gonflés et cloqués

Entrée

Manakish : le zaatar entre dans l'huile avant le four, jamais après

Le zaatar est un mélange d'herbes séchées, de sumac et de sésame : posé sec sur une pâte, il brûle en trois minutes à 250 °C. Mélangé d'abord à l'huile d'olive, il est protégé et ne dépasse jamais la température du corps gras qui l'entoure.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 10 min
  • Repos : 1 h 30 de pousse de la pâte, en deux fois
  • Économique
  • 8 manakish
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

8 manakish

Ustensiles

  • un four à 250 °C et une pierre ou une plaque (préchauffée 30 minutes : la galette doit saisir par le dessous)
  • un petit bol et une cuillère (le zaatar et l'huile s'y mélangent en pâte, un quart d'heure avant)
  • le bout des doigts (on étale la garniture et on creuse des empreintes, jamais au pinceau)
  • un torchon (les pâtons poussent couverts, sinon ils croûtent)
  • une pelle ou une plaque froide (pour enfourner vite sans déformer la galette)

L'astuce du chef

Une herbe séchée n'a plus d'eau. Elle n'a donc rien pour tamponner la chaleur : sa surface atteint la température du four en quelques dizaines de secondes.

À 250 °C, elle brûle avant que la pâte cuise. Ses composés aromatiques sont volatils et partent en fumée, en laissant l'amertume du brûlé.

Le sésame grille encore plus vite. Il est riche en huile, donc très conducteur, et il noircit avant le reste du mélange.

L'huile protège en restant mobile. Elle enrobe chaque particule, conduit la chaleur au lieu de la laisser s'accumuler, et la température de la pâte ne monte que lentement.

Les arômes du zaatar sont liposolubles. Dans l'huile, ils se dissolvent et restent dans la garniture au lieu de s'évaporer.

Il faut deux volumes de zaatar pour un d'huile. On veut une pâte souple et brillante qu'on étale à la cuillère, jamais une poudre saupoudrée.

On la prépare un quart d'heure avant. Les herbes séchées se réhydratent dans l'huile et le mélange s'homogénéise.

Le zaatar ne s'ajoute jamais après cuisson. Sec sur un pain chaud, il reste poussiéreux et ne diffuse rien du tout.

On creuse des empreintes aux doigts. Elles retiennent l'huile, qui sinon coule vers les bords et laisse le centre nu.

On laisse un centimètre de bord nu. C'est lui qui gonfle et dore, et qui donne au manakish sa silhouette.

Le four est à 250 °C, plaque préchauffée. La galette doit saisir par le dessous : sur une plaque froide, elle sèche avant de gonfler.

Préparation pas à pas

  1. Pétrir la pâte 10 min, laisser pousser 1 h 1 h

    Une pâte souple et élastique, couverte d'un torchon. Elle doit doubler dans un endroit tiède.

  2. MÉLANGER LE ZAATAR ET L'HUILE, 15 MIN AVANT 15 min

    Deux volumes de zaatar pour un d'huile, en pâte souple et brillante. Les herbes s'imprègnent et les arômes passent dans l'huile.

  3. Diviser en 8 pâtons, seconde pousse de 30 min 30 min

    Boulés et couverts. Cette seconde pousse donne les bords gonflés caractéristiques.

  4. Préchauffer le four à 250 °C, plaque dedans 30 min

    Trente minutes au moins. La galette doit saisir par le dessous dès qu'elle se pose.

  5. Étaler les pâtons à la main, 1 cm 10 min

    Du bout des doigts, en ovales irréguliers. Le bord reste plus épais et gonflera au four.

  6. ÉTALER LA PÂTE DE ZAATAR, EN CREUSANT DES EMPREINTES 5 min

    Aux doigts, généreusement, en laissant 1 cm de bord nu. Les empreintes retiennent l'huile et l'empêchent de couler.

  7. Cuire 8 à 10 min à 250 °C 10 min

    Jusqu'à ce que les bords nus soient dorés et cloqués et que le zaatar reste vert olive et brillant, jamais noir.

  8. Servir chaud, roulé à la main 2 min

    Avec olives, tomates et menthe fraîche. Un manakish se roule et se mange debout, c'est un pain de rue.

Le conseil du caviste

Le manakish est herbacé, acidulé par le sumac, gras d'huile d'olive. Il demande un blanc sec et vif, ou de la bulle.

Le Moulin Caresse Le Sauvignon à 10 °C est l'accord le plus juste : ses notes végétales rejoignent le thym et l'origan.

Le Château La Verrière Bordeaux Blanc Sec à 10 °C pour un accord plus large, si vous le servez avec des olives et du fromage.

Le Tour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux à 8 °C à l'apéritif, coupé en parts : la bulle nettoie l'huile d'olive.

Le sumac fait déjà l'acidité : le vin doit l'accompagner, pas tenter de la dépasser.

À éviter : un rouge, dont les tanins se heurtent aux herbes séchées et deviennent amers.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le zaatar est noir et amer

Il a été saupoudré sec. Une herbe séchée n'a plus d'eau pour tamponner la chaleur et brûle en quelques dizaines de secondes à 250 °C.

Le zaatar est poussiéreux et sans goût

Il a été ajouté après cuisson. Ses arômes sont liposolubles : ils ont besoin de l'huile pour se dissoudre et diffuser.

L'huile a coulé sur la plaque

La surface était lisse. On creuse des empreintes du bout des doigts : elles retiennent la garniture.

Les bords ne gonflent pas

La seconde pousse a été sautée, ou le four n'était pas assez chaud. Trente minutes de pousse et une plaque préchauffée à 250 °C.

La galette est sèche et dure

Elle a trop cuit, ou elle était étalée trop fin. Un centimètre d'épaisseur, huit à dix minutes maximum.

Le dessous est pâle et mou

La plaque était froide. Elle doit préchauffer trente minutes pour que la galette saisisse dès qu'elle se pose.

Conservation & préparation anticipée

Le manakish se garde 2 jours à température ambiante, enveloppé dans un torchon.

Il se réchauffe 3 minutes à 200 °C, ce qui lui rend sa souplesse et réveille le zaatar.

Il se congèle 2 mois cuit, et se réchauffe sans décongélation en cinq minutes.

La pâte de zaatar se garde 1 mois au réfrigérateur dans un bocal, et c'est même meilleur : les herbes continuent d'infuser dans l'huile.

La pâte à pain se garde 24 h au réfrigérateur après la première pousse, ce qui améliore son goût.

Variantes

Au fromage (jibneh)

Couvert d'akkawi dessalé à la place du zaatar. La règle de l'huile ne s'applique plus, le fromage protégeant lui-même la surface.

Moitié zaatar, moitié fromage

La version des boulangeries de Beyrouth, en deux moitiés côte à côte sur la même galette.

La cousine italienne

Même huile d'olive, mêmes herbes, autre pâte : notre focaccia au romarin.

L'autre pain plat du blog

Sans garniture, mais gonflé en poche : notre pain pita maison.

Questions fréquentes

Pourquoi mélanger le zaatar à l'huile ?

Parce qu'une herbe séchée n'a plus d'eau pour tamponner la chaleur et brûle en quelques dizaines de secondes à 250 °C. L'huile l'enrobe et fait monter sa température lentement.

Quelle proportion d'huile ?

Environ deux volumes de zaatar pour un volume d'huile, jusqu'à une pâte souple et brillante qu'on étale à la cuillère.

Peut-on saupoudrer le zaatar après cuisson ?

Il resterait poussiéreux et sans goût. Ses arômes sont liposolubles : sans huile, ils ne se dissolvent pas et ne diffusent nulle part.

Pourquoi creuser des empreintes ?

Elles retiennent l'huile, qui sur une surface lisse coule vers les bords et laisse le centre nu.

À quelle température cuire ?

250 °C, sur une plaque ou une pierre préchauffée trente minutes. La galette doit saisir par le dessous dès qu'elle se pose.

Quel vin servir avec un manakish ?

Un sauvignon à 10 °C, dont les notes végétales rejoignent le thym et l'origan. Pas de rouge : les tanins deviennent amers sur les herbes séchées.

Le manakish est le pain du matin au Liban : une galette étalée, couverte de zaatar, cuite très chaud. Le zaatar est un mélange sec de thym et d'origan séchés, de sumac, de sésame et de sel. Et posé tel quel sur une pâte, il ressort noir et amer.

La raison est simple. Une herbe séchée est extrêmement légère et n'a plus d'eau : elle n'a donc rien pour tamponner la chaleur. Dans un four à 250 °C, sa surface atteint la température de l'air en quelques dizaines de secondes et ses composés aromatiques, très volatils, brûlent. Le sésame, lui, est riche en huile et grille encore plus vite.

Mélanger le zaatar à l'huile d'olive avant de l'étaler change complètement la situation. Le gras enrobe chaque particule, conduit la chaleur au lieu de la laisser s'accumuler en surface, et surtout il reste liquide et mobile : la température de la pâte ne monte que très lentement. Les arômes, qui sont liposolubles, se dissolvent en plus dans l'huile au lieu de partir en fumée.

La proportion est plus généreuse qu'on ne l'imagine : environ deux volumes de zaatar pour un volume d'huile, jusqu'à obtenir une pâte souple et brillante qu'on étale à la cuillère, jamais une poudre saupoudrée.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €

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