Pão de queijo, petits pains au fromage brésiliens dorés dans une corbeille en osier garnie de lin, beurre, tasse de café, plan de travail en bois, lumière du matin

Pain

Pão de queijo, les petits pains au fromage brésiliens : la fécule de manioc échaudée au lait bouillant comme une pâte à choux, du fromage, et des boules qui se congèlent crues

Le pão de queijo est le petit pain du petit-déjeuner et de l'apéritif du Minas Gerais : une boule dorée, craquante dehors, élastique et filante dedans, faite sans farine de blé, avec de la fécule de manioc et du fromage. La méthode est celle de la pâte à choux : la fécule est échaudée avec du lait, de l'huile et du sel portés à ébullition, ce qui la gélatinise et donne la texture qui rebondit ; puis les œufs, puis le fromage râpé, et l'on roule des boules de 4 cm. Le secret d'organisation : elles se congèlent crues, et se cuisent sans décongeler, vingt-cinq minutes, pour en avoir de chaudes tous les matins.

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 25 min
  • Repos : 10 min de refroidissement de la pâte
  • Économique
  • 30 petits pains
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

30 petits pains

Ustensiles

  • UN GRAND SALADIER ET UNE CUILLÈRE EN BOIS (L'OUTIL DU PLAT : verser le lait bouillant sur la fécule et mélanger)
  • une casserole (lait, huile, sel à ébullition)
  • un robot avec la feuille, facultatif (incorporer les œufs)
  • une plaque et un papier cuisson (boules espacées)
  • un bol d'huile (les mains huilées pour rouler)
  • des sachets de congélation (la réserve)

L'astuce du chef

Les fermes du Minas Gerais : pas de blé, du manioc et le fromage de la vache du matin. Devenu le goûter de tout le Brésil.

Aucune farine de blé, aucune levure. Une croûte fine qui craque, une mie élastique qui file.

Tout vient de la fécule de manioc, le polvilho. Doce, neutre ; azedo, fermenté et aigre, qui gonfle plus.

La fécule ne se travaille pas comme une farine : on l'échaude. Lait, huile, sel bouillants versés dessus.

Elle gélatinise en une masse collante et translucide, comme une pâte à choux. C'est cette gélatinisation qui fait l'élasticité.

Dix minutes à tiédir, puis les œufs un à un. Lisse et collante.

Le fromage : parmesan pour le sel, gruyère ou comté pour le filant. 200 g pour 500 g de fécule.

La pâte colle aux doigts : mains huilées, boules de 4 cm. Espacées sur la plaque.

180 °C, vingt-cinq minutes, sans ouvrir le four. Elles gonflent, se craquellent, dorent.

Sorties trop tôt, elles retombent et restent gluantes. On attend la couleur.

Chauds, à la sortie du four, avec du beurre et un café. Ou à l'apéritif.

Toujours le double : congelés crus, cuits sans décongeler. Des chauds tous les matins.

Préparation pas à pas

  1. Fécule dans le saladier ; lait, huile, sel à ébullition 5 min

    Un gros bouillon.

  2. Verser le liquide bouillant sur la fécule, mélanger à la cuillère 3 min

    Une masse collante et translucide : elle gélatinise.

  3. Laisser tiédir 10 min 10 min

    Sinon les œufs cuisent.

  4. Les œufs un à un, à la main ou au robot, jusqu'à lisse et collant 5 min

    La pâte se détend.

  5. Parmesan et gruyère râpés, mélanger 2 min

    Molle, collante : c'est normal.

  6. Mains huilées : rouler des boules de 4 cm, espacées sur la plaque 10 min

    Une partie part au congélateur, crue.

  7. 180 °C, 25 min, sans ouvrir 25 min

    Gonflées, craquelées, dorées.

  8. Chauds, avec du beurre et un café ; ou à l'apéritif 1 min

    La mie file.

Le conseil du caviste

Des petits pains au fromage, chauds et filants, de l'apéritif ou du petit-déjeuner.

Le Tour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C.

Le Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C.

Le Moulin Caresse Le Sauvignon à 9 °C si l'on ne veut pas de bulles.

L'apéritif se boit brut. Une bouchée d'apéritif, gougère, pão de queijo, feuilleté, n'est pas un plat : elle est là pour ouvrir l'appétit, pas pour le combler, et le vin qui l'accompagne doit faire la même chose. Un vin rond, doux ou lourd cale ; un brut, sec, vif, avec ses bulles qui nettoient le gras du fromage, donne faim. C'est pourquoi le crémant est le vin de l'apéritif partout où l'on en fait, et pourquoi on le prend brut, jamais demi-sec, avant un repas.

À éviter : un vin doux ou demi-sec, qui cale avant le repas, et un rouge, lourd sur un petit pain au fromage.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux 9,90 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mes pains sont plats et gluants

Sortis trop tôt, ou four ouvert. Vingt-cinq minutes à 180 °C sans ouvrir, jusqu'à ce qu'ils soient dorés et craquelés.

Ils sont durs et secs

Trop cuits, ou trop de fécule. On les sort dorés, pas bruns, et l'on respecte 500 g de fécule pour 25 cl de lait.

La pâte est trop liquide

Œufs trop gros. On en met deux, on juge, on ajoute le troisième si la pâte est ferme.

Ils ne gonflent pas

Liquide pas assez chaud à l'échaudage. À gros bouillon, versé d'un coup : la fécule doit gélatiniser.

Ils n'ont pas de goût

Pas assez de fromage, ou fromage doux. 240 g pour 500 g, dont du parmesan pour le sel.

Ils collent à la plaque

Pas de papier. Papier cuisson, et un peu d'huile sur les mains, pas sur la plaque.

Conservation & préparation anticipée

Les pães de queijo se mangent chauds : tièdes ils sont encore bons, froids ils durcissent.

Cuits, ils se gardent 1 jour et se réchauffent 5 min à 180 °C, qui leur rendent le craquant.

Crus, ils se congèlent 3 mois, à plat sur une plaque puis en sachet ; on les cuit sans décongeler, 25 à 30 min.

La pâte crue se garde 2 jours au réfrigérateur, filmée.

Jamais au micro-ondes : ils deviennent caoutchouc.

Variantes

Pão de queijo aux herbes

Origan et ciboulette dans la pâte : la version de l'apéritif.

Chipa

Le cousin du Paraguay et du nord de l'Argentine, en anneaux, avec de l'anis.

La bouchée au fromage de chez nous

Nos gougères bourguignonnes, la même idée en pâte à choux.

Ce qu'on mange avec au Brésil

Nos brigadeiros, pour finir le café.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le polvilho ?

La fécule de manioc, vendue en épicerie brésilienne ou comme tapioca en poudre. Doce, neutre ; azedo, fermenté et légèrement aigre, qui gonfle plus. Moitié-moitié est l'idéal.

Pourquoi échauder la fécule ?

Le lait bouillant la gélatinise en une masse collante, comme une pâte à choux : c'est cette gélatinisation qui donne la mie élastique et filante.

Quel fromage ?

Au Minas, le queijo minas demi-sec. Ici, moitié parmesan pour le sel, moitié gruyère ou comté pour le filant.

Sans gluten ?

Oui, entièrement : ni farine de blé, ni levure. C'est le pain des intolérants au gluten sans qu'on l'ait cherché.

Comment en avoir tous les matins ?

On congèle les boules crues, à plat puis en sachet, et on les cuit sans décongeler, 25 à 30 min. C'est ainsi que fait tout le Brésil.

Quel vin servir avec ?

Un crémant brut à 7 °C : l'apéritif se boit brut, sec et vif, pour ouvrir l'appétit et nettoyer le gras du fromage.

Le pão de queijo vient des fermes du Minas Gerais, où l'on n'avait pas de blé mais du manioc et du fromage de la vache du matin ; il est devenu le goûter de tout le Brésil, vendu dans chaque boulangerie, chaque station-service, chaque aéroport, et il se fait à la maison en une demi-heure. Il ne contient aucune farine de blé, aucune levure, et sa texture n'appartient qu'à lui : une croûte fine qui craque, une mie élastique, presque gluante, qui file quand on l'ouvre.

Tout vient de la fécule de manioc, le polvilho, en épicerie brésilienne ou sous le nom de tapioca en poudre. Il en existe deux : le doce, neutre, et l'azedo, fermenté, légèrement aigre, qui fait des pains plus gonflés et plus creux ; l'idéal est moitié-moitié, et l'azedo seul si l'on veut le vrai goût du Minas. La fécule ne se travaille pas comme une farine : on l'échaude. On porte à ébullition le lait, l'huile et le sel, on verse ce liquide bouillant sur la fécule dans un saladier, et l'on mélange à la cuillère : la fécule gélatinise en une masse collante et translucide, comme une pâte à choux ; c'est cette gélatinisation qui fera l'élasticité. On laisse tiédir dix minutes.

Puis les œufs, un à un, travaillés à la main ou au robot jusqu'à ce que la pâte soit lisse et collante, et le fromage : au Minas, le queijo minas demi-sec ; ici, un mélange de parmesan pour le sel et de gruyère ou de comté pour le filant, 200 g pour 500 g de fécule. La pâte est molle et colle aux doigts : on huile ses mains et l'on roule des boules de 4 cm, que l'on pose espacées sur une plaque.

La cuisson est à 180 °C, vingt-cinq minutes, sans ouvrir le four : les boules gonflent, se craquellent et dorent ; sorties trop tôt, elles retombent et restent gluantes. Elles se mangent chaudes, à la sortie du four, avec du beurre et un café le matin, ou à l'apéritif. Et l'on en fait toujours le double : les boules crues, posées sur une plaque au congélateur puis en sachet, se cuisent sans décongeler, vingt-cinq à trente minutes, et sont aussi bonnes que fraîches. C'est ainsi que tout le Brésil en a de chauds tous les matins.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

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