Poulet au caramel vietnamien gà kho dans une marmite en terre, morceaux laqués ambre foncé, oignon nouveau et piment, bol de riz, verre de vin blanc

Plat principal

Poulet au caramel vietnamien, gà kho : un caramel poussé jusqu'à l'ambre foncé, décuit au nuoc-mâm, et un poulet mijoté dans presque rien jusqu'au glaçage

Le gà kho est le plat de tous les jours du Vietnam : des morceaux de cuisse de poulet mijotés dans une petite marmite avec un caramel, du nuoc-mâm, de l'échalote et du poivre, jusqu'à ce que la sauce réduise en un glaçage ambre et brillant. Tout tient dans le caramel, le nước màu : du sucre cuit à sec jusqu'à l'ambre foncé, presque brûlé, puis décuit au nuoc-mâm ; c'est lui qui donne la couleur, l'amertume et le fond. Trop clair, le plat est sucré et plat ; à point, il est salé, amer et profond. Riz blanc, concombre, et rien d'autre.

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 45 min
  • Repos : Aucun
  • Économique
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE PETITE MARMITE EN TERRE OU UNE CASSEROLE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : étroite, pour que le peu de liquide couvre à mi-hauteur)
  • une casserole claire pour le caramel (voir la couleur)
  • une cuillère en bois (retourner les morceaux dans le glaçage)
  • un couperet ou un bon couteau (couper les cuisses avec l'os)
  • un moulin à poivre (mouture grossière)
  • des bols (riz, poulet dessus, concombre à côté)

L'astuce du chef

Kho veut dire mijoter dans une sauce qui réduit. Le plat du soir des maisons vietnamiennes.

Tout tient dans le nước màu, l'eau de couleur. Un caramel poussé beaucoup plus loin qu'un caramel de dessert.

Sucre et une cuillère d'eau, feu moyen, sans remuer. Blond, puis brun, puis ambre foncé, couleur café.

Le moment où l'on a peur, on attend cinq secondes de plus. Une fumée légère, une odeur presque amère.

Hors du feu, le nuoc-mâm : ça crache et ça fige. On redissout à feu doux.

Un sirop noir, salé et amer, qui n'a plus rien de sucré. Un caramel clair donnerait un plat sucré et plat.

De la cuisse, avec l'os : elle tient la cuisson et donne du fond. Jamais de blanc.

Revenu dans l'huile, échalote, ail, puis le caramel, le sucre, beaucoup de poivre. Et de l'eau à mi-hauteur, pas plus.

Un kho n'est pas un ragoût, c'est une réduction. Dix minutes couvert, vingt-cinq découvert.

En retournant les morceaux, jusqu'au glaçage épais qui nappe et brille. Petit feu.

Oignon nouveau, piment, riz blanc, concombre. La fraîcheur contre le salé-amer.

Deux gestes : le caramel et la réduction. Meilleur réchauffé.

Préparation pas à pas

  1. Caramel : sucre et une cuillère d'eau, feu moyen, sans remuer, jusqu'à l'AMBRE FONCÉ 6 min

    Couleur café, fumée légère : cinq secondes de plus que la peur.

  2. Hors du feu, verser le nuoc-mâm ; remettre à feu doux pour dissoudre 2 min

    Un sirop noir, salé, amer.

  3. Faire revenir le poulet dans l'huile, 5 min ; échalotes et ail, 2 min 7 min

    Coloré sur toutes les faces.

  4. Verser le caramel, le sucre, le poivre ; eau à mi-hauteur 1 min

    Pas plus.

  5. Couvert, feu doux, 10 min 10 min

    Le poulet cuit dans la vapeur.

  6. Découvert, 25 min, en retournant : la sauce réduit en glaçage 25 min

    Épaisse, brillante, elle nappe.

  7. Oignon nouveau, piment 1 min

    Dans la marmite.

  8. Riz blanc, concombre 2 min

    Rien d'autre.

Le conseil du caviste

Un glaçage de caramel foncé et de nuoc-mâm : salé, amer, à peine sucré, sur du poulet.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc à 11 °C, ample et mûr.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 11 °C, rond.

Le Moulin Caresse La Frangine Rosé à 9 °C.

Le caramel salé se boit sec. Le mot caramel fait penser au vin doux ; c'est une erreur sur ce plat. Un caramel poussé à l'ambre foncé n'est plus sucré : il est amer et grillé, et le nuoc-mâm le rend salé. Un vin doux s'y ajouterait comme du sucre sur du sel. Ce qu'il faut, c'est un blanc sec mais mûr, ample, au fruit jaune, qui répond au grillé du caramel par sa chair et non par son sucre. Sur le gà kho, le porc au caramel, le canard laqué, le vin est sec, rond et mûr, jamais moelleux.

À éviter : un vin doux, qui fait sirop sur le nuoc-mâm, et un rouge tannique, amer sur le caramel.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

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Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
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Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mon plat est sucré et plat

Caramel trop clair. Jusqu'à l'ambre foncé, couleur café, avec une fumée légère : c'est l'amertume qui fait le fond.

Le caramel a un goût de brûlé

Poussé au noir. Ambre foncé, pas noir ; et le nuoc-mâm versé aussitôt hors du feu pour arrêter la cuisson.

La sauce ne réduit pas

Trop d'eau. À mi-hauteur au départ, et vingt-cinq minutes à découvert : c'est une réduction.

Le poulet est sec

Du blanc. De la cuisse, avec l'os, qui tient quarante-cinq minutes de mijotage.

Le caramel a figé en bloc au nuoc-mâm

C'est normal. On remet à feu doux et on remue : il se dissout en une minute.

C'est trop salé

Nuoc-mâm trop dosé ou réduction trop poussée. Quatre cuillères pour 800 g, et on arrête au glaçage, pas au sirop.

Conservation & préparation anticipée

Le gà kho se garde 3 jours au réfrigérateur et se réchauffe à feu doux avec une cuillère d'eau : il est meilleur le lendemain.

Il se congèle 2 mois, en portions, avec sa sauce.

Le nước màu se prépare d'avance : un petit pot de caramel au nuoc-mâm se garde 1 mois au frais, pour tous les kho.

Réchauffé, le glaçage se reforme : on découvre les dernières minutes.

Les restes effilochés font une garniture de banh mi.

Variantes

Thịt kho, le porc

De la poitrine de porc en cubes, avec des œufs durs ajoutés à mi-cuisson : le kho du Têt, à l'eau de coco.

Cá kho, le poisson

Des darnes de poisson ferme, vingt minutes seulement, avec du gingembre : le kho des jours maigres.

Le caramel chinois

Notre porc au caramel hong shao rou, le cousin de Shanghai.

L'autre poulet vietnamien

Notre pho gà.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le nước màu ?

L'« eau de couleur » : un caramel cuit jusqu'à l'ambre foncé, décuit au nuoc-mâm. C'est lui qui donne la couleur, l'amertume et le fond de tous les plats kho.

Pourquoi pousser le caramel si loin ?

Parce qu'un caramel clair est sucré et donne un plat plat. À l'ambre foncé, il est amer et grillé : c'est cette amertume, avec le sel du nuoc-mâm, qui fait la profondeur.

Pourquoi si peu de liquide ?

Un kho est une réduction, pas un ragoût. À mi-hauteur, puis découvert, jusqu'à ce que la sauce ne soit plus qu'un glaçage.

Quelle partie du poulet ?

La cuisse, coupée en morceaux avec l'os : elle tient quarante-cinq minutes et donne du fond. Le blanc sèche.

Avec quoi le servir ?

Du riz blanc et du concombre en tranches, dont la fraîcheur répond au salé-amer. Rien d'autre.

Quel vin servir avec ?

Un blanc sec, ample et mûr, à 11 °C : le caramel salé se boit sec, un vin doux ferait sirop sur le nuoc-mâm.

Kho veut dire « mijoter dans une sauce qui réduit », et les plats kho, au porc, au poisson, au poulet, sont ce que les Vietnamiens mangent le soir à la maison avec du riz. Le poulet en est la version la plus simple, et elle repose sur un ingrédient que les recettes occidentales manquent presque toujours : le nước màu, l'« eau de couleur », un caramel poussé beaucoup plus loin qu'un caramel de dessert.

On le fait dans une casserole à fond épais : 60 g de sucre et une cuillère d'eau, à feu moyen, sans remuer, jusqu'à ce que le sucre fonde, blondisse, puis brunisse jusqu'à l'ambre foncé, la couleur du café, avec une fumée légère et une odeur presque amère. C'est le moment où l'on a envie de retirer du feu par peur : on attend cinq secondes de plus. Hors du feu, on verse 4 cuillères de nuoc-mâm : ça crache, ça fige, on remet à feu doux pour dissoudre, et l'on obtient un sirop noir, salé et amer, qui n'a plus rien de sucré. Un caramel clair donnerait un plat sucré et plat ; c'est l'amertume du caramel foncé qui fait la profondeur du kho.

Le poulet est de la cuisse, coupée en morceaux avec l'os, qui tiennent la cuisson et donnent du fond, jamais du blanc, qui sécherait. On le fait revenir dans un peu d'huile avec de l'échalote et de l'ail, on verse le caramel au nuoc-mâm, un peu de sucre, beaucoup de poivre noir grossièrement moulu, et juste assez d'eau ou d'eau de coco pour venir à mi-hauteur : pas plus. Un kho n'est pas un ragoût, c'est une réduction : à couvert dix minutes, puis découvert vingt-cinq, à petit feu, en retournant les morceaux, jusqu'à ce que la sauce ne soit plus qu'un glaçage épais qui nappe le poulet et brille.

On finit avec de l'oignon nouveau ciselé et une rondelle de piment, et l'on sert dans la marmite, avec du riz blanc et du concombre en tranches, dont la fraîcheur répond au salé-amer du caramel. C'est un plat de deux gestes, le caramel et la réduction, et il est meilleur réchauffé.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

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Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €

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