Purée de céleri truffée

Accompagnement

Purée de céleri truffée : la recette facile pour accompagner

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 30 min
  • Repos : 5 min d'infusion de la truffe
  • Élevé
  • 6 personnes
  • Moyen
  • Hiver
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UN MOULIN À LÉGUMES ET UN TAMIS FIN (L'OUTIL DU PLAT : la soie, sans fibre ni élasticité)
  • un couteau d'office solide (peler épais le céleri)
  • une casserole à fond épais (la cuisson au lait, à petit feu)
  • une spatule (dessécher, puis monter au beurre)
  • une brosse et une mandoline ou une râpe à truffe (brosser la truffe, la trancher fin)
  • des assiettes creuses chaudes (la truffe râpée dessus à table)

L'astuce du chef

Un légume d'hiver longtemps réservé au rémoulade. Remis en purée par la grande cuisine des années quatre-vingt.

Sa douceur et sa noisette portent la truffe mieux que la pomme de terre. La garniture d'hiver des tables étoilées.

Pelé épais. La couche fibreuse sous la peau ne fond jamais.

Un quart de pomme de terre. La tenue ; plus, on ne sent que la pomme de terre.

Cuit dans le lait, pas dans l'eau. L'eau emporte la moitié du parfum ; le lait le garde et le rend.

Au moulin, jamais au mixeur. Le mixeur rend la pomme de terre élastique et le céleri mousseux.

Au tamis, ensuite. Les dernières fibres partent ; c'est la texture des grandes tables.

Desséchée deux minutes avant le beurre. L'excès d'eau s'en va, le beurre entre.

Détendue au lait de cuisson. Parfumé au céleri, jamais à l'eau.

La truffe en deux temps. Hachée dans la purée chaude, elle infuse ; râpée dessus, elle parfume cru.

Vingt grammes suffisent à six. La purée porte le parfum, elle ne le noie pas.

Préparée la veille, truffée au moment. Le réchauffage au bain-marie ne change rien.

Préparation pas à pas

  1. Céleri pelé épais, en dés dans l'eau citronnée ; pomme de terre en dés 12 min

    Jusqu'à la chair blanche.

  2. Lait, eau, sel, ail ; 25 min à couvert à petit feu 25 min

    Le parfum reste dans le légume.

  3. Égouttés, lait gardé ; moulin grille fine 3 min

    Jamais au mixeur.

  4. Tamis fin à la corne 4 min

    Soyeuse, ivoire.

  5. Desséchée 2 min ; beurre froid, crème, lait chaud cuillère par cuillère ; sel, poivre, muscade 5 min

    Souple, qui tient.

  6. Moitié de la truffe hachée dans la purée chaude, couverte 5 min hors du feu 5 min

    L'infusion.

  7. Dressée en assiettes creuses chaudes 1 min

    Ou en cassolettes.

  8. Moitié de la truffe râpée dessus, beurre fondu, poivre, fleur de sel ; à table 1 min

    Le parfum monte au nez.

Le conseil du caviste

Une purée douce et soyeuse, au parfum de truffe noire, sous un ris de veau, un chapon ou un gibier.

Le Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 à 17 °C, carafé une heure, le moins fruité possible.

Le Château les Farcies du Pech Pécharmant à 17 °C, sous-bois, structuré.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes à 16 °C, plus souple.

La truffe s'accorde par le nez, pas par la bouche : on choisit un vin au nez de sous-bois, et on le sert ni froid ni jeune, parce que le froid éteint le nez et la jeunesse le couvre de fruit. La truffe est un parfum avant d'être un goût ; en bouche elle est presque neutre, une texture croquante et une note de terre, et tout ce qu'elle donne, elle le donne au nez, ce parfum de sous-bois, d'humus, de champignon qui remplit la pièce. Le vin doit lui répondre sur ce terrain : un rouge dont le nez a déjà tourné vers le sous-bois, le cuir, la feuille morte, et non un rouge jeune tout en fruit rouge, qui parle une autre langue. Deux règles en découlent : le vin est servi à 17 °C, pas en dessous, parce que le froid ferme les arômes et que la truffe a besoin d'un verre qui s'exprime ; et le vin est carafé, ouvert une heure avant, pour que son fruit primaire s'efface devant ses notes tertiaires. Un Saint-Émilion carafé, un Pécharmant qui a quelques années : la truffe les fait paraître grands.

À éviter : un rouge jeune et fruité servi frais, qui couvre la truffe, et un blanc vif, dont l'acidité éteint le parfum.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles VignesBordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes 7,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La purée est fibreuse

Céleri pelé trop fin, pas tamisée. Pelé épais jusqu'au blanc, moulin puis tamis.

Elle est élastique, collante

Passée au mixeur. Au moulin à légumes, chaude, et à la spatule.

Elle est fade, elle goûte l'eau

Cuite à l'eau, pas desséchée. Cuite au lait, desséchée deux minutes, détendue au lait de cuisson.

Elle est grise

Céleri oxydé. Les dés dans l'eau citronnée, et la cuisson au lait qui protège.

On ne sent pas la truffe

Truffe mise trop tôt et cuite, ou truffe d'été. La moitié infusée cinq minutes hors du feu, l'autre râpée à table ; une melanosporum d'hiver.

Elle est trop liquide

Trop de lait. Desséchée à feu doux en remuant, et le lait ajouté cuillère par cuillère.

Conservation & préparation anticipée

La purée sans truffe se garde 3 jours au réfrigérateur, filmée au contact, et se réchauffe au bain-marie ou à feu très doux avec un peu de lait, en remuant.

Elle se congèle 2 mois sans truffe ; décongelée, réchauffée, fouettée avec une noix de beurre.

La truffe fraîche se garde 5 jours au réfrigérateur dans un bocal fermé avec des œufs ou du riz, qu'elle parfume ; elle se congèle entière, râpée gelée.

La purée truffée se garde 1 jour ; la truffe hachée s'ajoute au réchauffage, la truffe râpée à table.

Le lait de cuisson fait un velouté de céleri le lendemain.

Variantes

Sans truffe, la classique

Notre purée de céleri-rave, la même base, avec une pointe de noisette : la garniture de tous les jours.

En velouté

Notre velouté de céleri-rave à la pomme, le céleri en soupe, avec une truffe râpée dessus pour les fêtes.

Sous les œufs

Notre œufs brouillés aux truffes, servis sur cette purée : le dîner de truffe le plus simple.

À l'huile de truffe, en dépannage

Sans truffe fraîche, une demi-cuillère à café d'huile de truffe de qualité dans la purée chaude, pas plus : l'huile est forte, et elle se contente d'évoquer.

Questions fréquentes

Pourquoi cuire au lait ?

Le céleri-rave cuit à l'eau y laisse une bonne part de son parfum ; cuit dans le lait, il le garde, et le lait, parfumé en retour, sert à détendre la purée. Le lait empêche aussi le céleri de noircir.

Pourquoi une pomme de terre ?

Le céleri-rave seul fait une purée un peu lâche, qui rend de l'eau ; un quart de pomme de terre farineuse lui donne la tenue. Au-delà, on ne sent plus le céleri.

Quelle truffe ?

La truffe noire du Périgord, Tuber melanosporum, fraîche, de décembre à février, chez un trufficulteur ou un marché aux truffes : 20 g pour six suffisent. La truffe d'été est deux fois moins parfumée ; la truffe en conserve au jus, honnête ; l'huile de truffe, un dépannage.

Pourquoi la truffe en deux temps ?

Hachée dans la purée chaude et couverte cinq minutes, elle infuse et parfume toute la masse ; râpée crue dessus au moment, elle garde son parfum entier, celui qui monte au nez. Cuite longtemps, la truffe perd tout.

Avec quoi la servir ?

Sous un ris de veau, un chapon, une pintade, un chevreuil, un pigeon, des Saint-Jacques poêlées, un filet de bœuf ; ou seule avec un œuf mollet, pour un dîner de fête à deux.

Quel vin servir avec ?

Un rouge au nez de sous-bois, un Saint-Émilion carafé ou un Pécharmant, servi à 17 °C et jamais frais : la truffe s'accorde par le nez, le froid et la jeunesse du vin l'éteignent. Jamais un blanc vif.

Le céleri-rave est un légume d'hiver longtemps réservé au rémoulade, que la cuisine des années quatre-vingt a remis à l'honneur en purée, chez Robuchon, Guérard et leurs élèves, parce que sa douceur et sa note de noisette portent la truffe mieux que la pomme de terre : la purée de céleri à la truffe est devenue la garniture d'hiver des restaurants étoilés, sous le ris de veau, le pigeon, la Saint-Jacques. Elle se fait à la maison en quarante minutes, et sa seule exigence est la texture : lisse, jamais fibreuse.

Le céleri : 1 céleri-rave de 800 g, lourd, ferme, sans creux, pelé épais au couteau, la peau et la couche fibreuse sous elle retirées jusqu'à la chair blanche, ce qui lui fait perdre un quart de son poids, c'est normal ; coupé en dés de 3 cm, plongés dans de l'eau citronnée pour ne pas noircir. 200 g de pomme de terre à chair farineuse, Bintje, pelées, en dés : un quart du poids du céleri, pour la tenue, pas plus, sinon la purée goûte la pomme de terre. La cuisson au lait : les dés dans une casserole, couverts de 50 cl de lait entier et de 25 cl d'eau, une cuillère à café de sel, une gousse d'ail pelée, portés à frémissement et cuits vingt-cinq minutes à couvert, à petit feu, le lait ne doit pas déborder, jusqu'à ce qu'un couteau traverse le céleri sans résistance. Le lait empêche le céleri de s'oxyder et garde son parfum, qui passerait dans l'eau ; il sera réutilisé.

Le passage : les dés égouttés, le lait de cuisson gardé, passés au moulin à légumes, grille fine, chauds, dans une casserole, jamais au mixeur, qui rend la pomme de terre élastique et le céleri mousseux ; puis, pour la texture des grandes tables, la purée passée au tamis fin à la corne, ce qui retire les dernières fibres du céleri : soyeuse, ivoire. Remise sur feu doux, desséchée deux minutes à la spatule, elle rend son excès d'humidité ; puis montée : 80 g de beurre froid en dés incorporés à la spatule, 10 cl de crème épaisse, et du lait de cuisson chaud, cuillère par cuillère, jusqu'à la consistance voulue, souple, qui tient sur la cuillère et s'étale mollement dans l'assiette. Sel, poivre blanc, une pointe de muscade, goûtée : le céleri doit dominer, doux, avec sa noisette.

La truffe : 20 g de truffe noire fraîche, Tuber melanosporum, de décembre à février, brossée sous un filet d'eau, séchée ; ou, hors saison, une truffe en conserve au jus avec son jus, ou une truffe d'été, moins parfumée, en doublant la quantité. En deux temps. La moitié hachée fin au couteau, mêlée à la purée chaude avec une cuillère de jus de truffe si l'on en a, et la casserole couverte cinq minutes hors du feu : la chaleur diffuse le parfum dans toute la purée, c'est l'infusion. L'autre moitié râpée ou tranchée à la mandoline en copeaux fins sur la purée dressée, au moment de servir : la truffe crue, à peine tiédie par la purée, garde son parfum entier, celui qui monte au nez quand l'assiette arrive. Une noix de beurre fondue ou un filet d'huile de noisette sur le dessus, du poivre du moulin, de la fleur de sel. Servie chaude, dans des assiettes creuses ou en cassolettes, sous un ris de veau, un chapon, un chevreuil, un pigeon, des Saint-Jacques, ou seule, avec un œuf mollet dessus, le luxe simple d'un dîner de décembre. La purée se prépare la veille et se réchauffe au bain-marie ; la truffe hachée s'ajoute au réchauffage, et la truffe râpée à table.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
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Bordeaux Château Tour de Biot Vieilles VignesBordeaux Château Tour de Biot Vieilles Vignes 7,50 €

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