Risotto crémeux aux asperges vertes, pointes vertes et copeaux de parmesan, assiette creuse ivoire, table de bois, verre de vin blanc

Plat principal

Risotto aux asperges vertes : la vraie recette italienne

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 30 min
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Moyen
  • Printemps
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE SAUTEUSE LARGE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : le riz en couche mince cuit régulièrement et s'évapore bien ; une casserole étroite fait de la bouillie)
  • une casserole de bouillon et une louche (le bouillon chaud à portée de main)
  • un mixeur plongeant (la purée de tiges)
  • une spatule en bois (le remuage et la mantecatura)
  • une écumoire (les tiges sorties du bouillon)
  • des assiettes creuses chaudes (un risotto refroidit en trois minutes)

L'astuce du chef

Le risotto de Vénétie et de Lombardie. Asperge de Bassano et riz du Pô, chaque printemps.

L'asperge entière, deux ingrédients. Pointes croquantes à la fin, tiges mixées dans le riz.

Le pied cassé à la main. Il se rompt exactement là où le ligneux commence.

Les pieds dans le bouillon. Même la partie qu'on jette parfume.

Le bouillon toujours chaud. Une louche froide arrête la cuisson à chaque fois.

Le riz nacré à sec. Les bords translucides, le crépitement : l'amidon scellé, pas de bouillie.

Carnaroli plutôt qu'arborio. Il tient mieux l'al dente et pardonne une minute de trop.

Louche par louche, remué. Le frottement des grains libère l'amidon qui fait le crémeux.

La purée à la dixième minute. Assez tôt pour teinter, assez tard pour rester verte.

Les pointes deux minutes. Plus, elles grisent et ramollissent.

La mantecatura hors du feu, beurre froid. L'émulsion se fait par le choc thermique et le battage.

All'onda, servi tout de suite. Un risotto qui attend trois minutes est un autre plat.

Préparation pas à pas

  1. Asperges : pied cassé, pointes à 4 cm réservées, tiges en tronçons 10 min

    Deux ingrédients dans une botte.

  2. Bouillon frémissant, pieds infusés, tiges cuites 5 min et mixées en purée verte 15 min

    Le bouillon reste chaud.

  3. Beurre et échalote fondus 3 min sans couleur 3 min

    Le soffritto.

  4. Riz nacré 2 min à sec, jusqu'au crépitement 2 min

    L'amidon scellé.

  5. Vin blanc versé, évaporé 2 min

    Plus d'odeur d'alcool.

  6. Bouillon louche par louche, remué, 18 min 18 min

    Jamais noyé, jamais sec.

  7. Purée de tiges à la 10e minute, pointes à la 16e 8 min

    Le riz verdit, les pointes restent croquantes.

  8. Hors du feu : beurre froid et parmesan, couvert 1 min, battu à l'onde ; servi aussitôt 3 min

    La mantecatura, l'étape qui ne se rattrape pas.

Le conseil du caviste

Un plat crémeux de beurre et de parmesan, et un légume vert réputé ennemi du vin.

Domaine de Mayat Chardonnay à 11 °C, le rond du cépage sans bois sur le rond du risotto.

Château La Verrière Bordeaux Blanc Sec à 11 °C, le sauvignon pour le vert de l'asperge.

Moulin Caresse Le Sémillon à 11 °C, la texture qui tient tête au parmesan.

Sur un plat crémeux, un vin trop froid paraît maigre : on remonte le blanc de deux degrés, à 11 °C, pour que son gras rejoigne celui de l'assiette. À 8 °C, un blanc est tout en acidité et en fraîcheur, ce qui est parfait sur des huîtres et désastreux sur un risotto : le vin tranche, le beurre paraît lourd, et l'asperge, dont le soufre rend n'importe quel vin métallique, trouve dans cette acidité nue le pire des alliés. À 11 °C, le même vin déploie sa rondeur, sa texture, son fruit mûr ; il glisse dans le crémeux au lieu de le couper, et le gras du parmesan, salé, enveloppe le soufre de l'asperge qui ne se fait plus sentir. La température est le réglage le plus simple et le plus oublié de l'accord : deux degrés changent un vin de camp. La règle des risottos, des pâtes à la crème et des gratins : le blanc se sert frais, pas glacé, et l'on sort la bouteille du réfrigérateur un quart d'heure avant.

À éviter : un blanc servi glacé, maigre sur le crémeux, et un rouge tannique, métallique sur l'asperge.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le risotto est une bouillie collante

Riz pas nacré, trop mouillé, ou arborio trop cuit. Nacré 2 minutes à sec, une louche à la fois, carnaroli, et 18 minutes montre en main.

Le grain reste dur au centre

Bouillon froid ou feu trop faible. Le bouillon frémissant en permanence, le feu moyen, et une louche de plus.

Les pointes sont grises et molles

Ajoutées trop tôt. Deux minutes avant la fin, pas plus.

Le riz est blanc, sans goût d'asperge

Tiges jetées. Cuites dans le bouillon, mixées, incorporées à mi-cuisson : c'est là qu'est le goût.

Il a figé en dôme dans l'assiette

Trop sec à la mantecatura. Une louche de bouillon en battant : il doit couler en vague, all'onda.

Il est gras et non lié

Beurre chaud ou battu sur le feu. Beurre froid, hors du feu, couvert une minute, puis battu : l'émulsion.

Conservation & préparation anticipée

Le risotto se mange à la minute : il ne se garde pas, il se transforme.

Les restes, 2 jours au réfrigérateur, deviennent des arancini ou une galette de riz poêlée au beurre, croustillante.

La purée de tiges se prépare la veille et se garde 2 jours ; elle se congèle 3 mois.

Le bouillon se fait à l'avance et se garde 3 jours.

Il ne se réchauffe pas en risotto : le grain a fini d'absorber et la crème a figé.

Variantes

Le risotto de base

Notre risotto au parmesan, la méthode nue, pour maîtriser le nacrage et la mantecatura.

Champignons

Notre risotto aux champignons, la version d'automne, même geste, autre bouillon.

Fruits de mer

Notre risotto aux fruits de mer, sans parmesan, celui qui prouve que le fromage n'est pas obligatoire.

Asperges et petits pois

Une poignée de petits pois frais avec les pointes à la seizième minute, et de la menthe ciselée au service : le risotto primavera, tout le printemps dans l'assiette.

Questions fréquentes

Asperges vertes ou blanches ?

Vertes : elles ne s'épluchent pas, elles cuisent vite et gardent leur couleur dans le riz. Les blanches, épluchées, donnent un risotto plus doux, ivoire, et demandent 8 minutes de cuisson des tiges au lieu de 5.

Quel riz ?

Carnaroli d'abord, le grain le plus tolérant, qui reste al dente et lie sans coller ; arborio à défaut, plus fragile, à surveiller à la seizième minute. Jamais un riz long ni un riz étuvé, qui ne libèrent pas d'amidon.

Peut-on le faire sans remuer tout le temps ?

Presque : un remuage toutes les minutes suffit, à condition de ne mettre qu'une louche à la fois. C'est l'ajout progressif qui fait le crémeux, plus que le geste continu.

Peut-on le préparer à l'avance ?

À moitié : le risotto cuit 10 minutes, étalé sur une plaque pour arrêter la cuisson, puis repris avec du bouillon chaud 8 minutes avant de servir, avec la purée et les pointes. C'est la méthode des restaurants.

Pourquoi le beurre froid à la fin ?

Le choc entre le beurre froid et le riz brûlant, avec le battage, crée une émulsion, comme un beurre monté : le risotto devient brillant et onctueux. Du beurre chaud se contente de graisser.

Quel vin servir avec ?

Un blanc rond et sans bois, un chardonnay ou un sémillon, servi à 11 °C et pas plus froid : sur un plat crémeux, un vin glacé paraît maigre et tranche le beurre, alors qu'à 11 °C il enveloppe le risotto et fait oublier le soufre de l'asperge. Pas de rouge tannique, métallique sur l'asperge.

Le risotto agli asparagi est un plat du Nord de l'Italie, de la Vénétie et de la Lombardie, où l'asperge de Bassano et le riz de la plaine du Pô se rencontrent chaque printemps ; les cuisinières y utilisent l'asperge entière, jusqu'à la partie ligneuse du pied, qui parfume le bouillon. C'est cette économie qui fait le goût : un risotto d'asperges dans lequel seules les pointes sont cuisinées est un risotto blanc décoré.

Les asperges, une botte de 500 g d'asperges vertes, fines de préférence : le pied ligneux cassé à la main, il se rompt là où il faut ; les pointes coupées à 4 cm et réservées ; les tiges coupées en tronçons de 1 cm. Le bouillon : 1,2 litre de bouillon de volaille ou de légumes porté à frémissement, les pieds ligneux jetés dedans dix minutes puis retirés, puis les tronçons de tiges cuits 5 minutes dedans, sortis à l'écumoire, et mixés avec une louche de bouillon en une purée vert vif, passée ou non. Le bouillon reste chaud sur un feu doux pendant tout le risotto : un bouillon froid arrête la cuisson du riz à chaque louche.

Le soffritto : dans une sauteuse large, 40 g de beurre, une échalote ou un petit oignon ciselés fin, fondus 3 minutes sans couleur. Le riz, 320 g de carnaroli ou d'arborio, versé sec et nacré 2 minutes en remuant, jusqu'à ce que les grains deviennent translucides sur les bords et blancs au cœur, et qu'ils crépitent : c'est ce qui scelle l'amidon et évite la bouillie. Le vin blanc, 10 cl, versé d'un coup, évaporé en remuant jusqu'à ce que l'odeur d'alcool disparaisse.

La cuisson, 18 minutes : une louche de bouillon chaud, remuée à la spatule jusqu'à absorption presque complète, puis la suivante, jamais le riz noyé, jamais le riz sec ; le remuage régulier frotte les grains et libère l'amidon qui fait le crémeux. À la dixième minute, la purée de tiges incorporée : le riz verdit et prend le goût. À la seizième minute, les pointes jetées dedans, pour deux minutes : elles doivent rester vertes et croquantes. Le riz est cuit quand le grain cède sous la dent avec un point ferme au centre, al dente, et que la masse coule en vague quand on incline la sauteuse. Sel à la fin, le parmesan et le bouillon salent déjà.

La mantecatura, hors du feu, la seule étape qui ne se rattrape pas : 40 g de beurre froid en dés et 60 g de parmesan râpé jetés sur le riz, la sauteuse couverte une minute, puis le riz battu vigoureusement à la spatule, en secouant la sauteuse d'avant en arrière, jusqu'à ce qu'il devienne brillant et onctueux, all'onda, à l'onde. Une louche de bouillon si le riz a trop pris : un risotto s'étale en s'affaissant lentement dans l'assiette, il ne tient pas en dôme. Servi aussitôt dans des assiettes chaudes et creuses, en couche mince, quelques pointes gardées pour le dessus, des copeaux de parmesan, un tour de poivre, un filet d'huile d'olive, et le zeste d'un demi-citron pour celui qui aime que le printemps soit vif. Il n'attend pas : un risotto qui attend trois minutes est déjà un autre plat.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €

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