Blanc-manger coco démoulé, coulis de fruit de la passion, verre de vin moelleux

Dessert

Blanc-manger coco antillais : la recette facile et gourmande

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 10 min
  • Repos : 4 h au frais
  • Économique
  • 8 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

8 personnes

Ustensiles

  • UN MOULE EN COURONNE OU À CHARLOTTE DE 1 LITRE (L'OUTIL DU PLAT : la forme blanche et lisse du dessert créole)
  • une casserole à fond épais (chauffer sans bouillir)
  • un chinois et un pichet (retirer les épices, verser sans bulle)
  • un fouet (fondre la gélatine, délayer l'agar-agar)
  • un économe (le zeste en rubans, sans le blanc)
  • un pinceau (huiler le moule à peine)

L'astuce du chef

Le blanc-manger médiéval refait aux Antilles. Le lait d'amandes devenu lait de coco, le sucre devenu lait concentré.

Le dessert des fêtes créoles. Noël, Pâques, communions ; chaque famille a sa liaison.

Un lait de coco entier, bien secoué. L'allégé fait un blanc-manger d'eau.

Chauffé, jamais bouilli. Bouilli, le lait de coco se sépare et perd son parfum.

Infusé dix minutes. La cannelle, la vanille et le zeste ont besoin de temps, pas de feu.

Franchement sucré à chaud. Le froid éteint le sucre ; le lait concentré fait le travail.

Le zeste sans le blanc. Le blanc est amer.

La gélatine fondue hors du feu. Bouillie, elle ne prend plus.

L'agar-agar bouilli une minute. Il ne prend qu'après ébullition ; la seule fois où le lait bout.

Passé au chinois. Un morceau de cannelle dans un blanc-manger, c'est la surprise que personne ne veut.

Le moule à peine huilé. Le démoulage, sans goût d'huile.

Un coulis acide. La coco est douce et grasse ; le fruit de la passion la réveille.

Préparation pas à pas

  1. Lait de coco, lait, lait concentré, vanille, cannelle, muscade, zeste, sel : chauffés au frémissement 8 min

    Sans bouillir.

  2. Infusé 10 min à couvert ; goûté franchement sucré ; amande amère ou rhum 10 min

    Le froid éteindra le sucre.

  3. Gélatine ramollie et essorée, fondue hors du feu ; OU agar-agar délayé, bouilli 1 min 3 min

    Tremblant, ou ferme.

  4. Passé au chinois, refroidi 10 min en remuant 10 min

    Pas de dépôt.

  5. Moule huilé ou rincé ; crème versée, filmée 2 min

    Sans bulle.

  6. 4 h au réfrigérateur, ou une nuit 4 h

    Pris.

  7. Moule trempé 5 s dans l'eau chaude, bord décollé, retourné d'un coup 1 min

    Blanc, lisse, tremblant.

  8. Coco grillée, zeste, coulis de fruit de la passion ; servi froid 3 min

    La douceur blanche et l'acidité orange.

Le conseil du caviste

Un dessert doux et parfumé, la noix de coco, la vanille et la cannelle, avec un coulis acide.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux à 8 °C, expressif, fruit blanc et miel.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 8 °C, aromatique, tendre.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 7 °C, pour la fête.

La noix de coco a un parfum qui couvre tout : sur un dessert à la coco, on accorde l'intensité aromatique, pas la finesse, et l'on sert le vin doux le plus expressif, jamais le plus délicat. On croit qu'un dessert simple appelle un grand vin ; c'est l'inverse pour la coco, dont le parfum, gras et entêtant, tapisse le nez comme la bouche et couvre tout ce qui est subtil. Un liquoreux fin, tout en nuances de fruit confit et de botrytis, disparaît derrière elle, et l'on a gaspillé une bouteille ; un moelleux franc, aromatique, qui sent le fruit jaune, le miel et la fleur, tient tête à la coco, la rejoint par le parfum et la complète par la fraîcheur. La vanille et la cannelle du blanc-manger vont dans le même sens : elles demandent un vin qui parle fort. La règle des desserts à la noix de coco, comme des desserts au café ou au caramel : on accorde la puissance aromatique, pas le prix, et le vin le plus simple gagne souvent.

À éviter : un liquoreux fin et nuancé, effacé par la coco, et tout vin sec, aigre sur le lait concentré.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Il n'a pas pris

Gélatine bouillie, ou agar-agar pas bouilli. La gélatine fondue hors du feu dans un lait chaud ; l'agar-agar bouilli une minute pleine.

Il est en caoutchouc

Trop de liaison. 12 g de gélatine ou 4 g d'agar-agar pour 1,2 litre, pas plus.

Le lait de coco s'est séparé, il y a une couche grasse

Bouilli. Chauffé au frémissement seulement, et la crème remuée en refroidissant avant le moulage.

Il ne se démoule pas

Moule sec, ou pas assez pris. Huilé ou rincé à l'eau froide avant, quatre heures au frais, et cinq secondes dans l'eau chaude.

Il est fade

Pas assez sucré à chaud, infusion trop courte. Goûté franchement sucré et parfumé avant de mouler, et dix minutes d'infusion.

Il est écœurant

Coco et lait concentré sans contrepoids. Le zeste de citron vert dans l'infusion, la pincée de sel, et le coulis acide au service.

Conservation & préparation anticipée

Le blanc-manger se garde 3 jours au réfrigérateur, dans son moule filmé ou démoulé sous cloche.

À la gélatine, il s'affaisse un peu après deux jours ; à l'agar-agar, il ne bouge pas.

Il ne se congèle pas : la gélatine rend de l'eau, l'agar-agar devient granuleux.

Le coulis se garde 3 jours au réfrigérateur.

Le lait de coco entamé se garde 3 jours au réfrigérateur en boîte fermée, ou se congèle en bac à glaçons.

Variantes

La panna cotta

Notre panna cotta à la vanille, la cousine italienne, à la crème : la même famille des laits pris.

Le riz coco thaï

Notre mango sticky rice, le lait de coco sur le riz gluant, avec la mangue : l'autre dessert coco des tropiques.

Le coulis

Notre chutney de mangue en version douce, ou un coulis de mangue simple : la mangue mixée avec un citron vert.

Coco et chocolat

Une couche de ganache au chocolat noir versée au fond du moule et prise avant la crème coco : le blanc-manger bounty, pour les enfants.

Questions fréquentes

Gélatine ou agar-agar ?

La gélatine donne un blanc-manger tremblant et crémeux, à la française ; l'agar-agar, la liaison des Antilles, un blanc-manger plus ferme, plus net, végétal, qui se démoule sans trempage. Les deux sont bons ; les Antillais préfèrent l'agar.

Pourquoi du lait concentré sucré ?

C'est l'ingrédient historique du dessert, celui des épiceries des îles : il apporte le sucre et une rondeur laiteuse d'un coup, sans grains de sucre à dissoudre. Sans lui, 120 g de sucre et 20 cl de crème.

Peut-on utiliser une noix de coco fraîche ?

Oui, et c'est meilleur : la chair râpée, mêlée à 40 cl d'eau chaude, pressée dans un linge, donne le lait ; la pulpe restante, grillée, fait la décoration.

Pourquoi ne pas faire bouillir ?

Le lait de coco bouilli se sépare en une couche grasse et perd son parfum, et la gélatine bouillie ne prend plus. Un frémissement et une infusion suffisent ; seul l'agar-agar demande une minute d'ébullition.

Avec quoi le servir ?

Un coulis de fruit de la passion, de mangue, de goyave ou de fruits rouges, dont l'acidité réveille la coco ; de la noix de coco grillée, du zeste de citron vert ; de l'ananas ou de la mangue en tranches. Toujours quelque chose d'acide.

Quel vin servir avec ?

Un moelleux franc et aromatique, à 8 °C : la noix de coco couvre tout ce qui est subtil, et l'on accorde l'intensité du parfum, pas la finesse. Un demi-sec pétillant pour une fête ; jamais un liquoreux fin, effacé par la coco.

Le blanc-manger est l'un des plus vieux desserts d'Europe, un entremets blanc de lait d'amandes et de gélatine que l'on servait à la cour au Moyen Âge, et que les colons ont emporté aux Antilles. Là, il a changé de lait : le lait d'amandes est devenu lait de coco, le sucre est arrivé sous la forme du lait concentré sucré, et les épices des îles, cannelle, vanille, muscade, zeste de citron vert, ont remplacé l'eau de fleur d'oranger. Le blanc-manger coco est devenu le dessert des grandes tables créoles, de Noël, de Pâques et des communions, et il se fait aujourd'hui en Guadeloupe et en Martinique dans toutes les familles, chacune avec sa liaison, gélatine ou agar-agar, et sa proportion de rhum.

La base : 40 cl de lait de coco en boîte, entier, non allégé, bien secoué, ou mieux, le lait tiré d'une noix de coco fraîche râpée et pressée dans un linge ; 40 cl de lait entier ; 1 boîte de 400 g de lait concentré sucré, qui apporte le sucre et la rondeur ; une gousse de vanille fendue et grattée, un bâton de cannelle, une pincée de muscade râpée, le zeste d'un citron vert prélevé à l'économe en rubans, sans le blanc, et une pincée de sel. Tout dans une casserole, chauffé à feu doux, remué, jusqu'à frémissement, sans bouillir, le lait de coco bouilli se sépare et perd son parfum ; puis infusé à couvert dix minutes hors du feu. Goûté : il doit être franchement sucré, parce que le froid éteint le sucre, et parfumé. Une cuillère d'essence d'amande amère pour qui veut, le clin d'œil au blanc-manger d'origine, ou 3 cl de rhum vieux, la version des adultes.

La liaison, à choisir. À la gélatine, pour un blanc-manger tremblant, crémeux, à la française : 6 feuilles de 2 g, 12 g, ramollies dix minutes dans l'eau froide, essorées, et fondues dans le lait chaud, hors du feu, en fouettant ; le lait doit être chaud mais pas bouillant, la gélatine bouillie perd son pouvoir. À l'agar-agar, la liaison antillaise, pour un blanc-manger plus ferme, plus net, végétal : 4 g d'agar-agar en poudre, une cuillère à café rase, délayés dans 5 cl de lait froid, versés dans la casserole, et le tout porté à ébullition une minute en remuant, l'agar-agar ne prend qu'après avoir bouilli ; c'est la seule fois où le lait de coco bout, et brièvement. Dans les deux cas, la casserole passée au chinois au-dessus d'un pichet, pour retirer la cannelle, le zeste et la gousse, et la crème un peu refroidie, dix minutes, en remuant, pour qu'elle ne fasse pas de dépôt.

Le moulage : un moule à savarin ou en couronne de 1 litre, un moule à charlotte, ou des ramequins individuels, huilés très légèrement d'une huile neutre au pinceau, ou rincés à l'eau froide sans essuyer, ce qui aide au démoulage ; la crème versée, filmée, et prise au réfrigérateur quatre heures au moins, une nuit de préférence. Le démoulage : le moule trempé cinq secondes dans l'eau chaude, le bord décollé du doigt, une assiette posée dessus et retournée d'un coup, le moule soulevé ; à l'agar-agar, il se démoule sans trempage. Le blanc-manger blanc, lisse, tremblant, sur son plat. Dessus, de la noix de coco râpée grillée à sec deux minutes à la poêle, du zeste de citron vert ; autour, un coulis de fruit de la passion, la pulpe de trois fruits avec une cuillère de sucre, ou de mangue, de goyave, ou un coulis de fruits rouges, dont l'acidité réveille la douceur de la coco ; ou des tranches d'ananas frais, de mangue. Servi froid, tranché en parts à la cuillère de service, avec le coulis : la douceur blanche et l'acidité orange, la vanille et le citron vert, et le parfum de coco qui rappelle à ceux qui y sont allés la Guadeloupe un dimanche.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €

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