Bûche glacée vanille framboise

Dessert

Bûche glacée vanille framboise : recette traditionnelle

  • Préparation : 1 h
  • Cuisson : 15 min
  • Repos : 2 nuits au congélateur
  • Moyen
  • 10 personnes
  • Moyen
  • Hiver
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Ingrédients

10 personnes

Ustensiles

  • UN MOULE À BÛCHE OU UNE GOUTTIÈRE DE 25 CM (L'OUTIL DU PLAT : chemisé de film ou de rhodoïd, il démoule net ; un moule à cake fait l'affaire)
  • une sorbetière (les deux glaces ; sans elle, un bac et un robot)
  • un thermomètre (83 °C, la crème anglaise à la nappe)
  • un tamis et un chinois (les graines de framboise, la crème anglaise lisse)
  • une gouttière à insert ou du papier cuisson (le boudin de sorbet)
  • un couteau long et un bol d'eau chaude (des tranches nettes, le couteau essuyé entre chaque)

L'astuce du chef

La bûche des congélateurs domestiques, années soixante. L'alternative à la crème au beurre après un repas de fête.

Le principe de la bombe glacée. Deux glaces emboîtées, la seconde révélée par la coupe.

L'insert d'abord, congelé dur. Un cœur mou se mêle à la glace coulée autour.

Le sorbet tamisé. Les graines de framboise, désagréables sous la dent glacée.

La glace vanille sur une crème anglaise. Les jaunes donnent l'onctueux et empêchent la pierre.

À la nappe, 83 °C, jamais bouillie. Bouillie, la crème anglaise tranche en œufs brouillés.

Glaciale avant la sorbetière. Elle prend vite et fin.

Coulée souple, tout de suite. Une glace durcie ne se moule plus.

Le moule chemisé de film tendu. Le démoulage se fait en tirant les bords.

Les côtés de l'insert couverts. Sinon le rose affleure, et la surprise est éventée.

Dix minutes au réfrigérateur, pas sur la table. Trop dure, elle casse ; trop molle, elle s'affaisse.

Le couteau chaud et essuyé. Des tranches nettes, le rose au centre du blanc.

Préparation pas à pas

  1. J-2 : sorbet framboise mixé, tamisé, turbiné ; moulé en boudin de 4 cm, congelé dur une nuit 1 nuit

    L'insert, pris à cœur.

  2. J-1 : lait, crème, vanille infusés ; jaunes blanchis ; crème anglaise à la nappe, 83 °C 20 min

    Sans bouillir jamais.

  3. Chinois, bain de glace, 4 h au réfrigérateur 4 h

    Glaciale.

  4. Turbinée 25 min, prise mais souple 25 min

    Celle qui se coule.

  5. Moule chemisé ; moitié de la glace, creux au centre 3 min

    Tapé pour chasser l'air.

  6. Boudin de sorbet posé, enfoncé ; reste de la glace, lissée ; biscuit pour le socle 5 min

    Les côtés bien couverts.

  7. Film rabattu, une nuit au congélateur 1 nuit

    Les deux glaces se soudent.

  8. Jour J : démoulée, lissée, 10 à 15 min au réfrigérateur ; framboises ; tranchée au couteau chaud 15 min

    Le rose au centre du blanc.

Le conseil du caviste

Un dessert glacé de fête, une glace vanille douce et un cœur de framboise acide.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 6 °C, le sucre et les bulles qui résistent au froid.

Le Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux à 6 °C, le fruit rouge de la framboise.

Le Tour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux à 6 °C, pour finir la bouteille du réveillon.

Sur un dessert glacé, le vin se sert à la température du dessert, et seul un crémant supporte 6 °C sans mourir : le sucre et les bulles résistent au froid, l'arôme d'un vin tranquille non. Un vin doux tranquille servi à 6 °C est un vin muet, le froid ferme son nez et durcit son sucre ; servi à 10 °C, il paraît tiède à côté d'une bouchée glacée, et le contraste est désagréable. Le crémant échappe au dilemme : ses bulles portent l'arôme même très froid, et le sucre d'un demi-sec, dissous dans le gaz, reste perceptible à une température où celui d'un moelleux se fige. On peut donc le servir aussi froid que la bûche, et c'est la seule façon d'accorder un dessert glacé sans rupture de température. La règle des bûches glacées et des desserts de réveillon : la bouteille de crémant ouverte à l'apéritif se finit sur le dessert, et c'est un accord, pas une économie.

À éviter : un liquoreux tranquille, muet à 6 °C et tiède à 10 °C, et tout rouge, glacial sur la vanille.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

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Dépannage

L'insert s'est mêlé à la glace vanille

Sorbet pas assez congelé. Une nuit, dur à cœur, et posé vite dans la glace souple.

La bûche est dure comme une pierre

Glace sans jaunes ni glucose, sortie trop tard. La crème anglaise à six jaunes, le glucose, et quinze minutes au réfrigérateur avant de trancher.

Elle s'est affaissée sur le plat

Trop longtemps dehors. Dix à quinze minutes au réfrigérateur, jamais sur la table chauffée.

La crème anglaise a tranché

Bouillie. Cuite à la nappe, 83 °C, sans dépasser ; une crème tranchée se rattrape mixée au mixeur plongeant.

Elle ne se démoule pas

Moule pas chemisé. Le film tendu avec les bords qui dépassent ; sinon, le moule passé dix secondes sous l'eau chaude.

Les tranches s'écrasent

Couteau froid, bûche trop molle. Un couteau long trempé dans l'eau chaude et essuyé entre chaque tranche, la bûche ferme.

Conservation & préparation anticipée

La bûche montée se garde 2 semaines au congélateur dans son moule filmé, à sa meilleure texture ; jusqu'à 1 mois.

Entamée, elle se remet au congélateur filmée au contact et se garde 1 semaine.

L'insert de sorbet seul se garde 1 mois au congélateur : on le fait quand on a des framboises.

La crème anglaise crue se garde 2 jours au réfrigérateur avant turbinage.

Elle ne se recongèle pas après avoir fondu.

Variantes

La glace vanille

Notre glace à la vanille, la crème anglaise turbinée, la base de cette bûche et de toutes les autres.

La bombe

Notre bombe glacée, le même principe en dôme, la forme d'origine.

Le vacherin

Notre vacherin glacé, les mêmes glaces entre deux meringues, avec la chantilly.

Chocolat et poire

Un insert de sorbet de poire dans une glace au chocolat noir : la bûche glacée d'hiver, plus sombre, avec un crémant rosé.

Questions fréquentes

Faut-il une sorbetière ?

C'est plus simple et plus lisse. Sans elle, le sorbet et la glace se congèlent en bac deux heures et se fouettent au robot une minute avant le montage ; ou l'on part de glaces de glacier ramollies dix minutes, et la bûche n'est plus qu'un montage.

Pourquoi une crème anglaise ?

Les jaunes donnent à la glace vanille son onctueux et l'empêchent de durcir en bloc au congélateur ; une glace sans jaunes fait une bûche cassante. Six jaunes pour 75 cl, cuits à la nappe sans bouillir.

Comment faire l'insert sans gouttière ?

Un rouleau de papier cuisson fermé aux deux bouts comme un bonbon, ou un moule à cake étroit tapissé de film, ou même un tube de chips lavé. Le sorbet moulé dedans et congelé dur une nuit.

Combien de temps à l'avance ?

L'insert deux jours avant au moins, la bûche montée la veille, et elle se garde deux semaines au congélateur : la bûche du 24 se fait le 10, et le soir de Noël il n'y a plus qu'à démouler.

Comment la démouler et la trancher ?

En tirant sur les bords du film, sur le plat froid ; lissée d'une spatule chaude, décorée, et quinze minutes au réfrigérateur. Tranchée au couteau long trempé dans l'eau chaude et essuyé entre chaque part de 2 cm.

Quel vin servir avec ?

Un crémant demi-sec ou rosé, à 6 °C, aussi froid que la bûche : sur un dessert glacé, le vin se sert à la température du dessert, et seules les bulles et le sucre d'un crémant résistent à ce froid. Jamais un liquoreux tranquille, muet glacé.

La bûche glacée est apparue dans les pâtisseries dans les années soixante, avec les congélateurs domestiques, comme alternative à la bûche roulée à la crème au beurre, trop riche après un repas de fête ; les glaciers en ont fait leur spécialité de décembre, et elle est restée, parce qu'elle plaît aux enfants comme aux convives repus. La forme est celle de la bûche, le principe est celui de la bombe glacée : deux glaces emboîtées, la seconde révélée par la coupe. Vanille et framboise est le couple classique, le blanc et le rose, le doux et l'acide.

L'insert, deux jours avant : un sorbet de framboise, 500 g de framboises fraîches ou surgelées, mixées avec 120 g de sucre, 8 cl d'eau, une cuillère de glucose ou de miel, le jus d'un demi-citron, passées au tamis pour retirer les graines, la purée réfrigérée puis turbinée vingt minutes ; ou, plus vite, 500 g de sorbet de framboise de glacier, ramolli dix minutes. Le sorbet moulé en boudin de 4 cm de diamètre et de la longueur du moule à bûche, 25 cm : dans une gouttière à insert, ou dans un rouleau de papier cuisson fermé aux bouts, ou dans un moule à cake étroit tapissé de film, la surface lissée, et congelé dur, six heures au moins, une nuit de préférence. Le cœur doit être pris à cœur pour supporter la glace coulée autour sans se mêler à elle.

La glace à la vanille, le lendemain, sur une crème anglaise : 50 cl de lait entier et 25 cl de crème fleurette portés à frémissement avec deux gousses de vanille fendues et grattées, infusées dix minutes à couvert ; 6 jaunes blanchis avec 140 g de sucre et une cuillère de glucose, le lait chaud versé dessus en fouettant, remis dans la casserole et cuit à la nappe, 83 °C, en remuant à la spatule jusqu'à ce que la crème nappe et que le doigt y laisse une trace nette, sans bouillir jamais ; passée au chinois, refroidie vite dans un bain de glace, et réfrigérée quatre heures, glaciale. Turbinée vingt-cinq minutes, jusqu'à une glace prise mais encore souple, celle qui se coule ; sans sorbetière, congelée en bac deux heures et fouettée au robot une minute, en crème épaisse. Les jaunes de la crème anglaise donnent à la glace son onctueux et l'empêchent de durcir comme une pierre : c'est la différence entre une bûche de glacier et une bûche de supermarché.

Le montage, aussitôt, la glace vanille souple : un moule à bûche, une gouttière de 25 cm, ou un moule à cake, chemisé de film alimentaire bien tendu, en laissant dépasser les bords, ou de rhodoïd pour une surface lisse. La moitié de la glace vanille versée dans le moule, tapée sur le plan de travail pour chasser l'air, un creux dessiné au centre à la spatule ; le boudin de sorbet sorti du congélateur, démoulé, posé au centre et enfoncé légèrement ; le reste de la glace vanille par-dessus, en couvrant bien les côtés du sorbet, lissée à la spatule au ras du moule. Pour un socle, une couche de biscuit pressée dessus, une génoise fine, des biscuits à la cuillère imbibés, ou une dacquoise, qui sera le dessous de la bûche et lui donnera un support pour la trancher ; ou rien, et c'est une bûche tout en glace. Le film rabattu, une nuit au congélateur, douze heures : la bûche prend en un bloc et les deux glaces se soudent.

Le service : la bûche démoulée sur le plat de service, le film retiré, la surface lissée d'une spatule chaude, et mise au réfrigérateur, pas sur la table, dix à quinze minutes avant de servir : trop dure, elle casse au couteau et n'a pas de goût, trop molle, elle s'affaisse. Décorée au moment de framboises fraîches en ligne sur le dessus, de quelques feuilles de menthe, d'éclats de meringue, ou d'un voile de sucre glace ; la version de pâtissier la nappe d'un glaçage blanc ou la masque d'une crème fouettée, mais elle est plus belle nue, blanche, avec ses framboises. Tranchée au couteau long trempé dans l'eau chaude et essuyé entre chaque tranche, en parts de 2 cm : le rose au centre du blanc, et la table qui fait « oh ». Avec un coulis de framboise froid, des framboises fraîches, des tuiles ou des sacristains pour le croquant. Elle se prépare une semaine avant, ce qui, le 24 décembre au soir, est la plus grande de ses qualités.

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