Samgyeopsal coréen : tranches de poitrine de porc grillées sur une plaque avec ail, kimchi, feuilles de salade et bol de ssamjang

Plat principal

Samgyeopsal : la poitrine de porc grillée coréenne

Le barbecue coréen dans sa version la plus aimée : de la poitrine de porc grillée nature, croustillante aux bords, qu’on enveloppe dans une feuille de salade avec de l’ail, du ssamjang et un peu de kimchi. Zéro marinade, tout le plaisir du geste à table.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 15 min
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Facile
  • Été

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • plancha (ou plaque de cuisson / poêle en fonte)
  • couteau
  • planche à découper
  • casserole (pour le riz)

L'astuce du chef

Trois gestes font le samgyeopsal. 1° La coupe : une poitrine de porc en tranches de 6 à 8 mm, ni trop fines (elles sèchent) ni trop épaisses (elles restent molles au centre). 2° La cuisson sans gras ajouté, à feu vif : le porc rend sa graisse, on ne le retourne qu’une fois par face pour caraméliser, et on utilise la plaque grasse pour saisir ail, oignon et kimchi. 3° La bouchée : coupée aux ciseaux, elle se mange en ssam, enveloppée dans une feuille de salade avec ssamjang, ail et kimchi. Le porc doit être cuit à cœur.

Préparation pas à pas

  1. Préparer les accompagnements 15 min

    Lavez et essorez la salade et la périlla. Émincez l’ail en fines lamelles et l’oignon. Égouttez le kimchi. Répartissez ssamjang, sel de sésame et kimchi dans de petits bols. Faites cuire le riz.

  2. Chauffer la plaque 3 min

    Faites chauffer la plancha ou une poêle en fonte à feu vif, sans matière grasse : la poitrine rendra la sienne.

  3. Griller le porc 8 min

    Déposez les tranches de porc et laissez-les dorer 3 à 4 minutes par face, sans les manipuler, jusqu’à ce qu’elles soient croustillantes et cuites à cœur, sans trace rosée.

  4. Saisir ail, oignon et kimchi 4 min

    Poussez le porc sur un côté et faites revenir l’ail, l’oignon et un peu de kimchi dans la graisse rendue, jusqu’à coloration.

  5. Couper et servir 3 min

    Coupez le porc en morceaux de 3 cm aux ciseaux directement sur la plaque. Servez aussitôt avec tous les accompagnements.

  6. Composer le ssam

    À chacun de garnir une feuille de salade : un morceau de porc, une pointe de ssamjang, une lamelle d’ail, un peu de kimchi. On referme la feuille et on mange d’une bouchée.

Le conseil du caviste

Plat gras, aillé et grillé, le samgyeopsal appelle une boisson fraîche et désaltérante : la bière blonde est le réflexe coréen, le thé d’orge glacé sa version sans alcool. Si vous préférez le vin, choisissez un blanc sec vif et aromatique servi à 9 °C, qui tranche le gras sans se laisser dominer par l’ail et le piment. Évitez les rouges tanniques, mal à l’aise avec le piquant.

Dépannage

Le porc reste mou et pâle

La plaque n’était pas assez chaude ou vous avez surchargé la surface : cuisez à feu vif, en petites quantités, sans remuer trop tôt.

Ça fume beaucoup et éclabousse

La graisse de la poitrine est très fluide : baissez d’un cran, essuyez l’excès de gras et travaillez près d’une fenêtre ou sous la hotte.

C’est trop gras en bouche

Multipliez la salade et le kimchi dans le ssam : leur fraîcheur et leur acidité équilibrent le gras du porc.

Les tranches collent à la plaque

Attendez qu’une croûte dorée se forme : le porc se décolle tout seul quand il est saisi, ne forcez pas avant.

Conservation & préparation anticipée

Le porc grillé se garde 2 jours au réfrigérateur, dans une boîte hermétique, et se réchauffe à la poêle jusqu’à ce qu’il soit brûlant à cœur. Le kimchi se conserve plusieurs semaines au frais. Ne laissez pas la viande cuite plus de 2 heures à température ambiante.

Variantes

Mariné (au sel et sésame)

Faites mariner 30 minutes le porc dans un peu d’huile de sésame, de sel et de poivre pour une chair plus parfumée, à la manière du samgyeopsal assaisonné.

Au barbecue

En été, grillez les tranches au barbecue plutôt qu’à la plancha : la fumée ajoute une note délicieuse, en surveillant bien la cuisson à cœur.

Avec du doenjang jjigae

Servez à côté un petit ragoût de pâte de soja fermentée (doenjang jjigae) : c’est l’accompagnement chaud classique du samgyeopsal.

Questions fréquentes

Faut-il mariner la poitrine de porc ?

Non : le samgyeopsal classique se grille nature, sans marinade. Tout le goût vient de la cuisson, du ssamjang et des accompagnements. Une version marinée au sel et au sésame existe, mais c’est une variante.

Par quoi remplacer les feuilles de périlla ?

Si vous n’en trouvez pas, contentez-vous de la laitue : la périlla apporte une note anisée agréable mais n’est pas indispensable au plat.

Quelle salade pour le ssam ?

Une laitue à feuilles souples et larges (batavia, feuille de chêne, sucrine) qui se plie facilement autour de la viande sans se déchirer.

Peut-on le faire sans plancha ?

Oui : une poêle en fonte bien chaude ou un grill fait parfaitement l’affaire. L’essentiel est une surface très chaude pour saisir et croustiller la poitrine.

Qu’est-ce que le ssamjang ?

Une pâte d’assaisonnement coréenne à base de pâte de soja (doenjang) et de pâte de piment (gochujang), relevée d’ail et de sésame. On la trouve toute prête en épicerie asiatique.

Le samgyeopsal — littéralement « trois couches de chair » — est le barbecue coréen le plus populaire : de la poitrine de porc épaisse, grillée nature sur la plaque au milieu de la table, puis enveloppée bouchée par bouchée. Pas de sauce sucrée, pas de marinade : juste le porc, le feu et les accompagnements. La recette est ci-dessus ; voici l’esprit du repas et l’accord du caviste.

L’art du ssam, la bouchée enveloppée

Tout le rituel tient dans le ssam : on pose une feuille de laitue (ou de périlla) dans la paume, un morceau de porc grillé, une pointe de ssamjang (pâte de soja et piment), une lamelle d’ail grillé, un peu de kimchi, puis on referme et on avale d’un coup. Le porc se coupe aux ciseaux directement sur la plaque, quand il est bien doré. Un bol de sel de sésame avec un filet d’huile de sésame sert de second trempage. La graisse fondue de la poitrine sert aussi à saisir l’ail, l’oignon et le kimchi sur les bords de la plaque.

Choisir et cuire la poitrine

Prenez une poitrine de porc fraîche, non salée, en tranches de 6 à 8 mm : assez épaisses pour rester moelleuses, assez fines pour croustiller. On la cuit sans matière grasse ajoutée — elle rend la sienne — à feu vif, en la retournant une seule fois par face pour un beau dorage. Le porc se déguste toujours bien cuit, à cœur : plus de rosé, une chair nacrée et des bords caramélisés.

Quelle boisson avec le samgyeopsal ?

Le réflexe coréen, c’est la bière blonde bien fraîche : légère et désaltérante, elle nettoie le palais entre deux bouchées grasses et épicées. Un thé d’orge glacé (boricha) joue le même rôle sans alcool. Côté vin, si vous voulez rester à table, un blanc sec vif et un brin aromatique tient tête au gras et à l’ail : un Bordeaux blanc sec servi à 9 °C fait très bien l’affaire.

Un repas coréen complet

Prolongez la table avec un bulgogi mariné, un kimchi maison et une crêpe pajeon, ou terminez sur un bibimbap. Nos cavistes vous guident en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et à Creysse.

Allergènes

Le ssamjang et la sauce soja contiennent du soja et du gluten (blé) ; l’huile et le sel de sésame contiennent du sésame. La poitrine de porc doit être cuite à cœur, sans trace rosée. Servez le kimchi bien frais et ne laissez pas la viande grillée plus de 2 heures à température ambiante.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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