Sufganiyot dorés au sucre glace sur marbre blanc, l'un ouvert sur la confiture de framboise

Dessert

Sufganiyot, les beignets de Hanoukka : frits à 170 °C seulement, la ligne pâle au milieu prouve que la pâte a bien levé

Les sufganiyot sont les beignets ronds fourrés à la confiture qu'Israël mange par millions à Hanoukka. Une pâte levée riche en œufs, frite à 170 °C, dix degrés de moins que d'ordinaire, pour que le cœur cuise avant que la croûte brunisse ; et la ligne pâle qui ceinture chaque beignet est la preuve qu'il a bien levé : il flotte à demi, et sa taille ne touche jamais l'huile.

  • Préparation : 40 min
  • Cuisson : 20 min
  • Repos : 2 h de pousse en deux fois
  • Économique
  • 12 beignets
  • Moyen
  • Hiver
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Ingrédients

12 beignets

Ustensiles

  • UN THERMOMÈTRE DE FRITURE (L'OUTIL DU PLAT : 170 °C, tenus)
  • une casserole haute ou une friteuse (8 cm d'huile, trois beignets à la fois)
  • un emporte-pièce de 7 cm (des disques nets qui gonflent rond)
  • une poche à douille fine, ou une seringue de cuisine (pour injecter la confiture par le côté)
  • une grille sur une plaque (égoutter sans ramollir)
  • un tamis (sucre glace au dernier moment)

L'astuce du chef

À Hanoukka, on célèbre l'huile, donc la friture. Latkes en Europe, sufganiyot en Israël.

Vingt millions en huit jours. Bien meilleurs faits à la maison, à deux conditions.

La première : la température de l'huile. Un beignet levé est épais et gonfle encore.

À 180 °C, la croûte est brune en deux minutes, le centre est cru. On frit à 170 °C.

Deux à trois minutes par face : la croûte dore lentement, le cœur cuit. L'exception à la règle des 180.

La seconde : la ligne pâle. Une bande claire à la taille du beignet.

Ce n'est pas un défaut, c'est la signature. La pâte était assez légère pour flotter.

À demi émergée, seules ses deux faces touchent l'huile. L'une après l'autre.

Un beignet qui coule et brunit tout autour n'a pas assez poussé. Dense et lourd.

La pâte est une brioche à l'huile, poussée deux fois, jusqu'au doublement. Détaillée à l'emporte-pièce.

La confiture s'injecte après, à la poche, par le côté, dans le beignet tiède. Avant, elle fuit dans l'huile.

Sucre glace au dernier moment. Et l'on mange le jour même.

Préparation pas à pas

  1. Dissoudre la levure dans le lait tiède avec une pincée de sucre, 10 min 10 min

    Elle mousse.

  2. Mélanger farine, sucre, sel ; ajouter levure, œufs, jaune, huile, vanille ; pétrir 10 min 15 min

    Lisse et élastique, un peu collante.

  3. Première pousse 1 h, couverte, jusqu'au doublement 1 h

    À température ambiante.

  4. Étaler à 1,5 cm, détailler 12 disques de 7 cm, poser sur des carrés de papier cuisson 10 min

    Le papier évite de les déformer.

  5. Seconde pousse 45 min à 1 h, JUSQU'AU DOUBLEMENT 1 h

    C'est ce qui les fera flotter.

  6. Chauffer l'huile à 170 °C 8 min

    Thermomètre.

  7. Frire par 3, papier retiré, 2 à 3 min par face, jusqu'au doré 20 min

    La ligne pâle apparaît à la taille : ils flottent.

  8. Égoutter, injecter la confiture par le côté encore tiède, sucre glace 10 min

    Manger le jour même.

Le conseil du caviste

Un beignet chaud, sucré, à la confiture de fruits rouges, mangé au goûter ou en fin de repas de fête.

Le Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C, dont le fruit rouge répond à la framboise.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 7 °C, un peu plus doux.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 8 °C.

On accorde à la confiture, pas au beignet. La pâte frite est neutre, douce et grasse : elle accepte tout. C'est le fourrage qui a du goût, et un fourrage de fruits rouges, acidulé, appelle un vin qui a ce même fruit : un rosé, et pétillant, puisque le beignet est frit. Fourré à la crème pâtissière, le même beignet appellerait un demi-sec blanc ; au chocolat, un moelleux riche. Le beignet est un contenant : on lit l'étiquette du dedans.

À éviter : un liquoreux lourd, et tout vin sec.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux 9,90 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mes beignets sont bruns dehors et crus dedans

Huile à 180 °C ou plus. 170 °C au thermomètre, et deux à trois minutes par face : le cœur a le temps.

Ils n'ont pas de ligne pâle et sont lourds

Pas assez poussés : ils coulent et brunissent tout autour. Seconde pousse jusqu'au doublement, une heure s'il le faut.

La confiture a fui dans l'huile

Fourrés avant la friture. On injecte après, à la poche, par le côté, dans le beignet tiède.

Ils ont bu l'huile

Huile trop froide, sous 165 °C, ou trop de beignets d'un coup. Trois à la fois, et on laisse remonter la température entre chaque fournée.

Ils se sont déformés en les posant dans l'huile

Pousse sur des carrés de papier cuisson : on soulève par le papier, on dépose, on retire le papier à la pince.

Le sucre glace a fondu

Posé sur des beignets chauds. On saupoudre tièdes ou froids, au moment de servir.

Conservation & préparation anticipée

Les sufganiyot se mangent le jour même, dans les six heures : c'est un beignet.

Le lendemain, 5 min au four à 160 °C les ranime un peu ; le sucre glace se refait après.

Ils ne se congèlent pas fourrés ; nature, cuits, 1 mois, puis four et confiture.

La pâte se garde une nuit au réfrigérateur après la première pousse : on détaille et on frit le lendemain.

L'huile de friture se filtre et se réutilise deux fois pour du sucré.

Variantes

Sufganiyot à la crème pâtissière

La version des pâtisseries de Tel-Aviv, avec un demi-sec blanc.

Sufganiyot au dulce de leche

Fourrés de confiture de lait, glacés au chocolat : la version argentine.

Les beignets lyonnais

Nos bugnes lyonnaises.

La friture de Madrid

Nos churros espagnols.

Questions fréquentes

Pourquoi 170 °C et pas 180 ?

Parce qu'un beignet levé est épais : à 180 °C, la croûte brunit avant que le centre cuise. Dix degrés de moins laissent le temps au cœur.

Que signifie la ligne pâle ?

Que la pâte a bien levé : assez légère pour flotter, seules ses deux faces ont touché l'huile. Un beignet sans ligne pâle a coulé, il est dense.

Pourquoi fourrer après ?

Fourrée avant, la confiture fuit dans l'huile et brûle. On injecte à la poche, par le côté, dans le beignet tiède.

Quelle confiture ?

Fraise ou framboise, lisse, sans morceaux, pour passer dans la douille. On peut la chauffer et la passer au tamis.

Combien de temps se gardent-ils ?

Six heures. C'est un beignet : on le mange le jour même.

Quel vin servir avec ?

Un crémant rosé : on accorde à la confiture de fruits rouges, pas au beignet, qui est neutre.

À Hanoukka, on célèbre l'huile, et donc la friture : les latkes en Europe de l'Est, les sufganiyot en Israël, où l'on en vend vingt millions en huit jours. Ce sont des beignets ronds, sans trou, dorés, fourrés de confiture de fraise ou de framboise et poudrés de sucre glace, et ils sont bien meilleurs faits à la maison, à condition de comprendre deux choses.

La première est la température de l'huile. Un beignet de pâte levée est épais, quatre à cinq centimètres, et gonfle encore en friture ; à 180 °C, la température habituelle, la croûte est brune en deux minutes alors que le centre est encore cru. On frit donc à 170 °C, thermomètre en main, deux à trois minutes par face : la croûte dore lentement pendant que la chaleur atteint le cœur. C'est l'exception à la règle des 180 °C, et elle vaut pour tous les beignets épais.

La seconde est la ligne pâle. Un sufganiyah bien fait porte à sa taille une bande claire, plus pâle que le dessus et le dessous. Ce n'est pas un défaut, c'est la signature : elle prouve que la pâte, bien levée, était assez légère pour flotter, à demi émergée, et que seules ses deux faces ont touché l'huile, l'une après l'autre. Un beignet qui coule et brunit tout autour est un beignet dont la pâte n'a pas assez poussé, dense et lourd.

La pâte est une pâte à brioche à l'huile : farine, œufs, sucre, un peu d'huile, du lait ou de l'eau, de la levure, pétrie jusqu'à ce qu'elle soit lisse et élastique, poussée deux fois. On détaille des disques à l'emporte-pièce, on les laisse pousser jusqu'à ce qu'ils doublent, et l'on frit. La confiture s'injecte après, à la poche munie d'une douille fine, par le côté, dans le beignet encore tiède : fourrer avant de frire, c'est la voir fuir dans l'huile. Sucre glace au dernier moment, et l'on mange le jour même.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

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