Tahdig démoulé, galette de riz basmati au safran à la croûte dorée, une part coupée, coupelle de safran

Accompagnement

Tahdig, le riz croustillant iranien : un torchon sous le couvercle absorbe la vapeur, et c'est lui qui fait la croûte

Le tahdig (« fond de la marmite ») est la croûte de riz dorée et croustillante qui se forme au fond de tout riz iranien, et qu'on se dispute à table. Un riz basmati trempé, précuit six minutes, égoutté, puis remis en casserole sur un fond d'huile, de yaourt et de safran, et cuit quarante-cinq minutes avec, sous le couvercle, un torchon qui absorbe la vapeur : c'est lui qui rend le riz sec et la croûte croquante.

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 55 min
  • Repos : 1 h de trempage du riz
  • Économique
  • 6 personnes
  • Moyen
  • Toute l'année
Aller à la recette

Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UN TORCHON PROPRE ET UNE CASSEROLE ANTIADHÉSIVE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : le torchon sous le couvercle, coins noués dessus)
  • une grande marmite d'eau bouillante (pour la précuisson)
  • une passoire (égoutter le riz précuit)
  • un pilon (pour piler le safran avec une pincée de sucre)
  • le manche d'une cuillère en bois (pour percer le dôme de riz)
  • un grand plat rond (on retourne la casserole dessus d'un coup)

L'astuce du chef

Un Iranien juge une cuisinière à son tahdig. Le fond de la marmite.

Un disque doré, croustillant, safrané, dont chacun réclame sa part. Démoulé d'un coup.

Le basmati est trempé une heure dans l'eau salée. Le grain s'allonge et ne casse pas.

Puis précuit six minutes dans une grande eau, comme des pâtes. Tendre dehors, ferme au centre.

Puis égoutté. Le riz ne cuit jamais dans une eau mesurée : il cuit à sa propre vapeur.

Au fond de la casserole, le fond de croûte : huile, yaourt, safran, une couche de riz tassée. Le reste en dôme.

On perce le dôme pour que la vapeur circule. Et l'on couvre.

Non pas d'un simple couvercle : d'un couvercle enveloppé d'un torchon. Coins noués dessus.

La vapeur se condense sur le couvercle. Sans torchon, elle retombe en gouttes et mouille le riz.

Avec le torchon, elle est absorbée : le riz sèche en cuisant. Et le fond dore au contact de l'huile.

Dix minutes à feu moyen, trente-cinq à feu très doux. Sans ouvrir.

Une minute dans l'eau froide pour décoller, un plat, et l'on retourne. La croûte coiffe le riz.

Préparation pas à pas

  1. Rincer le riz jusqu'à l'eau claire, tremper 1 h dans l'eau salée 1 h

    Le grain s'allonge.

  2. Précuire 6 min dans 3 l d'eau bouillante salée, égoutter 8 min

    Tendre dehors, ferme au centre.

  3. Piler et infuser le safran ; mélanger huile, yaourt, moitié du safran au fond de la casserole 3 min

    Le fond de croûte.

  4. Une couche de riz mêlée au fond, tassée ; le reste en dôme, sans tasser 3 min

    Percer 5 trous avec un manche.

  5. Beurre fondu et reste de safran sur le dessus 1 min

    Pour les grains jaunes.

  6. COUVERCLE ENVELOPPÉ D'UN TORCHON, coins noués ; 10 min feu moyen 10 min

    La croûte se lance ; la vapeur est absorbée.

  7. 35 min à feu très doux, sans ouvrir 35 min

    Le riz sèche, le fond dore.

  8. Casserole 1 min dans l'eau froide, plat dessus, retourner d'un coup 2 min

    La croûte dorée coiffe le riz.

Le conseil du caviste

Un riz safrané, beurré, croustillant, qui accompagne les khoresh iraniens mais se mange aussi seul, avec un yaourt.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 10 °C, rond, sur le safran et le beurre.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc à 10 °C.

Le Tour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C, sur la croûte.

Le safran est un arôme chaud qui appelle un blanc rond. Le safran ne sent pas la fleur ni le fruit : il sent le foin, le miel, le cuir, avec une pointe amère, des arômes chauds et secs qui écrasent un blanc vif et floral. Il faut un blanc qui ait de la chair, du sémillon, du chardonnay, un peu de gras, pour porter le safran au lieu de lutter contre lui. C'est vrai du tahdig, de la paella, du risotto milanais, de la bouillabaisse : dès qu'il y a du safran, on épaissit le blanc.

À éviter : un sauvignon vif et herbacé, en contradiction avec le safran.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Pas de croûte, le fond est mou

Pas de torchon, ou feu trop doux au départ. Le torchon sous le couvercle, et dix minutes à feu moyen pour lancer la croûte avant de baisser.

La croûte a brûlé

Feu moyen trop longtemps. Dix minutes, pas plus, puis feu très doux pendant trente-cinq minutes ; une casserole à fond épais répartit la chaleur.

Le riz est collé et mouillé

Pas précuit, ou pas égoutté, ou pas de torchon. Six minutes dans une grande eau, égoutté, et le torchon qui absorbe la vapeur.

Les grains sont cassés

Pas de trempage, ou riz de mauvaise qualité, ou remué. Une heure de trempage, un vrai basmati, et on ne remue jamais.

Elle ne se démoule pas

Une minute, le fond de la casserole dans l'eau froide de l'évier : la croûte se contracte et se décolle.

Le riz n'est pas jaune

Safran pas pilé ni infusé. On le pile avec une pincée de sucre, on l'infuse dans l'eau chaude dix minutes : la couleur sort.

Conservation & préparation anticipée

Le tahdig se mange dans l'heure : la croûte ramollit en refroidissant.

Le riz seul se garde 2 jours au réfrigérateur et se réchauffe à la vapeur, ou à la poêle avec un peu de beurre pour refaire une croûte.

La croûte froide, le lendemain, se casse en morceaux et se grignote : c'est un biscuit salé.

Le riz trempé et précuit se garde 24 h au frais, égoutté : on finit la cuisson le lendemain.

Le safran infusé se garde 1 semaine au frais, en petit bocal.

Variantes

Tahdig à la pomme de terre

Des rondelles de pomme de terre fines au fond, sous le riz : la croûte est faite de pommes de terre dorées.

Tahdig au pain

Un pain plat lavash au fond de la casserole : la version des restaurants.

Le riz de fête turc

Notre riz pilaf.

Le ragoût qu'il accompagne

Notre ghormeh sabzi.

Questions fréquentes

Pourquoi un torchon sous le couvercle ?

Pour absorber la vapeur qui se condense : sans lui, elle retombe en gouttes, mouille le riz et ramollit la croûte. Avec lui, le riz sèche et le fond croustille.

Pourquoi précuire le riz ?

Pour que chaque grain soit séparé : le riz ne cuit pas dans une eau mesurée mais à sa propre vapeur, après six minutes dans une grande eau comme des pâtes.

Quel riz ?

Un vrai basmati, long, de bonne qualité, trempé une heure. Un riz rond ou étuvé ne fait pas de tahdig.

Comment le démouler ?

Une minute, le fond de la casserole dans l'eau froide, puis un grand plat posé dessus et l'on retourne d'un coup.

Antiadhésif ou pas ?

Antiadhésif à fond épais, c'est le plus sûr. En inox, il faut plus d'huile et le passage à l'eau froide.

Quel vin servir avec ?

Un blanc rond, sémillon en tête : le safran est un arôme chaud qui écrase les blancs vifs et appelle la chair.

Un Iranien juge une cuisinière à son tahdig. Le riz iranien, chelow, est un riz basmati cuit en deux temps, dont chaque grain est séparé, long, léger ; et le tahdig est ce qui se forme dessous, au contact de la casserole : un disque doré, croustillant, safrané, qu'on démoule en retournant la casserole d'un coup, et dont chaque convive réclame sa part.

La méthode est celle de tous les riz persans. Le basmati est trempé une heure dans l'eau salée, ce qui allonge le grain et l'empêche de casser ; puis précuit six minutes dans une grande eau bouillante salée, comme des pâtes, jusqu'à ce qu'il soit tendre dehors et encore ferme au centre ; puis égoutté. C'est cette précuisson qui fait le grain séparé : le riz ne cuit jamais dans une quantité d'eau mesurée, comme un riz pilaf, il cuit à la vapeur de sa propre humidité.

Au fond de la casserole, on met le fond de croûte : de l'huile, une cuillère de yaourt, du safran infusé, et une couche de riz mêlée à ce mélange, tassée. Puis le reste du riz, en dôme, sans tasser, percé de quelques trous pour que la vapeur circule. Et l'on couvre, non pas d'un simple couvercle, mais d'un couvercle enveloppé d'un torchon propre, dont les coins sont noués sur le dessus. C'est le geste qui fait tout : la vapeur qui monte du riz se condense sur le couvercle, et sans le torchon, elle retomberait en gouttes sur le riz, le mouillerait, et ramollirait la croûte ; avec lui, elle est absorbée, le riz sèche en cuisant, et le fond, au contact de l'huile chaude, dore et croustille.

Dix minutes à feu moyen pour lancer la croûte, puis trente-cinq minutes à feu très doux. On plonge le fond de la casserole une minute dans l'eau froide pour décoller, on pose un grand plat dessus, et l'on retourne d'un coup : le riz blanc et safrané est coiffé de sa croûte dorée.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €

Voir tous nos vins →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Tahdig, le riz croustillant iranien
Retour