Plat en terre cuite de veau aux olives corse, morceaux de veau braisés en sauce brune avec olives vertes et romarin, assiette de polenta, verre de vin rouge, table de bois

Plat principal

Veau aux olives à la corse : de l'épaule saisie avec de la panzetta, mouillée au vin blanc et à la tomate, deux heures à couvert, et les olives vertes blanchies deux fois et ajoutées à la fin

Le veau aux olives est le plat du dimanche de toute la Corse, celui que l'on trouve dans chaque auberge de l'intérieur : des morceaux d'épaule de veau saisis avec de la panzetta, la poitrine de porc corse, mouillés de vin blanc et de tomate, parfumés au romarin et au laurier, et mijotés deux heures à couvert jusqu'à ce que le veau se défasse et que la sauce soit brune et courte. Les olives vertes, ajoutées au dernier quart d'heure seulement, ont été blanchies deux fois à l'eau : sans cela, leur sel et leur amertume prennent toute la sauce, et c'est l'erreur qui fait les mauvais veaux aux olives. On le sert avec de la polenta de châtaigne ou des pâtes.

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 2 h 30
  • Repos : Aucun
  • Moyen
  • 6 personnes
  • Facile
  • Automne, hiver
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UNE COCOTTE EN FONTE (L'OUTIL DU PLAT : saisir, puis deux heures à couvert)
  • une petite casserole (blanchir les olives, deux fois)
  • une écumoire (sortir le veau par fournées)
  • du papier absorbant (sécher la viande avant de la saisir)
  • une cuillère en bois (gratter le fond au vin blanc)
  • un plat en terre (servir à la corse)

L'astuce du chef

Le veau corse a couru dans le maquis ; à défaut, une épaule fermière avec ses nerfs. Ils font le corps de la sauce.

La panzetta d'abord, pour son gras. Le porc cuit le veau.

Le veau saisi par petites fournées, brun sur chaque face. Une cocotte encombrée bout au lieu de rôtir.

Oignons, ail, concentré, puis le vin blanc réduit de moitié. L'acide qui tient la sauce.

Tomates, romarin, laurier, eau juste à hauteur. Jamais noyé.

Deux heures à couvert, à feu très doux. La viande se défait sous la cuillère.

La sauce doit être brune, épaisse, courte. Trop longue, dix minutes à découvert.

Les olives se blanchissent deux fois, à l'eau froide portée à ébullition. Le sel et l'amertume de la saumure s'en vont.

Ce que garde l'olive blanchie, c'est son fruit, doux. Sans blanchiment, le veau disparaît sous le sel.

Elles entrent le dernier quart d'heure. Parfumées, pas ramollies.

Le sel se rectifie à la fin, jamais avant. Panzetta et olives en apportent.

Polenta de châtaigne ou pâtes larges, et le jus par-dessus. Le dimanche corse.

Préparation pas à pas

  1. Panzetta rissolée dans l'huile, gras rendu ; retirer 5 min

    Le gras du porc pour le veau.

  2. Veau saisi par petites fournées jusqu'au brun, 10 min chacune ; retirer 25 min

    C'est là que se fait la sauce.

  3. Oignons et ail 5 min, concentré 1 min, vin blanc pour déglacer, réduit de moitié 10 min

    Gratter le fond.

  4. Veau, panzetta, tomates, romarin, laurier, poivre, eau à hauteur 3 min

    Juste à hauteur.

  5. À couvert, 2 h, feu très doux ou four 150 °C ; remuer une fois 2 h

    La viande se défait, la sauce est brune et courte.

  6. Olives à l'eau froide, ébullition, égouttées ; recommencer 10 min

    Deux fois : le sel et l'amertume s'en vont, le fruit reste.

  7. Olives dans la cocotte, 15 min 15 min

    Parfumées, pas ramollies.

  8. Rectifier le sel à la fin ; polenta ou pâtes, le jus dessus 5 min

    Il en manque rarement.

Le conseil du caviste

Du veau braisé au vin blanc et à la tomate, parfumé au romarin, avec des olives vertes.

Le Château Beynat Castillon Côtes de Bordeaux à 16 °C, tanin franc, fruit mûr.

Le Château Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge à 16 °C.

Le Château les Farcies du Pech Pécharmant à 16 °C, plus terrien.

Les herbes résineuses appellent le tanin, les herbes tendres le fuient. Le romarin, le thym, le laurier, la sarriette du maquis sont des herbes à résine : leurs huiles essentielles, camphrées, poivrées, laissent en bouche une sensation sèche et chaude qui trouve dans le tanin d'un rouge un partenaire de même nature, et le vin paraît alors plus long et plus fruité. Le basilic, la menthe, la coriandre, herbes tendres et vertes, font l'inverse : elles rendent le tanin métallique, et veulent le blanc ou le rosé. Un veau, viande blanche, cuit au vin blanc, boirait du blanc sans le romarin ; avec lui, c'est un rouge de tanin franc. C'est l'herbe qui a tranché.

À éviter : un blanc, qui laisse le romarin seul et sec en bouche, et un rouge boisé, qui s'additionne à la résine.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Château Moulin Caresse Cent pour 100 RougeChâteau Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge 16,00 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Ma sauce est trop salée

Olives pas blanchies, ou salée avant la fin. Deux blanchiments, et le sel seulement au moment de servir, après avoir goûté.

Elle est amère

Même cause : la saumure des olives, ou des olives cuites deux heures. Blanchies deux fois et ajoutées au dernier quart d'heure.

Le veau est sec

Une viande trop maigre, ou une cuisson à découvert. De l'épaule, avec ses nerfs, et deux heures à couvert : les nerfs deviennent la sauce.

La sauce est claire et liquide

Veau pas assez saisi, trop d'eau. Brun franc sur chaque face, eau juste à hauteur, et dix minutes à découvert à la fin s'il le faut.

Le veau est dur

Pas assez cuit. On rajoute trente minutes : il doit se défaire sous la cuillère.

Les olives sont molles et grises

Cuites trop longtemps. Quinze minutes en fin de cuisson, pas plus.

Conservation & préparation anticipée

Le veau aux olives se garde 3 jours au réfrigérateur et il est meilleur le lendemain.

Il se congèle 3 mois, sans les olives de préférence, que l'on ajoute au réchauffage.

On réchauffe à feu doux, à couvert, 20 min, avec un peu d'eau si la sauce a figé.

La polenta se fait au moment ; un reste se coupe en tranches et se poêle.

Les olives blanchies se gardent 3 jours au frais, dans un peu d'huile.

Variantes

Veau aux olives et aux cèpes

Une poignée de cèpes secs trempés, avec leur eau, dans le mijotage : la version d'automne du Niolu.

Sauté de veau aux olives noires

Des olives noires à la place des vertes, pas de blanchiment nécessaire, une sauce plus sombre : celle du sud de l'île.

Le veau braisé de l'autre côté

Notre osso buco à la milanaise.

L'accompagnement

Notre polenta, et notre tapenade pour l'apéritif qui précède.

Questions fréquentes

Pourquoi blanchir les olives ?

Les olives en saumure sont salées et amères ; deux passages à l'eau froide portée à ébullition retirent le sel et l'amertume et laissent le fruit. Sans cela, la sauce est immangeable.

Pourquoi les ajouter à la fin ?

Deux heures de cuisson les rendent molles, grises et amères. Un quart d'heure suffit à les parfumer.

Quel morceau de veau ?

L'épaule, avec ses nerfs et son collagène, qui font une sauce onctueuse. Le tendron et le jarret conviennent aussi ; pas de noix, trop maigre.

Qu'est-ce que la panzetta ?

La poitrine de porc corse, séchée et parfois fumée. À défaut, une poitrine fumée fait l'affaire.

Avec quoi le servir ?

De la polenta, idéalement de farine de châtaigne, ou des pâtes larges ; en Corse, souvent des pâtes. Le jus doit être bu par l'accompagnement.

Quel vin servir avec ?

Un rouge de tanin franc à 16 °C : le romarin est une herbe résineuse, et les herbes résineuses appellent le tanin.

Le veau corse est un veau de lait qui a couru dans le maquis, et il a plus de goût que le veau de batterie : à défaut, on prend une épaule de veau fermier, avec ses os et ses nerfs, qui donneront le corps de la sauce. Les olives sont celles de l'île, vertes, grosses, en saumure, mais toute olive verte de saumure convient, à condition d'un geste que les recettes oublient : les blanchir.

La viande : 1,2 kg d'épaule de veau coupée en cubes de 5 cm, séchée au papier, salée. Dans une cocotte, 2 cuillères d'huile d'olive, et 100 g de panzetta en lardons, ou de poitrine de porc fumée, rissolés jusqu'à ce que le gras soit rendu ; on les retire. Dans ce gras, on saisit le veau par petites quantités, sans encombrer la cocotte, jusqu'à ce que chaque face soit brune : c'est long, dix minutes par fournée, et c'est là que se fait la sauce. On retire, on met deux oignons émincés et trois gousses d'ail, cinq minutes, une cuillère de concentré de tomate, une minute, puis 25 cl de vin blanc sec pour déglacer en grattant, et l'on laisse réduire de moitié.

Le mijotage : le veau et la panzetta retournent dans la cocotte, avec 400 g de tomates concassées, une branche de romarin, deux feuilles de laurier, du poivre, et un verre d'eau ou de bouillon, juste à hauteur. À couvert, à feu très doux ou au four à 150 °C, deux heures, en remuant une fois : la viande doit se défaire sous la cuillère, et la sauce doit être brune, épaisse, courte. Si elle est trop longue, on la réduit à découvert dix minutes.

Les olives : 250 g d'olives vertes dénoyautées, ou entières, sont mises dans une casserole d'eau froide, portées à ébullition, égouttées ; puis une seconde fois, à l'eau fraîche. Ce double blanchiment retire le gros du sel et l'amertume de la saumure, et il laisse le goût de l'olive, qui est doux et fruité : sans lui, la sauce est salée et amère, et le veau disparaît. Elles entrent dans la cocotte pour le dernier quart d'heure seulement, le temps de se parfumer sans se ramollir. On rectifie le sel à la fin, jamais avant : entre la panzetta et les olives, il en manque rarement. Avec de la polenta, de châtaigne si l'on en trouve, ou des pâtes larges, et le jus par-dessus.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Château Moulin Caresse Cent pour 100 RougeChâteau Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge 16,00 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €

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