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Saint-Georges-Saint-Emilion

Le plus petit et le plus confidentiel des satellites, sur son plateau calcaire.

Région
Bordeaux
Pays
France
Protégée depuis
18/09/1973
Superficie du vignoble
environ 204 hectares
Couleurs et styles
Rouge, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0991

Le terroir

Un plateau calcaire dominant le ruisseau de la Barbanne, sur lequel s'est bâti le village de Saint-Georges. L'aire correspond à l'ancienne commune de Saint-Georges, avant sa fusion avec Montagne en 1973. Le socle est un soubassement tertiaire de dépôts calcaires à astéries. Seules sont retenues les parcelles qui s'égouttent bien, par la texture du sol ou par la pente. Cépages : merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon, cot, carmenère, petit verdot.

L’appellation

Saint-Georges est le plus petit des quatre satellites de Saint-Émilion, et le plus rare : moins de deux cents hectares. Administrativement, la commune a fusionné avec Montagne en 1973, mais l'appellation a survécu sur son périmètre d'avant.

Le vignoble ne produit que du rouge, principalement à partir du merlot : des vins puissants et ronds, à la couleur soutenue, sur les fruits rouges intenses, qui évoluent vers le cuir et la réglisse. Le cabernet franc et le cabernet-sauvignon apportent la fraîcheur, l'acidité et la structure qui allongent la garde ; l'élevage en fût enrichit la palette.

Sa rareté explique qu'on le croise peu. Cinq à douze ans de garde, carafage d'une demi-heure, service à 17 °C sur une viande rouge ou un fromage à croûte lavée.

Histoire et évolutions

La vigne est présente ici depuis près de deux mille ans. Saint-Georges garde les vestiges d'une grande villa gallo-romaine du temps d'Ausone, au IVe siècle. Sur ces terres s'élève le château Saint-Georges, qui a appartenu à Henri IV.

En 1152, l'Aquitaine devient anglaise. Les Anglais aiment le claret, et le commerce par la Dordogne fait grandir le vignoble. Dès sa fondation en 1270, Libourne prélève des droits sur ces vins. Au Moyen Âge, les ordres religieux développent aussi la vigne. L'église romane de Saint-Georges dépend alors du chapitre de Saint-Émilion.

À la fin du XIXe siècle, le phylloxéra impose le greffage. Le merlot se répand et domine aujourd'hui. En 1893, l'agronome Albert Macquin développe cette technique de greffage à Saint-Georges même.

Le 24 novembre 1921, le tribunal de Libourne autorise les vins de Saint-Georges à porter le nom de Saint-Émilion, joint à celui de la commune. Le décret du 14 novembre 1936 reconnaît l'appellation. En janvier 1973, Saint-Georges fusionne avec Montagne. L'appellation garde pourtant son nom.

Le cahier de 2011 autorise six cépages rouges : cabernet franc, cabernet-sauvignon, carmenère, cot, merlot et petit verdot. En 2010, le vignoble couvre 200 hectares.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation. Recoupé avec fr.wikipedia.org.

Les cépages

Raisin noir

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