Le punch au vin effervescent est la réponse la plus ancienne à un problème qui n'a pas changé : servir douze personnes sans passer la soirée à remplir des verres un par un. La formule des punchs anglais — un acide, deux sucres, trois alcools, quatre parts de liquide long — s'y applique encore, avec le vin dans le rôle du liquide long.
Sa difficulté est la dilution. Un punch se boit sur deux heures, et pendant ces deux heures la glace fond. C'est pourquoi il se prépare légèrement trop concentré : goûté à la préparation, il doit paraître un peu trop serré. Il sera juste au bout d'une demi-heure.
Le second point est le bloc de glace. Un seul gros bloc, pas des glaçons : à volume égal, il expose infiniment moins de surface au liquide et fond plusieurs fois plus lentement. C'est un détail de ménage qui décide de la réussite d'une soirée entière.
Enfin, le vin ne va jamais dans le bol à l'avance. La base se prépare la veille et attend au réfrigérateur ; les bouteilles ne s'ouvrent qu'à l'arrivée des invités.









