C'est le verre des terrasses de village et des fins d'après-midi d'été, celui qu'on commande sans y penser et que personne ne prend la peine d'expliquer. Il mérite mieux que ça : bien fait, il tient la comparaison avec n'importe quel spritz, et il coûte le prix d'un fond de bouteille.
Tout se joue sur la limonade. Une limonade industrielle apporte deux fois plus de sucre que ce que le verre peut absorber, et le vin disparaît derrière un goût de bonbon. Une limonade artisanale, peu sucrée et franchement citronnée, fait exactement l'inverse : elle allonge le vin, apporte le gaz et laisse la finale au blanc.
C'est aussi le meilleur cocktail à servir à une tablée où tout le monde ne boit pas la même chose. Le rapport se règle verre par verre : plus de vin pour ceux qui veulent un apéritif, plus de limonade pour ceux qui conduisent, sans jamais changer de bouteille ni de geste.
Le même trio, avec un trait de grenadine en plus, porte un nom — la Jacqueline — et se sert dans les fêtes du Sud-Ouest. Si vous voulez la version colorée et légèrement plus douce, c'est de ce côté qu'il faut regarder.








