Le Negroni change de latitude : à la place du gin, un rhum jamaïcain à fort caractère, avec le Campari et le vermouth rouge à parts égales. Amer, funky, magistral. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et le regard de la cave.
Histoire (avec prudence)
Le Kingston Negroni est un classique moderne, crédité au bartender new-yorkais Joaquín Simó, du célèbre bar Death & Co, autour de 2008. L'idée : garder l'ossature immémoriale du Negroni — un tiers d'amer, un tiers de vermouth, un tiers de spiritueux — mais remplacer le gin par un rhum jamaïcain pot still très esteré. Une création récente, donc bien documentée, même si chaque bar en propose aujourd'hui sa nuance.
Le rhum jamaïcain, et le regard de la cave
Tout tient au rhum : un jamaïcain « pot still », riche en esters, apporte ces notes puissantes de banane mûre, d'ananas et de vernis — le fameux « funk » — capables de tenir tête à l'amertume du Campari. À la cave, nous adorons ce cocktail parce qu'il prouve qu'un grand rhum peut remplacer le gin dans un monument : la structure du Negroni reste, mais le cœur bat au rythme des Caraïbes. Un rhum overproof accentue encore la puissance.
Accords & occasions
C'est un apéritif amer, à servir avant le repas pour ouvrir l'appétit. Son amertume tropicale s'accorde à la charcuterie, aux olives, aux amandes fumées ou à des bouchées relevées. Un cocktail de connaisseurs, à siroter lentement sur son gros glaçon.
Cocktails proches & pour continuer
Sa famille est celle du Negroni : commencez par le Negroni classique au gin, explorez le Boulevardier (whisky à la place du gin), puis ce Kingston Negroni au rhum jamaïcain.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




