Le Negus porte le nom du colonel Francis Negus, officier anglais du début du XVIIIe siècle à qui l'on attribue l'idée d'allonger le porto d'eau chaude. La boisson a traversé tout le XIXe siècle britannique et se retrouve jusque dans les récits d'époque, où on la sert aux enfants dans les fêtes de fin d'année — très diluée, il va de soi.
Sa particularité est d'aller à rebours de tous les autres vins chauds. Un Glühwein, un glögg, un vin chaud français concentrent : on réduit, on infuse longuement, on sucre. Le Negus dilue, moitié-moitié, et ne compte que sur la puissance du vin muté pour tenir debout.
C'est pour cette raison qu'il se sert en fin de soirée plutôt qu'en apéritif. Un verre de Negus est nettement moins alcoolisé qu'un verre de vin chaud classique, et c'est exactement ce qu'on cherche après un long repas de décembre.






