C'est le punch qu'on met sur la table quand on veut que personne ne soit à l'écart : les enfants en boivent, les femmes enceintes en boivent, ceux qui conduisent en boivent, et ceux qui ont déjà eu du champagne en reprennent. Il n'imite pas le vin chaud, il a son propre goût.
Le secret n'est pas dans les épices, il est dans les oranges. Coupées en deux et passées au four jusqu'à ce qu'elles caramélisent, elles perdent leur acidité agressive et gagnent un goût confit, presque de marmelade, qui donne au punch la profondeur qui manque d'habitude aux boissons sans alcool. Vingt minutes de four, et ce n'est plus le même punch.
Il se prépare la veille, et c'est même préférable : les épices ont besoin d'une nuit pour se fondre. Servi chaud dans des tasses, il tient toute une soirée d'hiver ; servi glacé en carafe, il passe très bien à l'apéritif du 1er janvier.







