Rob Roy servi en coupe glacée avec une cerise au marasquin

Cocktail · À la cuillère

Rob Roy

Le Manhattan version écossaise : un scotch rond, du vermouth rouge et deux traits d'Angostura, remués au verre à mélange puis servis en coupe glacée. Élégant, droit, intemporel.

  • Préparation : 5 min
  • Verre : Coupe
  • Glace : Sans glace (mélangé puis filtré)
  • À la cuillère
  • 1 verre
  • Facile

Ingrédients

1 verre

Ustensiles

  • verre à mélange
  • cuillère de bar
  • passoire à cocktail
  • coupe

La méthode

Rafraîchissez la coupe. Dans un verre à mélange rempli de glace, versez le whisky, le vermouth rouge et l'Angostura. Mélangez à la cuillère de bar pendant 20 à 30 secondes pour refroidir et diluer légèrement. Filtrez dans la coupe glacée. Déposez une cerise au marasquin et servez.

Préparation pas à pas

  1. Rafraîchir la coupe 1 min

    Placez la coupe au congélateur ou remplissez-la de glaçons pendant la préparation.

  2. Assembler 1 min

    Dans un verre à mélange rempli de glace, versez 6 cl de whisky, 3 cl de vermouth rouge et 2 traits d'Angostura.

  3. Mélanger à la cuillère 25 s

    Remuez délicatement 20 à 30 secondes : le cocktail se refroidit et gagne juste ce qu'il faut de dilution.

  4. Filtrer 20 s

    Videz la coupe et filtrez le mélange à travers la passoire à cocktail dans la coupe glacée.

  5. Garnir 10 s

    Ajoutez une cerise au marasquin et servez aussitôt.

Le conseil du caviste

Le Rob Roy se remue, il ne se secoue jamais : le shaker troublerait un cocktail qui doit rester limpide et soyeux. Comptez 20 à 30 secondes de cuillère, pas moins, pour la bonne dilution. Enfin, un vermouth rouge frais — conservé au réfrigérateur après ouverture — change tout : un vermouth oxydé aplatit le cocktail.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Le cocktail est trop fort

Prolongez le mélange à la cuillère : quelques secondes de plus apportent la dilution qui adoucit l'ensemble.

Le goût est plat

Votre vermouth est probablement oxydé ; ouvrez une bouteille fraîche et conservez-la au froid.

Le cocktail est trouble

Vous l'avez sans doute secoué ou trop agité ; remuez doucement au verre à mélange.

Manque de profondeur

N'oubliez pas les deux traits d'Angostura : ce sont eux qui lient whisky et vermouth.

Préparer à l'avance

Un Rob Roy se déguste immédiatement, bien froid. Il ne se conserve pas une fois versé. Vous pouvez préparer un batch (whisky, vermouth et bitters, sans glace) en bouteille et le garder quelques jours au réfrigérateur, puis le remuer sur glace au moment de servir.

Variantes

Dry Rob Roy

Remplacez le vermouth rouge par du vermouth sec pour une version plus tendue, garnie d'un zeste de citron.

Perfect Rob Roy

Moitié vermouth rouge, moitié vermouth sec : l'équilibre parfait entre rondeur et fraîcheur.

Version tourbée

Choisissez un single malt légèrement fumé pour un Rob Roy plus sauvage.

Manhattan

Remplacez le scotch par un whisky américain (rye ou bourbon) et vous obtenez le grand frère new-yorkais.

Questions fréquentes

Quelle différence avec le Manhattan ?

Le Rob Roy utilise du whisky écossais là où le Manhattan emploie un whisky américain. La construction est sinon identique.

Faut-il un blended ou un single malt ?

Un blended rond est la tradition, mais un single malt bien choisi apporte plus de complexité. Évitez seulement les whiskies très tourbés, qui écraseraient le vermouth.

Peut-on le secouer au shaker ?

Non : on le remue à la cuillère pour préserver sa limpidité et sa texture soyeuse.

Par quoi remplacer la cerise ?

Un zeste d'orange convient très bien et apporte une touche d'agrume qui réveille le cocktail.

Le Manhattan version écossaise : un scotch rond, du vermouth rouge et deux traits d'Angostura, remués à la cuillère puis servis en coupe glacée. Élégant, droit, sans détour. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et le regard de la cave.

Histoire (avec prudence)

Le Rob Roy est né en 1894 au bar du Waldorf Astoria de New York, créé pour célébrer la première d'une opérette inspirée du héros écossais Rob Roy MacGregor. Sa filiation est bien documentée : c'est un Manhattan dans lequel le whisky américain cède la place au scotch. Le reste de la construction — vermouth rouge, Angostura, cerise — demeure identique. Un classique qui traverse les époques sans une ride.

Le whisky, et le regard de la cave

Tout tient à l'équilibre entre le whisky et le vermouth rouge, que nous ne vendons pas en boutique, relevé de deux traits d'Angostura, absente de nos rayons également. Traditionnellement, on choisit un blended écossais rond et souple ; mais un single malt bien dosé fait merveille. Le Rozelieures Origine, whisky français tout en rondeur, se marie idéalement avec le vermouth ; le First Spirits Single Malt offre une entrée en matière accessible ; et le Springbank 10 ans, plus complexe et légèrement salin, donne un Rob Roy de caractère. Pour comprendre les familles de whiskies et affiner votre choix, parcourez notre guide du whisky. Toutes nos références sont dans la collection whisky.

Accords à l'apéritif

Servi bien frais, le Rob Roy ouvre l'appétit à merveille. Il accompagne un saumon fumé, des toasts au foie gras, un vieux comté ou des amandes torréfiées. Son amértume légère et sa rondeur en font un excellent partenaire des mises en bouche salées et umami.

Cocktails proches & pour continuer

Sa parenté directe, le Manhattan, s'impose comme prochaine étape. Pour rester dans les cocktails au vermouth et à l'amertume, essayez le Boulevardier ou le Vieux Carré. Découvrez tous nos whiskies dans la collection whisky. Conseils et bouteilles en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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