Le Twinkle est une création de Tony Conigliaro, barman londonien connu pour son approche quasi expérimentale du cocktail, qui l'a mis à la carte du LAB au début des années 2000. Il s'est diffusé très vite, et c'est l'une des rares recettes contemporaines qu'on trouve aujourd'hui dans des bars qui n'ont aucun lien avec Londres.
Sa construction est un exercice de retenue : deux éléments quasi transparents (une vodka neutre, une pointe de liqueur florale) posés sous un vin pétillant. Rien n'est là pour masquer quoi que ce soit. Ni sucre, ni jus, ni amer, ni couleur.
Cette transparence en fait un cocktail exigeant à servir mais franc à boire. On y sent la fleur de sureau, la craie du vin, l'huile du zeste, et pas grand-chose d'autre. C'est un verre de début de soirée ou de fin de repas léger, jamais un verre de milieu de fête.
Une remarque de service, qui compte plus qu'il n'y paraît : c'est un cocktail qu'on sert froid, court, et qu'on ne rallonge pas. Sa force réelle est nettement supérieure à son goût, et son apparence de coupe de champagne déguisée trompe tout le monde, à commencer par celui qui le sert.









