Le vin chaud se rate de deux façons, et les deux viennent de la chaleur. Trop chaud, l'alcool s'évapore (il part dès 78 °C) et il ne reste qu'un jus épicé. Trop longtemps sur le feu, les épices libèrent leurs tanins durs et le bol devient amer. Un vin chaud réussi n'a jamais bouilli.
La parade des professionnels tient en une casserole séparée : on monte un sirop d'épices concentré la veille, avec le sucre, les agrumes et les épices, et on l'ajoute au vin qu'on chauffe ensuite doucement. Le vin ne cuit jamais avec les épices, l'amertume ne peut plus apparaître, et le dosage se corrige au dernier moment.
Pour vingt convives, comptez cinq litres, soit trente-trois verres de 15 cl : un verre et demi par personne. Le vin chaud se boit lentement parce qu'il est chaud : personne n'en boit trois verres. Six bouteilles suffisent, et c'est un chiffre qu'on n'arrondit pas vers le haut.
Si le vin chaud accompagne une réception plus large ou un marché de Noël, notre estimateur de bouteilles reprend le calcul par type d'événement et par nombre de convives.








