Vin chaud au vin nouveau dans une tasse en verre à anse, bâton de cannelle et lamelle d'orange, casserole en cuivre derrière, comptoir de cuivre martelé, lumière chaude

Cocktail chaud · Chauffé à 65 °C, deux épices seulement

Vin chaud au vin nouveau : moitié moins d'épices, moitié moins de sucre

  • Préparation : 20 min
  • Verre : Tasse en verre à anse
  • Glace : Sans glace
  • Chauffé à 65 °C, deux épices seulement
  • 6 tasses, une bouteille
  • Facile
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Ingrédients

6 tasses, une bouteille

Ustensiles

  • casserole à fond épais
  • thermomètre de cuisine (c'est lui qui fait la recette)
  • économe
  • passoire fine
  • tasses en verre

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Bordeaux Château Tour de Biot RougeBordeaux Château Tour de Biot Rouge 6,00 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
Armagnac Darroze 8 ans Les Grands AssemblageArmagnac Darroze 8 ans Les Grands Assemblage 49,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

La méthode

Soixante-cinq degrés, et on coupe le feu. C'est toute la recette. À 80 °C l'alcool s'évapore et emporte les arômes ; au frémissement, le fruit du vin nouveau est parti pour de bon. Un thermomètre de cuisine coûte dix euros et fait la différence entre une boisson et un sirop chaud.

Deux épices, pas six. Un vin nouveau est déjà parfumé par sa fermentation. La cannelle et le zeste d'orange suffisent, la badiane est un bonus. Le clou de girofle, lui, écrase tout : sur un vin léger, il ne reste plus que lui.

Moitié moins de sucre. Quarante grammes pour une bouteille, contre quatre-vingts dans une recette classique. Le vin nouveau a une rondeur de fruit que les rouges anonymes n'ont pas, et il n'a pas de tanin à masquer.

L'infusion se fait hors du feu. Quinze minutes couvercle fermé, après avoir coupé. On extrait les épices sans jamais monter en température, et le verre reste net.

L'armagnac en dernier, dans la tasse. Deux centilitres par litre, versés hors du feu : ils rendent la longueur que le chauffage a coûtée. Mis dans la casserole, ils s'évaporent.

Préparation pas à pas

  1. Zester l'orange 2 min

    Prélever trois lamelles de zeste à l'économe, sans emporter le blanc qui est amer.

  2. Dissoudre le sucre 3 min

    Verser un verre de vin dans la casserole avec les 40 g de sucre et chauffer doucement jusqu'à dissolution complète.

  3. Monter à 65 °C 8 min

    Ajouter le reste du vin, la cannelle, les zestes et la badiane. Monter à feu doux jusqu'à 65 °C au thermomètre, puis couper le feu.

  4. Infuser hors du feu 15 min

    Couvrir et laisser infuser quinze minutes sans remettre sur le feu. C'est ici que le parfum se fait.

  5. Filtrer et servir 2 min

    Filtrer, remplir les tasses, ajouter 2 cl d'armagnac par litre et poser un zeste d'orange frais dans chaque tasse.

Le conseil du caviste

Le vin nouveau, je n'en vends pas : mes vignerons sont à dix minutes et le gamay du Beaujolais est à cinq cents kilomètres. Mais la recette marche avec n'importe quel rouge jeune et fruité, et là j'ai de quoi faire.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Rouge à 6 € est le vin que j'utilise pour un vin chaud, et je le dis sans complexe : souple, fruité, pas cher, sans tanin agressif. Un vin chaud ne mérite pas mieux et n'a pas besoin de mieux. Deux cents bouteilles.

Le Bergerac Domaine de Mayat à 5,90 € marche aussi bien et il est un peu plus rond, ce qui permet de descendre le sucre à 30 g. Vingt-quatre bouteilles.

Ce qui change vraiment ce verre, en revanche, c'est l'Armagnac Darroze 8 ans à 49,90 €. Deux centilitres dans la tasse, hors du feu, et le vin chaud change de catégorie : il retrouve la longueur que le chauffage lui a prise, avec un fruit sec de pruneau qui va remarquablement à la cannelle. Une bouteille sert vingt-cinq tasses. Six en stock.

Dépannage

C'est acide et plat

Le vin a bouilli. Le fruit d'un vin nouveau part au premier frémissement, et ce n'est pas rattrapable : 65 °C au thermomètre.

On ne sent que les épices

Trop d'épices pour un vin léger. Une cannelle, trois zestes, et surtout pas de clou de girofle qui écrase tout.

C'est écoeurant

Trop de sucre. Quarante grammes pour une bouteille suffisent, contre quatre-vingts dans une recette classique.

C'est court en bouche

Le chauffage a coûté de l'alcool et de la longueur. Deux centilitres d'armagnac par litre, dans la tasse et hors du feu, les rendent.

Préparer à l'avance

Se garde deux jours au réfrigérateur, filtré, dans une bouteille fermée. Il se réchauffe doucement, toujours sous 70 °C.

Il ne se réchauffe pas deux fois. À la troisième chauffe, le fruit a disparu et il ne reste que le sucre et les épices.

Pour vingt personnes, trois bouteilles, 120 g de sucre, trois bâtons de cannelle et neuf zestes. Les proportions se multiplient sans changer, seule la température ne se négocie pas.

Variantes

Au vin nouveau blanc

Même méthode avec un blanc jeune, un zeste de citron à la place de l'orange et une gousse de cardamome. Plus fin, et très bon le soir.

À la châtaigne

Une cuillerée de crème de marrons à la place du sucre, fouettée dans le vin tiède. C'est un vin chaud d'automne, et il est aussi sur le blog.

Sans alcool

Du jus de raisin rouge chauffé à 60 °C avec la même cannelle et le même zeste, sans sucre du tout : le jus en contient assez.

En version glacée

Le vin chaud filtré et refroidi, servi sur glaçons entiers avec de l'eau gazeuse. Étonnant, et c'est la meilleure façon de finir la casserole.

Questions fréquentes

À quelle température chauffer le vin ?

Soixante-cinq degrés au thermomètre, et on coupe le feu. Au-delà de 70 °C l'alcool s'évapore et emporte les arômes, et au frémissement le fruit d'un vin nouveau est perdu.

Pourquoi moins d'épices qu'un vin chaud classique ?

Parce qu'un vin chaud classique corrige un rouge anonyme, alors qu'un vin nouveau est déjà fruité et parfumé. Six épices le font disparaître complètement.

Faut-il mettre du clou de girofle ?

Non, pas sur un vin léger. Le girofle est très dominant : sur un vin nouveau, il ne reste plus que lui. Cannelle et zeste d'orange suffisent.

Peut-on le préparer à l'avance ?

Oui, il se garde deux jours filtré au réfrigérateur et se réchauffe une fois, toujours sous 70 °C. À la troisième chauffe, il ne reste que le sucre et les épices.

Le vin chaud classique est une recette de correction. On prend un rouge anonyme, on met six épices, du sucre et des agrumes, et on obtient une boisson agréable qui ne doit plus rien au vin de départ. C'est très bien, et c'est pour cela que la recette existe.

Avec un vin nouveau, cette logique se retourne. Le vin est déjà fruité, déjà rond, déjà parfumé : chargé de cannelle, de girofle, de badiane et de sucre, il disparaît complètement sous les épices et on a dépensé une bouteille pour rien. Ce qu'il faut ici, c'est moins de tout.

Deux épices, moitié moins de sucre, et surtout 65 °C. Le fruit du vin nouveau est volatil : au premier frémissement, il est parti et il ne reste qu'un liquide acide et sucré. C'est l'erreur la plus fréquente, et la seule qui ne se rattrape pas.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Bordeaux Château Tour de Biot RougeBordeaux Château Tour de Biot Rouge 6,00 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
Armagnac Darroze 8 ans Les Grands AssemblageArmagnac Darroze 8 ans Les Grands Assemblage 49,90 €

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