Blanquette d'agneau à la sauce crème ivoire, champignons, carottes nouvelles et petits oignons, riz, assiette creuse, table de bois, verre de vin blanc

Plat principal

Blanquette d'agneau : la recette traditionnelle étape par étape

  • Préparation : 40 min
  • Cuisson : 1 h 45
  • Moyen
  • 6 personnes
  • Moyen
  • Printemps
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UNE GRANDE CASSEROLE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : le blanchiment, le mijotage et la réduction dans le même récipient, lavé entre les deux)
  • un chinois (le bouillon passé avant réduction)
  • une écumoire (l'écume du blanchiment et du mijotage)
  • un fouet (le roux, le velouté, la liaison)
  • une petite sauteuse (les champignons au beurre et au citron)
  • un plat creux chaud (le service nappé)

L'astuce du chef

La blanquette est une méthode. Viande blanche, fond blanc, sans coloration, liaison aux jaunes.

L'agneau de lait de Pâques. Escoffier la donne ; les campagnes d'élevage l'ont gardée.

Épaule et collier. Les morceaux gélatineux qui restent moelleux ; le gigot sèche.

Le blanchiment obligatoire. Cinq minutes, rincé : sans lui, la sauce est grise et sent le suif.

Départ à l'eau froide. Les impuretés montent en écume, on les retire.

Frémissement, jamais ébullition. Bouillie, la viande se raidit et le bouillon trouble.

Le bouillon réduit de moitié. Le goût est là ; un velouté fait sur un bouillon léger est fade.

Les légumes cuits à part dans le bouillon. Entiers, pas défaits par une heure de mijotage.

Les champignons au citron. Ils restent blancs.

Le roux sans couleur. Blanc, c'est le nom du plat.

La liaison hors du feu, sans bouillir. Le jaune coagule à 70 °C : la sauce tranche en œufs brouillés.

Le citron à la fin. Il réveille la crème et rappelle que c'est de l'agneau.

Préparation pas à pas

  1. Agneau blanchi 5 min à partir de l'eau froide, écumé, rincé, casserole lavée 15 min

    Le sang et le suif partent.

  2. Remis à l'eau froide avec la garniture aromatique ; frémissement 1 h 15 1 h 15

    Jamais à ébullition.

  3. Oignons et carottes cuits 12 min dans le bouillon, sortis 12 min

    Entiers.

  4. Viande sortie, bouillon passé, réduit de moitié, dégraissé 15 min

    Cinquante centilitres concentrés.

  5. Champignons sautés au beurre et au citron 4 min

    Blancs.

  6. Roux blanc, bouillon réduit, 10 min en velouté ; crème 15 min

    Nappant.

  7. Hors du feu : jaunes délayés, louche de sauce, reversés, 1 min sans bouillir ; citron, muscade 3 min

    La sauce brille et nappe.

  8. Viande et garniture remises 5 min à feu doux ; riz, persil 5 min

    Meilleure le lendemain.

Le conseil du caviste

Un agneau, viande rouge, cuit en blanc et lié à la crème et aux jaunes.

Moulin Caresse Le Sémillon à 11 °C, le blanc rond et sans bois de toutes les blanquettes.

Château du Rooy Rosette à 10 °C, le blanc tendre qui suit la crème et le citron.

Moulin Caresse La Frangine Rosé à 10 °C, pour ceux qui veulent garder une idée de rouge sur l'agneau.

Le blanchiment change la couleur du vin : une viande blanchie a perdu son sang et son fer, et elle s'accorde comme une viande blanche, quelle que soit sa couleur d'origine. L'agneau rôti appelle le rouge parce que son sang et son gras, saisis, demandent du tanin ; l'agneau de cette blanquette a été blanchi, rincé, mijoté à frémissement dans un fond blanc, puis nappé de crème et de jaunes : il n'a plus rien de ce qui appelle le tanin, et un rouge, même léger, paraît dur et métallique sur la sauce crémeuse. Ce qui reste est une viande douce dans une sauce grasse et acidulée, exactement le cas du veau, et le vin de la blanquette de veau est le sien : un blanc rond, sans bois, avec l'acidité que le citron de la sauce a déjà annoncée. La règle des viandes rouges cuites en blanc, des blanquettes, des fricassées et des pot-au-feu de veau ou d'agneau : on accorde la méthode de cuisson, pas l'animal.

À éviter : un rouge tannique, dur sur la sauce crémée, et un blanc boisé, lourd sur une sauce déjà liée au jaune.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La sauce est grise et sent le suif

Agneau pas blanchi, ou mouton. Cinq minutes de blanchiment et un rinçage, et de l'agneau jeune au gras blanc.

La sauce a tranché, en grains

Bouillie après la liaison. Les jaunes hors du feu, une minute à feu doux sans bouillir, et réchauffée au bain-marie.

La viande est dure

Cuite à ébullition, ou pas assez longtemps. À frémissement, une heure et quart au moins, jusqu'à la pointe du couteau qui traverse.

La sauce est fade

Bouillon pas réduit. De moitié, à feu vif, avant le velouté ; et le citron à la fin.

Les légumes sont en purée

Cuits avec la viande une heure. Douze minutes dans le bouillon, à part, et remis à la fin.

La sauce est trop épaisse

Roux trop fort ou réduction trop poussée. Une louche de bouillon ou de lait chaud en fouettant.

Conservation & préparation anticipée

Elle se garde 3 jours au réfrigérateur et est meilleure le lendemain, réchauffée au bain-marie ou à feu très doux, sans bouillir.

Elle se congèle 2 mois AVANT la liaison aux jaunes : viande et velouté ensemble ; la liaison se fait au réchauffage.

Le bouillon de cuisson se garde 3 jours et fait une soupe ou un risotto.

La viande blanchie et mijotée se prépare la veille, dans son bouillon, et la sauce se fait le jour même.

Réchauffée bouillie, la sauce tranche : bain-marie, toujours.

Variantes

La blanquette de veau

Notre blanquette de veau à l'ancienne, la version canonique dont celle-ci suit la méthode.

Le navarin

Notre navarin d'agneau printanier, l'autre agneau de printemps, en brun, avec les mêmes légumes.

Le gigot

Notre gigot pascal aux herbes, l'agneau de Pâques rôti, pour ceux qui veulent le rouge.

Aux fèves et petits pois

Une poignée de fèves pelées et de petits pois blanchis ajoutés au dernier moment : la blanquette de mai, verte et ivoire.

Questions fréquentes

Quel morceau d'agneau ?

Épaule désossée et collier, gélatineux et peu gras, coupés en morceaux de 50 g ; de l'agneau jeune, au gras blanc, agneau de lait de mars à mai si possible. Le gigot sèche en blanquette et le mouton donne une sauce forte.

Pourquoi blanchir l'agneau ?

Pour retirer le sang, l'écume et une partie du suif, qui feraient une sauce grise au goût fort. Cinq minutes à l'eau bouillante, rincé : c'est la différence entre une blanquette d'agneau et un ragoût raté.

Peut-on la faire à l'avance ?

Oui, et il le faut : la viande et son bouillon la veille, la sauce et la liaison le jour même, en vingt minutes. Elle est meilleure réchauffée doucement.

Sans jaunes d'œufs ?

Oui, avec 30 cl de crème réduite dans le velouté : plus simple, moins brillante. Les jaunes donnent la sauce satinée de la vraie blanquette.

Avec quoi la servir ?

Riz créole ou pilaf, pommes vapeur, ou des tagliatelles fraîches ; du persil plat ; des fèves ou des petits pois pour le vert de mai.

Quel vin servir avec ?

Un blanc rond et sans bois, un sémillon à 11 °C, comme sur une blanquette de veau : l'agneau blanchi a perdu le sang et le fer qui appellent le rouge, et l'on accorde la méthode de cuisson, pas l'animal. Un rosé pour garder une idée de rouge ; jamais un rouge tannique, dur sur la sauce crémée.

La blanquette est une méthode avant d'être un plat : une viande blanche cuite dans un fond blanc, sans coloration, et sa sauce liée à la crème et aux jaunes. Le veau en est la version canonique depuis le dix-huitième siècle, mais Escoffier donne aussi la blanquette d'agneau, faite au printemps avec l'agneau de lait, et elle est restée dans les campagnes d'élevage, du Poitou aux Pyrénées, comme plat des jours de Pâques où l'on ne voulait pas rôtir toute la bête.

La viande : 1,2 kg d'agneau pour blanquette, épaule désossée et collier, en morceaux de 50 g, de l'agneau jeune, pâle, au gras blanc ; l'agneau de lait, de mars à mai, est le meilleur, et le mouton n'en est pas. Le blanchiment, l'étape propre à l'agneau : les morceaux dans une grande casserole d'eau froide, portée à ébullition, écumée, 5 minutes de bouillon, puis égouttés et rincés sous l'eau froide, un à un, la casserole lavée. Ce blanchiment retire le sang, l'écume et une partie du gras ; sans lui, la blanquette d'agneau est grise et sent le suif. Sur le veau, on le fait aussi, mais l'agneau ne s'en passe pas.

Le mijotage : les morceaux blanchis remis dans la casserole propre, couverts à hauteur d'eau froide ou de bouillon de volaille léger, 1,5 litre ; une carotte en tronçons, un oignon piqué de deux clous de girofle, un poireau, une branche de céleri, un bouquet garni avec du thym et du laurier, 2 gousses d'ail, sel, poivre en grains ; à frémissement, jamais à ébullition, couvert aux trois quarts, 1 h 15, écumé au début, jusqu'à ce que la viande se laisse traverser sans résistance mais tienne encore le morceau. La viande sortie et gardée au chaud sous un linge, le bouillon passé au chinois et réduit de moitié à feu vif, 15 minutes, en écumant le gras : il en faut 50 cl, concentrés.

La garniture, pendant la réduction : 12 petits oignons nouveaux pelés, 300 g de carottes nouvelles en tronçons ou entières si elles sont petites, cuits 12 minutes dans le bouillon avant qu'il réduise, sortis ; 250 g de champignons de Paris petits, entiers, sautés 4 minutes au beurre avec un jus de citron pour rester blancs. Une poignée de petits pois ou de fèves pelées, blanchis, pour la version de mai.

La sauce : un roux blanc, 40 g de beurre et 40 g de farine cuits 2 minutes sans couleur ; le bouillon réduit versé chaud en fouettant, cuit 10 minutes à petit frémissement, en velouté nappant ; 20 cl de crème ajoutée, 2 minutes. La liaison, hors du feu : 2 jaunes d'œufs délayés avec 5 cl de crème, une louche de sauce chaude versée dessus en fouettant, puis le tout reversé dans la sauce, et la casserole remise sans jamais bouillir, une minute, jusqu'à ce que la sauce nappe la cuillère et brille ; le jus d'un demi-citron, une pointe de muscade, sel, poivre blanc. La viande, les oignons, les carottes et les champignons remis dans la sauce, réchauffés cinq minutes à feu très doux, sans bouillir, ou la sauce tranche.

Servie dans un plat creux, nappée, avec du riz créole ou pilaf, ou des pommes vapeur, du persil plat ciselé ; les petits pois ou les fèves ajoutés au dernier moment pour le vert. Elle attend, réchauffée au bain-marie ; elle est meilleure le lendemain, refaite tiède ; et elle est, avec le gigot, l'autre plat de Pâques, pour ceux qui aiment l'agneau doux.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
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