Coq au vin mijoté dans sa cocotte, morceaux de volaille nappés de sauce au vin rouge, lardons, oignons grelots et champignons

Plat mijoté

Le coq au vin : mariné, flambé, mijoté dans les règles

Marinade au vin rouge, flambage au cognac et deux heures de mijotage : le coq au vin dans les règles de l'art, avec sa garniture de lardons, grelots et champignons.

  • Préparation : 40 min
  • Cuisson : 2 h
  • Repos : 12 h (marinade)
  • Coût modéré
  • 6 personnes
  • Intermédiaire
  • Hiver

Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • cocotte (en fonte, large, avec couvercle)
  • poêle (pour la garniture)
  • passoire (pour filtrer marinade et sauce)
  • écumoire
  • pince (pour retourner les morceaux sans percer la peau)
  • couteau (de chef)

Rétroplanning

La veilleMariner les morceaux dans le vin avec carottes, ail et bouquet garni, 12 à 24 h au frais.
Jour J − 3 hÉponger, saisir, flamber, singer, mouiller : cocotte au four à 150 °C.
Jour J − 30 minGarniture lardons-grelots-champignons, réduction de la sauce.
Au serviceRéunir, frémir 5 minutes, persil — tagliatelles fraîches ou pommes vapeur.

L'astuce du chef

Le coq au vin est un bourguignon de plume, avec deux points propres à la volaille. La peau d'abord : épongée puis saisie sans être bousculée, elle doit croustiller avant de mijoter — c'est elle qui parfume la sauce. Le flambage ensuite : cognac tiédi, versé sur les morceaux saisis, enflammé à l'allumette longue, hotte éteinte et visage en retrait ; les flammes emportent l'alcool et concentrent les arômes. Après quoi : singer, mouiller au vin bouilli, et laisser le four faire.

Préparation pas à pas

  1. Mariner (la veille) 12 h

    Couvrez les morceaux de vin rouge avec carottes, ail et bouquet garni. Filmez, réfrigérez 12 à 24 h. Le lendemain, filtrez en gardant vin, légumes et bouquet.

  2. Saisir la peau 15 min

    Épongez très soigneusement les morceaux. Dans le beurre-huile chaud, dorez-les côté peau sans les déplacer 5 à 6 minutes, puis sur l'autre face. Travaillez en deux fournées.

  3. Flamber au cognac 2 min

    Remettez tous les morceaux dans la cocotte, versez le cognac tiédi et enflammez à l'allumette longue, en retrait, hotte éteinte. Secouez doucement jusqu'à extinction.

  4. Singer et mouiller 10 min

    Ajoutez les légumes de marinade, poudrez de farine, remuez 2 minutes. Mouillez avec le vin de marinade porté à ébullition et le bouillon : le liquide affleure.

  5. Mijoter 1 h 45

    Couvercle posé, four à 150 °C : 1 h 45 à 2 h pour un coq (1 h 15 pour un poulet fermier). La cuisse doit céder à la fourchette.

  6. Garniture et sauce 20 min

    Rissolez lardons, grelots glacés puis champignons. Filtrez la sauce, réduisez-la à consistance nappante (pincée de sucre si besoin), réunissez viande, garniture et sauce 5 minutes. Persil, et à table.

Le conseil du caviste

Servez un cousin du vin de cuisson : le Pécharmant R du Roi du Château du Rooy — sombre, épicé, taillé pour la sauce réduite — est notre accord de tête, à 16-17 °C. Les Farcies du Pech, autre Pécharmant, apporte plus de rondeur si votre sauce est très concentrée ; le bergerac bio du Château de Thenon, plus léger et fruité, convient aux tablées où l'on enchaîne les verres. Un conseil de caviste sur le flambage : le cognac doit être un cognac que vous boiriez — il finira la soirée en digestif.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

La chair est sèche

C'était un poulet standard cuit au temps du coq : pour un poulet fermier, 1 h 15 suffit. Et servez toujours les morceaux nappés de sauce.

La sauce est trop claire

Réduisez-la seule à feu vif jusqu'à ce qu'elle vernisse la cuillère, ou fouettez-y un beurre manié (10 g beurre + 10 g farine).

La sauce est âpre

Vin trop jeune ou tannique : une pincée de sucre, une louche de bouillon, et deux minutes de frémissement remettent tout en place.

Le flambage ne prend pas

Cognac trop froid : tiédissez-le 20 secondes dans une petite casserole avant de verser, et approchez la flamme du bord de la cocotte.

La peau est molle

Morceaux mal épongés ou poêle surchargée au moment de saisir : l'humidité fait bouillir au lieu de dorer. Deux fournées, pas une.

Conservation & préparation anticipée

Comme tous les mijotés au vin, il gagne une nuit : 48 h au réfrigérateur, réchauffage doux 25 minutes à 150 °C à couvert. Congélation 3 mois sans les champignons (à sauter au moment). Le préparer la veille est la meilleure façon de recevoir.

Variantes

Coq au vin jaune et morilles

La version jurassienne : vin jaune, crème et morilles — un autre monument, plus opulent.

Coq au riesling

L'alsacienne : vin blanc sec, crème et champignons. Plus tendre, tout aussi profonde.

Poulet du soir

Sans marinade, avec un bon poulet fermier : saisissez, flambez, mouillez au vin bouilli 5 minutes et comptez 1 h 15. L'esprit y est.

Aux tagliatelles fraîches

L'accompagnement canonique des bouchons : la sauce s'y love mieux que nulle part ailleurs.

Questions fréquentes

Coq ou poulet ?

Le vrai coq (2,5-3 kg, chair ferme) demande 2 heures et donne le goût profond d'origine. Introuvable ? Un poulet fermier lourd fait un excellent plat — en 1 h 15.

Pourquoi flamber ?

Le flambage brûle l'alcool du cognac et concentre ses arômes grillés dans les sucs. Deux minutes qui signent la sauce.

Quel vin pour la cuisson ?

Un rouge corsé que vous boiriez : bourgogne classiquement, ou un Sud-Ouest charpenté. Le vin fait 80 % de la sauce — pas de vin triste.

Peut-on préparer le coq au vin la veille ?

Oui, il n'en sera que meilleur. Gardez champignons et persil pour le réchauffage.

Quel accompagnement ?

Tagliatelles fraîches, pommes vapeur — ou un gratin dauphinois si le dimanche est ambitieux.

Une cocotte qui chante, une sauce presque noire, un parfum de vin et de lard qui gagne toute la maison : le coq au vin est la volaille des dimanches d'hiver. Sa réussite tient à trois gestes — une peau bien saisie, un flambage assumé, un frémissement patient. La recette exacte est ci-dessus ; voici l'histoire, la méthode et les bouteilles que le caviste sort pour lui.

Histoire : une légende gauloise, une réalité bourguignonne

La légende fait remonter le plat à Vercingétorix, qui aurait envoyé un coq de défi à César — lequel le lui aurait retourné… mijoté. Jolie histoire, sans la moindre source sérieuse. La réalité est plus modeste et plus savoureuse : accommoder au vin les vieux coqs de ferme trop coriaces pour le rôti est une pratique paysanne ancienne, que la Bourgogne et le Lyonnais ont codifiée à la fin du XIXe siècle. Devenu emblème des bouchons puis plat-drapeau de la cuisine française à l'étranger, il reste le plus beau destin qu'un coq puisse espérer.

Quel vin servir avec le coq au vin ?

Un cousin de celui de la cocotte : le Pécharmant R du Roi du Château du Rooy tient tête à la sauce réduite, servi à 16-17 °C — notre guide du Pécharmant raconte pourquoi ces vins aiment les plats mijotés. Sauce très concentrée ? Les Farcies du Pech arrondissent l'angle. Pour une tablée bavarde et un service décontracté, le bergerac bio du Château de Thenon. Le cognac du flambage, lui, doit être un cognac de dégustation : voyez nos cognacs — et, pour la fin du repas, quel digestif choisir ?. Tous nos vins rouges sont en ligne.

Pour continuer

Le grand frère à quatre pattes vous attend : le bœuf bourguignon fondant. Côté volaille du Sud-Ouest, le magret de canard à la cuisson parfaite ; et pour l'accompagnement des jours fastes, le gratin dauphinois authentique. Conseils d'accord en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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