Cotriade bretonne : marmite de soupe de poissons variés et pommes de terre, bouillon versé sur du pain, vinaigrette à l’échalote

Plat principal

Cotriade bretonne : la soupe de poissons

La soupe des pêcheurs bretons : plusieurs poissons de nos côtes mijotés avec des pommes de terre, des oignons et du beurre, dans un bouillon parfumé. On sert d’abord le bouillon sur du pain, puis les poissons et les pommes de terre relevés d’une vinaigrette. Rustique et généreuse.

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 40 min
  • Coût modéré
  • 6 personnes
  • Intermédiaire
  • Toute l’année

Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • faitout (ou grande marmite)
  • écumoire
  • couteau
  • planche à découper
  • louche
  • saladier (pour la vinaigrette)

L'astuce du chef

La cotriade se joue sur la fraîcheur et l’ordre de cuisson. 1° Réunissez plusieurs poissons de mer très frais, à chair ferme (lieu, congre, grondin) et plus fragile (maquereau, merlan). 2° Montez d’abord un bouillon parfumé avec oignons, pommes de terre, beurre, bouquet garni et éventuellement les parures. 3° Ajoutez les poissons du plus ferme au plus fragile, cuisez à frémissement et retirez chacun dès qu’il est juste cuit. 4° Servez le bouillon sur du pain, puis poissons et pommes de terre à part avec une vinaigrette à l’échalote.

Préparation pas à pas

  1. Préparer les poissons 20 min

    Faites lever les poissons en tronçons épais (ou demandez-le au poissonnier). Rincez-les, épongez et réservez au frais. Gardez les parures pour le bouillon.

  2. Lancer le bouillon 10 min

    Dans un faitout, faites fondre le beurre et suer les oignons et l’ail sans coloration. Ajoutez les pommes de terre, le bouquet garni et les parures, mouillez avec l’eau ou le fumet.

  3. Cuire les pommes de terre 15 min

    Salez légèrement, portez à frémissement et laissez cuire 15 minutes, jusqu’à ce que les pommes de terre soient presque tendres.

  4. Ajouter les poissons 10 min

    Plongez d’abord les poissons à chair ferme, puis, 3 à 4 minutes après, les plus fragiles. Maintenez un léger frémissement et retirez chaque poisson dès qu’il est juste cuit.

  5. Préparer la vinaigrette 5 min

    Émulsionnez moutarde, vinaigre, huile, échalotes ciselées, sel et poivre : elle relèvera les poissons et les pommes de terre au second service.

  6. Servir en deux temps 5 min

    Disposez le pain au fond des assiettes creuses et versez le bouillon brûlant dessus. Servez ensuite les poissons et les pommes de terre à part, nappés de vinaigrette.

Le conseil du caviste

Une soupe de poissons iodée réclame un blanc sec vif et minéral, servi frais (9-11 °C) : il répond au sel de la mer et allège le beurre du bouillon. Le Muscadet est l’accord breton historique ; un Bordeaux blanc sec tendu ou un Sauvignon citronné jouent le même rôle. Évitez tout rouge et tout blanc boisé, qui masqueraient la finesse des chairs.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Les poissons se défont

Ils ont trop cuit ou bouilli trop fort : cuisez à frémissement, du plus ferme au plus fragile, et retirez chaque poisson dès qu’il est juste cuit.

Le bouillon manque de goût

Ajoutez les parures de poisson et le bouquet garni dès le départ, et n’hésitez pas à utiliser un fumet plutôt que de l’eau.

Le bouillon est trouble ou amer

Écumez régulièrement et ne faites jamais bouillir à gros bouillons : la cuisson douce garde un bouillon clair.

Les pommes de terre se cassent

Choisissez une variété à chair ferme et coupez-les en gros morceaux ; ajoutez-les avant les poissons pour bien maîtriser leur cuisson.

Conservation & préparation anticipée

À consommer de préférence le jour même. Un reste se garde 24 h au réfrigérateur, refroidi rapidement et couvert ; réchauffez doucement sans faire bouillir, jusqu’à ce que le cœur soit brûlant. Ne recongelez jamais un poisson déjà cuit. Servez la cotriade bien chaude.

Variantes

Aux fruits de mer

Ajoutez en fin de cuisson quelques moules ou palourdes bien nettoyées, pour une cotriade plus iodée (adaptez alors les allergènes).

Crémée

Liez le bouillon d’une cuillère de crème fraîche pour une version plus douce, dans l’esprit des potées du littoral.

Au safran

Une pincée de safran dans le bouillon pour une couleur dorée et un parfum qui rappelle les soupes de poissons du Sud.

Questions fréquentes

Quels poissons pour une cotriade ?

Un mélange de poissons de mer : maquereau, lieu jaune, congre, grondin, dorade, merlan… L’idée d’origine est d’utiliser plusieurs poissons de la pêche du jour, très frais.

Quelle différence avec la bouillabaisse ?

La cotriade est bretonne, au beurre, plus rustique, sans rouille ni safran obligatoires ; la bouillabaisse est provençale, à l’huile d’olive, au safran et à la rouille. Deux soupes de pêcheurs, deux régions.

Pourquoi servir en deux temps ?

C’est la tradition : le bouillon parfumé se déguste d’abord sur du pain, puis les poissons et pommes de terre, relevés d’une vinaigrette. Chaque élément est ainsi mis en valeur.

Peut-on la préparer à l’avance ?

Le bouillon et les pommes de terre, oui. Mais cuisez les poissons au dernier moment : réchauffés, ils se dessèchent et se défont. La cotriade se savoure fraîchement cuite.

La cotriade est à la Bretagne ce que la bouillabaisse est à Marseille : la soupe des marins, née de ce que la pêche rapportait. Plusieurs poissons, des pommes de terre, du beurre et un bouillon parfumé, servis en deux temps. La recette est ci-dessus ; voici l’esprit du plat et l’accord du caviste.

Le principe : plusieurs poissons et deux services

La cotriade se compose de poissons variés à chair ferme ou grasse : maquereau, lieu jaune, congre, grondin, dorade, merlan… On les choisit très frais et on les ajoute selon leur temps de cuisson, les plus fermes d’abord, les plus fragiles en dernier, pour qu’aucun ne se défasse. La tradition veut qu’on serve d’abord le bouillon versé sur des tranches de pain, puis les poissons et pommes de terre à part, arrosés d’une vinaigrette bien relevée à l’échalote.

Choisir et cuire le poisson

La fraîcheur est capitale : œil brillant, chair ferme, odeur marine et non forte. Demandez à votre poissonnier de lever les poissons en tronçons épais et de vous donner les parures pour renforcer le bouillon. On cuit à frémissement, jamais à gros bouillons, pour préserver la tenue des chairs, et on retire chaque poisson dès qu’il est juste cuit.

Quel vin avec la cotriade ?

Un plat de poissons de mer appelle un vin blanc sec vif et iodé, servi frais (9-11 °C) : en Bretagne, on pense au Muscadet, mais tout blanc sec nerveux fait l’affaire. Dans nos rayons, un Bordeaux blanc sec tendu ou un Sauvignon citronné soutiennent l’iode sans dominer les chairs délicates. Fuyez les rouges, qui écrasent le poisson.

Dans l’esprit du bord de mer

Poursuivez le voyage marin avec des moules marinières, un plateau de fruits de mer ou une brandade de morue. Pour rester breton, une galette complète ouvre le repas. Nos équipes vous conseillent à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse.

Allergènes

Contient poisson et lait (beurre). Peut contenir des mollusques ou crustacés si vous en ajoutez. Choisissez des poissons très frais, cuisez-les à cœur et servez le plat bien chaud. Ne laissez pas la cotriade plus de 2 heures à température ambiante ; réfrigérez rapidement tout reste.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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