Saladier de crème au beurre à la meringue, lisse et légère, gâteau en cours de glaçage à la spatule et cupcakes pochés, plan de travail en bois

Base

Crème au beurre : la recette légère à la meringue

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 5 min
  • Bon marché
  • 600 g, un gâteau de 22 cm
  • Moyen
  • Toute l'année
Aller à la recette

Ingrédients

600 g, un gâteau de 22 cm

Ustensiles

  • UN THERMOMÈTRE À SUCRE (L'OUTIL DU PLAT : 118 °C, la seule mesure qui ne se devine pas)
  • un batteur sur socle ou électrique (dix minutes de fouet, deux mains libres pour le sirop)
  • une petite casserole (le sirop, sans remuer)
  • un bol en inox (on sent la température au toucher)
  • une maryse (les bords raclés pendant le beurre)
  • une poche à douille cannelée (rosaces et collerettes)

L'astuce du chef

La crème de montage. Elle tient debout sans réfrigérateur ; c'est sa raison d'être.

La meringue italienne. Des blancs cuits par le sirop : légère, stable, sans goût d'œuf.

Le sirop à 118 °C. Le petit boulé ; à 115, la meringue est molle ; à 121, elle est dure.

Les blancs lancés à 110 °C. Ils sont mousseux, pas montés, quand le sirop arrive.

Le sirop contre la paroi. Sur le fouet, il se projette en fils et en gouttes.

Battue jusqu'au tiède. Le bol à 25 ou 30 °C au toucher : c'est la seule condition du beurre.

Le beurre pommade, pas fondu. Dix-huit à vingt degrés : souple sous le doigt, mat.

Dé par dé. Chaque morceau émulsionné avant le suivant.

Elle tranche toujours un peu. Retombée et granuleuse à mi-chemin ; on continue, elle reprend.

Le parfum en dernier. Chocolat tiède, praliné, café : dans la crème finie.

La flamme pour la crème tranchée. Dix secondes sous le bol : le beurre froid se détend.

Le froid pour la crème liquide. Quinze minutes, puis le fouet : elle reprend corps.

Préparation pas à pas

  1. Sucre et eau en sirop, thermomètre 3 min

    Sans remuer.

  2. À 110 °C, les blancs mis à monter 2 min

  3. À 118 °C, sirop en filet contre la paroi 1 min

    Jamais sur le fouet.

  4. Battue ferme et brillante, puis jusqu'au bol tiède 10 min

    Tiède : 25 à 30 °C.

  5. Beurre pommade dé par dé 4 min

    Chaque dé absorbé.

  6. Elle retombe, granule : on continue 3 min

    Elle reprend, lisse et brillante.

  7. Parfum ajouté en battant 1 min

    Vanille, café, praliné.

  8. Pochée, lissée ou étalée ; tient 6 h à l'air

    Rebattue si elle sort du froid.

Le conseil du caviste

Une crème de beurre et de meringue, aérée et grasse, qui garnit fraisiers, mokas et bûches.

Château Les Hauts de Caillevel Les Brumes, Monbazillac, à 8 °C, le liquoreux à 13 degrés et demi, dont l'alcool dissout le beurre.

Château Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux à 8 °C, pour la crème au beurre au café et au praliné.

Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C, pour la crème à la vanille et aux fruits.

L'alcool dissout le beurre : sur un dessert à la crème au beurre, un vin doux à 13 ou 14 degrés est plus agréable qu'un vin doux à 11, parce que l'éthanol est un solvant du gras et qu'il nettoie le palais du beurre là où un vin léger le laisse en place. Une crème au beurre est du beurre battu avec de l'air et du sucre, 40 % de matière grasse, et le beurre a la propriété de tapisser la bouche d'un film qui met plusieurs secondes à fondre ; l'acidité d'un vin, qui coupe le gras d'une sauce, ne suffit pas sur ce film, et les bulles ne font que le soulever. L'alcool, lui, le dissout : un liquoreux qui titre 13 degrés et demi emporte le beurre en passant, la bouche est nette, et sa richesse répond à celle de la crème sans la doubler. C'est le principe du verre de cognac après un dessert riche, appliqué au vin. La règle des desserts à la crème au beurre, fraisiers, mokas, bûches roulées, opéras : le vin doux le plus alcoolisé de la cave, jamais le plus léger.

À éviter : un vin doux léger à 11 degrés, qui laisse le beurre en bouche, et un blanc sec, aigre sur la meringue sucrée.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Les Hauts de Caillevel Les BrumesChâteau Les Hauts de Caillevel Les Brumes 14,50 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La crème a tranché, granuleuse, avec du liquide

Beurre trop froid, ou meringue trop froide. Le bol 10 secondes au-dessus d'une flamme ou d'un bain-marie en battant, et elle reprend lisse.

Elle est liquide, elle ne monte pas

Meringue encore chaude quand le beurre est entré, ou beurre fondu. Quinze minutes au réfrigérateur, puis rebattue à grande vitesse.

La meringue est molle

Sirop en dessous de 118 °C. Le thermomètre ; une meringue molle donne une crème qui s'affaisse, on refait le sirop.

Il y a des fils de sucre durs

Sirop versé sur le fouet. Contre la paroi, en filet ; les fils se retirent à la main.

Elle a un goût de beurre trop fort

Beurre ordinaire ou trop de beurre. Un beurre doux fin à 82 %, 250 g pour 100 g de blancs, et un parfum franc.

Elle est trop ferme pour pocher

Trop froide. Trente minutes à température ambiante, rebattue ; ou une cuillère de lait tiède.

Conservation & préparation anticipée

La crème au beurre se garde 1 semaine au réfrigérateur dans une boîte, sortie 1 heure avant l'emploi et rebattue 1 minute.

Elle se congèle 2 mois, décongelée une nuit au réfrigérateur puis tempérée et rebattue.

Un gâteau monté à la crème au beurre se garde 3 jours au réfrigérateur et se sert tempéré 30 minutes.

À température ambiante, elle tient 6 heures sur le gâteau, hors soleil et canicule.

La meringue italienne seule se garde 24 heures au réfrigérateur, mais on lui ajoute le beurre le jour même.

Variantes

Le fraisier

Notre fraisier, où cette crème au kirsch, allégée de crème pâtissière, tient les fraises debout.

L'opéra

Notre opéra, avec la crème au beurre au café entre les biscuits Joconde et la ganache.

La bûche roulée

Notre bûche de Noël roulée, garnie et masquée de cette crème au praliné ou au chocolat, striée à la fourchette.

La religieuse

Notre religieuse, dont la collerette est une crème au beurre au café pochée en cannelures.

Questions fréquentes

Pourquoi une meringue italienne plutôt que du sucre glace ?

Parce que la crème au beurre au sucre glace, beurre et sucre battus, est lourde, sucrée et sableuse ; celle à la meringue italienne est aérée par les blancs, moins sucrée, soyeuse, et elle tient mieux. C'est celle des pâtissiers depuis les années cinquante.

Sans thermomètre ?

Le test du petit boulé : une goutte de sirop dans un bol d'eau froide forme une boule molle qu'on peut rouler entre les doigts. C'est 118 °C, mais le thermomètre vaut 15 euros et ne se trompe pas.

Ma crème a tranché, est-elle perdue ?

Jamais. Tranchée et granuleuse, elle a trop froid : le bol passé 10 secondes au-dessus d'une flamme en battant, et elle reprend. Liquide, elle a trop chaud : 15 minutes au réfrigérateur et le fouet. Elle se rattrape à tous les coups.

Quel beurre ?

Un beurre doux de qualité à 82 % de matière grasse, pommade, sorti une heure avant, souple sous le doigt sans être luisant. Le beurre demi-sel donne une crème salée intéressante pour le caramel ; le beurre allégé ne convient pas.

Peut-on la faire à l'avance ?

Oui : une semaine au réfrigérateur en boîte, sortie une heure avant et rebattue une minute pour retrouver sa légèreté ; deux mois au congélateur. Le gâteau monté se garde trois jours.

Quel vin servir avec ?

Un liquoreux à 13 ou 14 degrés, un Monbazillac à 8 °C : l'alcool dissout le beurre et nettoie le palais du film gras que l'acidité et les bulles ne suffisent pas à enlever. Jamais un vin doux léger à 11 degrés, qui laisse le beurre en bouche.

La crème au beurre est née au dix-neuvième siècle avec la pâtisserie de montage, quand il a fallu une crème qui tienne debout entre deux biscuits et sous un glaçage sans réfrigérateur ; la version à la meringue italienne, plus légère et plus stable que celle aux jaunes, est celle des laboratoires depuis les années cinquante. Elle demande un thermomètre et dix minutes d'attention, et elle se garde une semaine.

La meringue italienne, pour 600 g de crème : 3 blancs d'œufs, 100 g, à température ambiante, dans le bol du batteur ; 200 g de sucre et 6 cl d'eau dans une petite casserole, portés à ébullition sans remuer, avec un thermomètre à sucre. Quand le sirop atteint 110 °C, les blancs sont mis à monter à vitesse moyenne avec une pincée de sel ; quand le sirop atteint 118 °C, le petit boulé, il est versé en filet sur les blancs mousseux, le batteur tournant, en le faisant couler contre la paroi du bol et pas sur le fouet, qui le projetterait ; puis le batteur à grande vitesse jusqu'à une meringue ferme et brillante, et on continue de battre à vitesse moyenne jusqu'à ce que le bol soit tiède au toucher, 25 à 30 °C, ce qui prend 8 à 10 minutes. C'est le refroidissement qui décide : un beurre ajouté dans une meringue chaude fond, et la crème est liquide sans remède immédiat.

Le beurre : 250 g de beurre doux de qualité, à 82 % de matière grasse, pommade, sorti 1 heure avant et coupé en dés, souple sous le doigt mais pas luisant ; ajouté à la meringue tiède dé par dé, le batteur à vitesse moyenne, en attendant que chaque morceau soit absorbé. La crème passe par une phase inquiétante : elle retombe, devient granuleuse, semble trancher ; on continue de battre, et en 2 ou 3 minutes elle reprend, redevient lisse, épaisse et brillante, c'est l'émulsion qui se fait. Une cuillère à café d'extrait de vanille, ou le parfum choisi. Une crème blanche, mousseuse, soyeuse, qui fait des pointes fermes au fouet.

Les parfums : café, 2 cuillères d'extrait ou 1 cuillère de café soluble dissoute dans une cuillère d'eau, pour le moka et la religieuse ; chocolat, 100 g de chocolat noir fondu et tiédi ; praliné, 100 g de pâte de praliné, pour le Paris-Brest ; pistache, 60 g de pâte de pistache ; kirsch ou rhum, 3 cl, pour le fraisier et la bûche ; zeste de citron ou d'orange ; fruits, 100 g de purée de framboise réduite de moitié. Le parfum est ajouté à la fin, en battant, et la crème gardée à température ambiante si elle sert dans l'heure.

L'usage et les rattrapages : la crème se poche à la douille cannelée pour les collerettes et les rosaces, se lisse à la spatule sur un gâteau, se glisse entre deux biscuits imbibés ; elle tient 6 heures à température ambiante et fige au réfrigérateur, d'où elle se sort 1 heure avant d'être travaillée, et se rebat 1 minute pour retrouver sa légèreté. Si elle tranche, beurre trop froid, c'est le cas le plus fréquent : le bol passé 10 secondes au-dessus d'une flamme ou d'un bain-marie, en battant, et elle reprend ; si elle est liquide, meringue trop chaude, le bol 15 minutes au réfrigérateur puis rebattu ; si elle est trop ferme, une cuillère de lait tiède. Elle ne rate jamais définitivement. La crème au beurre aux jaunes, dite à la pâte à bombe, se fait de même avec 5 jaunes à la place des blancs, plus riche, plus jaune, pour l'opéra et la bûche ; et la crème au beurre allemande, moitié crème au beurre, moitié crème pâtissière, plus douce encore, pour les enfants.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Les Hauts de Caillevel Les BrumesChâteau Les Hauts de Caillevel Les Brumes 14,50 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €

Voir tout le rayon vins moelleux liquoreux →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Crème au beurre
Retour