Gressins maison longs et irréguliers dans un pot en grès, quelques-uns au sésame et au romarin sur une assiette, un roulé dans du jambon cru, table de bois, verre de vin rouge

Apéritif

Gressins maison : la recette italienne croustillante

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 22 min
  • Repos : 1 h de levée
  • Bon marché
  • 30 gressins, 8 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

30 gressins, 8 personnes

Ustensiles

  • VOS DEUX PAUMES (L'OUTIL DU PLAT : le bâtonnet roulé et étiré du centre vers les bouts, sans farine)
  • une roulette à pizza (les bandes de 1 cm)
  • deux plaques chemisées (trente gressins espacés de 2 cm)
  • un plat creux (les graines pour rouler)
  • une grille (ils durcissent en refroidissant)
  • un pot en grès ou un grand verre (debout au centre de la table)

L'astuce du chef

Le pain du duc malade. Turin, 1679 : un pain étiré fin et séché, sans mie ; Napoléon le faisait venir par courrier.

L'huile fait le friable. Six centilitres pour 300 g : sans elle, le gressin est dur ; avec, il s'effrite.

Une pâte un peu ferme. Moins d'eau qu'un pain : elle se roule sans coller et sans farine.

Une seule levée. Le gressin ne veut pas de mie ; la seconde levée ferait des bâtons mous.

Étalée à la main, huilée. Le rouleau chasse l'air ; les mains le gardent un peu.

Des bandes de 1 cm. Roulées, elles font 8 mm à 1 cm ; plus épaisses, molles au centre.

Roulées du centre vers les bouts. Les paumes à plat, sans farine, en étirant.

Irréguliers. Tordus, noueux, plus fins aux bouts : c'est ce qui les distingue du sachet.

Les graines avant la plaque. Roulées dedans, elles tiennent ; saupoudrées, elles tombent.

Four moyen, cuisson longue. 180 °C et 20 minutes : ils sèchent au cœur ; à 220, dorés dehors, mous dedans.

Cassent net. Le test : plié, un gressin cuit claque.

Le jambon cru en spirale. Le sel et le gras du jambon sur le sec du pain.

Préparation pas à pas

  1. Levure délayée 10 min ; farine, sel, huile ; pétrie 8 min 20 min

    Souple et un peu ferme.

  2. Levée 1 h au tiède, doublée 1 h

    Une seule levée.

  3. Étalée à 1 cm en rectangle, huilée, coupée en bandes de 1 cm 5 min

    Une trentaine.

  4. Chaque bande roulée et étirée sous les paumes à 25 cm 15 min

    Irrégulière, noueuse, c'est le charme.

  5. Roulées dans les graines, le romarin, le parmesan, ou nature 5 min

  6. 18 à 22 min à 180 °C, plaques inversées 22 min

    Dorés, secs, cassent net.

  7. Refroidis sur grille 10 min

    Ils finissent de durcir.

  8. Debout dans un pot, ou roulés dans du jambon cru

    L'apéritif du Piémont.

Le conseil du caviste

Des bâtonnets de pain à l'huile d'olive, secs et dorés, roulés dans du jambon cru.

Château Beynat Léonard à 15 °C, le rouge léger et souple, sans acidité mordante.

Château Beynat Castillon Côtes de Bordeaux à 16 °C, le merlot rond, pour les gressins au jambon.

Moulin Caresse La Frangine Rosé à 10 °C, pour les gressins nature et les olives.

L'huile d'olive crue ne veut pas d'un vin trop acide : un gressin est du pain à l'huile, 6 cl pour 300 g de farine, et l'amertume poivrée d'une huile d'olive se bat avec l'acidité vive d'un blanc tendu, alors qu'elle se fond dans un rouge souple ou un rosé rond. L'huile d'olive vierge contient des polyphénols amers et piquants, ceux qui font tousser quand on la goûte pure ; cuite dans le gressin, elle garde cette pointe, et un blanc très acide la fait ressortir, la bouche devient amère et âpre à la fois. Un rouge léger, peu tannique, à l'acidité modérée et au fruit rond, glisse sur l'huile sans la réveiller, et il est le vin du jambon cru qui enroule le gressin, ce qui règle la question. C'est pourquoi les Piémontais boivent du rouge sur leurs grissini et pas du blanc. La règle des pains à l'huile, gressins, focaccia, fougasse, pizza bianca : un vin sans acidité agressive, rouge souple ou rosé rond ; le blanc vif attend les pains sans gras.

À éviter : un blanc très acide, qui réveille l'amertume de l'huile, et un rouge tannique, sec sur le pain sec.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Les gressins sont mous au centre

Trop épais ou four trop chaud. Un centimètre au plus, 180 °C et 20 minutes ; cinq minutes de plus si un gressin plié ne casse pas.

Ils sont durs comme du bois

Pas assez d'huile ou pâte trop sèche. Six centilitres d'huile, une pâte souple ; les gressins doivent s'effriter, pas résister.

Ils se sont cassés en roulant

Pâte trop sèche ou pas reposée. Une cuillère d'eau, et 10 minutes de repos après le découpage des bandes.

Les graines sont tombées

Saupoudrées. Les bandes roulées dans le plat de graines avant la plaque, sur la pâte huilée.

Ils sont pâles

Sortis trop tôt. Dorés avec des pointes brunes ; la couleur est le croustillant.

Ils ont gonflé comme des pains

Seconde levée trop longue sur la plaque, ou trop de levure. Enfournés dans les 15 minutes après le façonnage, 6 g de levure.

Conservation & préparation anticipée

Les gressins se gardent 1 semaine dans une boîte ou un sachet de papier, au sec ; jamais au réfrigérateur.

Ramollis, ils se ressèchent 5 minutes à 180 °C.

Ils se congèlent cuits, 2 mois, et se passent 5 minutes au four sans décongeler.

La pâte crue se garde 24 heures au réfrigérateur après la levée, et se congèle 1 mois.

Cassés, ils font des croûtons de soupe et de la chapelure.

Variantes

La focaccia

Notre focaccia au romarin, la même pâte à l'huile en plaque moelleuse, pour la même table.

Les crackers

Nos crackers maison, la version plate et sans levure, aux graines.

Au parmesan

50 g de parmesan râpé dans la pâte et les gressins roulés dedans avant le four : plus dorés, plus salés, pour le crémant.

La fougasse

Notre fougasse aux olives, le pain à l'huile de Provence, cousin du gressin par le gras.

Questions fréquentes

Pourquoi les miens sont-ils mous ?

Trop épais, ou cuits trop chaud et trop court : le gressin doit sécher jusqu'au cœur, ce qui demande un centimètre de diamètre au plus et vingt minutes à 180 °C. Le test est de plier un gressin : cuit, il casse net avec un bruit sec.

Comment les rouler ?

Chaque bande de pâte roulée sous les deux paumes à plat sur le plan de travail non fariné, du centre vers les bouts, en étirant jusqu'à 25 cm. Ils doivent être irréguliers, tordus, un peu noueux ; c'est ce qui les distingue des gressins de sachet.

Avec quoi les garnir ?

Roulés avant cuisson dans du sésame, du pavot, du romarin haché et gros sel, du parmesan râpé, du poivre concassé ; ou nature avec une pincée de sel, la version de Turin. Servis roulés dans du jambon cru, en spirale.

Peut-on les faire sans levure ?

Oui, avec la pâte de nos crackers, sans levure : plus fins, plus cassants, moins goût de pain. La levure donne la texture légèrement alvéolée qui fait le vrai gressin.

Combien de temps se gardent-ils ?

Une semaine en boîte au sec, jamais au réfrigérateur ; cinq minutes au four les ressèchent. Ils se congèlent cuits et se réchauffent sans décongeler.

Quel vin servir avec ?

Un rouge léger et souple à 15 °C, comme les Piémontais : le gressin est du pain à l'huile d'olive, et l'amertume de l'huile se bat avec un blanc trop acide alors qu'elle se fond dans un rouge rond. Un rosé sur les gressins nature ; jamais un blanc tranchant.

Le gressin est né à Turin en 1679, quand le médecin du duc de Savoie a demandé au boulanger de la cour un pain qui se digère bien pour le jeune Victor-Amédée, malade : un pain étiré très fin, cuit jusqu'à être sec, sans mie. Napoléon en faisait venir par courrier de Turin et les appelait « les petits bâtons de Turin ». Les grissini stirati, étirés à la main, longs de 40 à 80 cm, sont encore la fierté des boulangers piémontais ; à la maison, on les fait à 25 cm, ce qui tient dans un four.

La pâte : 300 g de farine T55 ou T65, ou 250 g de farine et 50 g de semoule fine pour le croquant ; 6 g de levure de boulanger sèche ou 12 g de fraîche, délayée dans 15 cl d'eau tiède avec une cuillère à café de sucre, 10 minutes ; une cuillère à café et demie de sel ; 6 cl d'huile d'olive, généreuse, c'est elle qui fait le gressin friable. Le tout pétri 8 minutes à la main ou au crochet jusqu'à une pâte lisse, souple, un peu ferme, moins hydratée qu'une pâte à pain ; huilée, couverte, levée 1 heure au tiède, jusqu'à doubler. Une seule levée : le gressin ne veut pas de grosse mie.

Le façonnage : la pâte dégazée, étalée à la main en un rectangle de 20 sur 30 cm et 1 cm d'épaisseur, badigeonnée d'huile ; coupée à la roulette en bandes de 1 cm de large dans le sens de la longueur, une trentaine ; chaque bande roulée sous les paumes sur le plan de travail, sans farine, du centre vers les bouts, en l'étirant jusqu'à 25 cm et 8 mm à 1 cm de diamètre, irrégulière, un peu plus fine aux bouts, noueuse, tordue si elle veut ; c'est le charme du gressin de ne pas être droit. Posées sur des plaques chemisées, espacées de 2 cm, elles ne lèvent presque plus. Pour les garnir, les bandes roulées dans un plat de graines de sésame, de pavot, de romarin haché et gros sel, de parmesan râpé, de poivre concassé, avant d'être posées ; ou nature, avec une pincée de sel dessus, ce qui est la version de Turin.

La cuisson : 18 à 22 minutes à 180 °C, chaleur tournante, deux plaques à la fois inversées à mi-cuisson, jusqu'à ce que les gressins soient dorés avec des pointes plus brunes, secs, et qu'ils cassent net avec un bruit sec quand on en plie un ; un four moyen et long plutôt que chaud et court, parce que le gressin doit sécher jusqu'au cœur, et qu'à 220 °C il dore dehors et reste mou dedans. Refroidis sur une grille, où ils finissent de durcir. Un gressin bien cuit se garde une semaine dans une boîte ou un sachet de papier ; mou, il se ressèche 5 minutes au four.

Le service : debout dans un pot en grès ou un grand verre au centre de la table, ou à plat sur une planche ; roulés dans une tranche de jambon cru, de San Daniele ou de Bayonne, en spirale, ce qui est l'apéritif du Piémont et le meilleur usage ; ou trempés dans une tapenade, un houmous, un beurre d'anchois ; ou avec des olives marinées et des amandes grillées. Les variantes : au parmesan, 50 g dans la pâte ; aux olives hachées ; au sarrasin, la farine pour un tiers ; au piment et à l'origan ; et les grissini stirati, étirés à 50 cm en tenant les deux bouts et en les écartant d'un coup, pour ceux qui ont un four assez large.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €

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