Tasse épaisse remplie d'un chocolat chaud brun clair très onctueux, copeaux de noix de coco posés dessus, comptoir de bois ciré sombre, lumière chaude et basse

Cocktail chaud · Lait de coco à 70 °C, cacao à 80 % et sel

Chocolat chaud au lait de coco : sans lactose, et il faut monter le cacao

  • Préparation : 8 min
  • Verre : Tasse épaisse
  • Glace : Aucune
  • Lait de coco à 70 °C, cacao à 80 % et sel
  • 2 tasses de 20 cl
  • Très facile
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Ingrédients

2 tasses de 20 cl

Ustensiles

  • Casserole
  • Thermomètre de cuisine
  • Fouet
  • Poêle sèche pour les copeaux
  • Couteau

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

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La méthode

Le gras change tout, dans les deux sens.

Un lait de coco en conserve titre autour de 20 pour cent de matière grasse, contre 3,5 pour un lait entier. Ce gras tapisse la bouche et masque l'amertume du cacao : le même chocolat donne une tasse molle. On monte donc à 80 pour cent de cacao au lieu de 70.

Il faut l'allonger. Lait de coco pur, la tasse est écœurante au bout de trois gorgées. Deux tiers de lait de coco pour un tiers d'eau donne la bonne richesse.

Le sel est indispensable, et plus qu'avec du lait de vache. Deux bonnes pincées : il casse le sucré-gras et fait revenir le cacao devant.

Secouer la conserve avant d'ouvrir. Le lait de coco se sépare au repos : la crème monte et l'eau reste au fond. Une conserve non secouée donne une tasse soit grasse soit aqueuse.

Les copeaux se torréfient à sec, deux minutes à la poêle. C'est le grillé qui manque à un chocolat chaud au lait de coco, et cela prend deux minutes.

Préparation pas à pas

  1. Torréfier les copeaux 2 min

    À la poêle sèche, feu moyen, en remuant, jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Les réserver hors du feu.

  2. Secouer et allonger 1 min

    Secouer la conserve fermée, l'ouvrir, verser 25 cl dans la casserole avec 15 cl d'eau.

  3. Monter à 70 °C 3 min

    Feu moyen, thermomètre dedans. Le lait de coco bout vite et se sépare si on le pousse trop.

  4. Fondre le chocolat 1 min

    Hors du feu, verser le chocolat en copeaux fins et fouetter jusqu'au lisse. Ajouter les deux pincées de sel.

  5. Servir et garnir 30 s

    Dans des tasses préchauffées, copeaux torréfiés sur le dessus. Servir à 65 °C.

Le conseil du caviste

La coco et le cacao appellent des alcools ronds, et il se trouve que j'ai exactement ce qu'il faut.

Le Longueteau Punch au Rhum Coco à 40,50 € est l'ajout le plus évident : la coco est déjà dans la bouteille, infusée dans un rhum guadeloupéen, et deux centilitres dans la tasse redoublent le parfum au lieu de le contrarier. Dix-huit bouteilles, c'est la référence la mieux fournie de la gamme.

L'Armagnac Darroze 8 ans, Les Grands Assemblages à 49,90 € est le contrepoint, et il est remarquable : le pruneau et le rancio de l'armagnac contre la coco, cela fonctionne comme un dessert. Six bouteilles.

Et pour rester sans alcool tout en ayant du relief, le Spiritueux sans alcool June de Nona à 30 € est bâti sur la poire et la fleur : un centilitre dans la tasse suffit à ouvrir le nez. Douze bouteilles.

Dépannage

On ne sent pas le chocolat

Le gras du lait de coco le masque. Montez à 80 pour cent de cacao et salez franchement : deux bonnes pincées.

C'est écœurant

Le lait de coco n'a pas été allongé. Deux tiers de lait de coco, un tiers d'eau.

Ça s'est séparé

Le mélange a bouilli, ou la conserve n'avait pas été secouée. Soixante-dix degrés maximum, et on secoue toujours la boîte fermée.

La tasse est plate

Il manque le grillé. Deux minutes de copeaux de coco à la poêle sèche changent le verre entièrement.

Préparer à l'avance

Se boit tout de suite, comme tout chocolat chaud.

Réchauffé, le lait de coco se sépare : il faut refouetter énergiquement, et le résultat reste inférieur.

Une conserve ouverte se garde trois jours au réfrigérateur, dans un bocal et non dans la boîte métallique.

Variantes

Au piment et à la cannelle

Une pointe de piment et une demi-cannelle. La coco supporte très bien l'épice, mieux que le lait de vache.

Version antillaise

Un zeste de citron vert et une pincée de muscade râpée. C'est le chocolat chaud des Antilles, et il est meilleur qu'on croit.

Au lait d'amande

Beaucoup plus maigre, donc revenez à 70 pour cent de cacao et ajoutez une cuillère de purée d'amande pour la texture.

Glacé

La même base refroidie puis secouée au shaker avec de la glace. Le gras de la coco tient remarquablement au froid.

Questions fréquentes

Peut-on faire un chocolat chaud au lait de coco ?

Oui, mais ce n'est pas une substitution neutre. Le lait de coco titre autour de 20 pour cent de gras contre 3,5 pour un lait entier : ce gras masque le cacao, il faut donc monter le chocolat à 80 pour cent et saler franchement.

Faut-il diluer le lait de coco ?

Oui, deux tiers de lait de coco pour un tiers d'eau. Pur, il donne une tasse écœurante au bout de trois gorgées.

Pourquoi mon chocolat au lait de coco s'est-il séparé ?

Parce qu'il a bouilli, ou parce que la conserve n'a pas été secouée avant l'ouverture. Le lait de coco se sépare au repos et supporte mal les hautes températures : 70 degrés au maximum.

Ce chocolat chaud est-il sans lactose ?

Oui, s'il est fait uniquement au lait de coco et à l'eau, et avec un chocolat noir sans lait dans sa composition, ce qui est le cas de la plupart des chocolats à 80 pour cent. Vérifiez l'étiquette du chocolat.

Remplacer le lait par du lait de coco dans un chocolat chaud n'est pas une substitution neutre, et c'est pour cela que la plupart des essais déçoivent. Les deux liquides n'ont ni le même gras ni le même sucre.

Un lait de coco en conserve titre autour de 20 pour cent de matière grasse, contre 3,5 pour un lait entier. C'est près de six fois plus. Cette richesse enrobe la bouche et, paradoxalement, elle masque le cacao : le gras tapisse les récepteurs et l'amertume passe au second plan. Le même chocolat qui donnait une tasse franche au lait de vache donne ici une tasse molle et sucrée.

Il est aussi plus sucré : autour de 3 grammes de sucre pour cent millilitres, contre environ 5 pour un lait de vache, mais surtout avec un profil sucré-gras qui se perçoit beaucoup plus. La conséquence est simple : on monte le chocolat à 80 pour cent de cacao, et on sale franchement.

En échange, le lait de coco apporte quelque chose qu'aucun lait ne donne : une texture naturellement soyeuse, sans crème ajoutée, et un parfum qui fait de ce chocolat chaud un verre antillais plutôt qu'un verre d'hiver alpin. C'est un autre plaisir, pas un plaisir de remplacement.

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