Cocktail à faible degré d'alcool dans un verre haut de cristal, glace claire et zeste de citron, sur une console de noyer dans un salon doré par la fin d'après-midi

Cocktail · Monté au verre, sans shaker

Cocktail à faible degré d'alcool : vin blanc, tonic et zeste

Un verre long bâti sur du vin blanc sec plutôt que sur un spiritueux, avec un seul centilitre de gin pour la tenue : la structure vient de l'acidité et de l'amertume, pas de l'alcool.

  • Préparation : 3 min
  • Verre : Verre haut de cristal (highball)
  • Glace : Verre rempli à ras de glaçons clairs
  • Monté au verre, sans shaker
  • 1 verre
  • Très facile

Ingrédients

1 verre

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette — en stock.

Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Ustensiles

  • verre haut
  • cuillère de bar
  • économe (pour un zeste large sans le blanc amer)
  • verre doseur

La méthode

Un verre léger ne pardonne pas la dilution : c'est la seule vraie difficulté ici.

Remplissez le verre à ras de glaçons clairs, pas à moitié. Un verre plein fond nettement moins vite, les glaçons se refroidissant les uns les autres ; à moitié rempli, chacun fond pour son compte et le verre est à l'eau en cinq minutes.

Versez le vin blanc et le gin sur la glace, ajoutez les quelques grains de sel, et donnez un tour de cuillère au fond. Le sel se dissout mal une fois le tonic versé : c'est maintenant ou jamais.

Le tonic arrive en dernier, le long de la paroi, sans remuer ensuite. On garde ainsi les bulles, qui portent l'amertume jusqu'au nez.

Le zeste se presse au-dessus du verre, peau vers le bas, à une dizaine de centimètres : le film d'huiles qui se dépose en surface est ce qui donne au verre sa finale. Sans lui, la dernière gorgée tombe à plat.

Préparation pas à pas

  1. Remplir de glace 30 s

    Remplissez le verre haut de glaçons clairs jusqu'en haut. Le verre doit être franchement plein.

  2. Vin, gin et sel 1 min

    Versez le vin blanc sec puis le centilitre de gin, ajoutez les quelques grains de sel et donnez un tour de cuillère au fond du verre.

  3. Allonger au tonic 30 s

    Versez le tonic bien froid le long de la paroi. Ne remuez plus à partir de ce moment.

  4. Presser le zeste 30 s

    Pliez le large zeste de citron au-dessus du verre pour projeter ses huiles, frottez le bord avec, puis laissez-le tomber dedans.

Le conseil du caviste

On me demande régulièrement combien de degrés titre un verre comme celui-ci. Je ne le donne pas, et personne ne devrait : ça dépend du vin que vous ouvrez, de la quantité de glace, du temps que le verre passe dans la main. Ce que je peux dire, c'est le volume : un centilitre d'alcool fort et 8 cl de vin pour un verre fini de près de 20 cl. C'est une information honnête, un chiffre en degrés ne le serait pas.

Le vrai savoir-faire du faible degré est ailleurs. Quand un verre léger paraît creux, le réflexe est de remonter l'alcool ; c'est le contraire qu'il faut faire. Montez l'amertume, l'acidité et les huiles d'écorce, et le verre retrouve du milieu de bouche sans gagner un degré.

Les quelques grains de sel intriguent, et pourtant c'est le geste qui change le plus ce verre. Le sel atténue l'amertume perçue et donne une impression de densité : sur un cocktail allégé, il compense précisément ce que l'alcool ne fait plus. À la pincée légère, pas davantage.

Côté vin, prenez-en un que vous accepteriez de boire seul. Un blanc fatigué ou oxydé ne se cache pas derrière 1 cl de gin : ici, le vin est l'ingrédient principal.

Dépannage

Le verre est creux, sans milieu de bouche

N'ajoutez pas d'alcool. Montez le zeste, ajoutez les grains de sel et passez à un tonic plus sec : c'est l'amertume qui manque, pas le degré.

Ça devient de l'eau au bout de cinq minutes

Verre pas assez rempli de glace. À ras, les glaçons se refroidissent entre eux et fondent bien plus lentement.

Le tonic écrase le vin

Descendez le tonic à 8 cl. Les proportions dépendent du vin : un blanc léger demande moins d'allonge qu'un blanc structuré.

Un goût métallique en finale

Le tonic n'était pas assez froid. Sortez-le du réfrigérateur au moment de verser, jamais avant.

Variantes

Totalement sans alcool

Supprimez le gin et remplacez le vin par un spiritueux sans alcool allongé : gardez le sel et le zeste, ce sont eux qui tiennent le verre.

Sur base rosé

Un rosé sec à la place du blanc : plus de fruit rouge, même structure, et une couleur qui passe mieux à table.

Au tonic gentiane

Un tonic à la gentiane pour une amertume plus terreuse et plus longue : c'est la version la plus consistante de ce verre.

Version pamplemousse

Zeste de pamplemousse au lieu du citron et 1 cl de son jus : l'amer du pamplemousse prolonge celui du tonic.

Questions fréquentes

Comment faire un cocktail à faible degré d'alcool qui ait du goût ?

En remplaçant ce que l'alcool apportait plutôt qu'en le retirant : un vin sec pour le corps et l'acidité, un tonic peu sucré pour l'amertume, et les huiles d'un zeste pour la longueur.

Quel est le degré d'alcool de ce cocktail ?

Il dépend du vin utilisé, de la glace et du temps de service : nous ne l'annonçons pas. Ce qui est sûr, c'est le volume ajouté — 1 cl de spiritueux et 8 cl de vin pour un verre fini de près de 20 cl.

Peut-on faire un cocktail avec du vin blanc ?

Oui, et c'est la meilleure base pour un verre allégé : le vin apporte de l'acidité et du corps là où l'eau ou le jus de fruit ne donnent que du volume.

Pourquoi mettre du sel dans un cocktail ?

Quelques grains suffisent à atténuer l'amertume perçue et à donner une impression de densité en bouche. Sur un verre à faible degré, ils compensent ce que l'alcool n'apporte plus.

Le cocktail à faible degré rate presque toujours pour la même raison : on prend une recette classique et on retire de l'alcool. Il reste un verre dilué, sans milieu de bouche, qu'on qualifie poliment de rafraîchissant. Retirer ne suffit pas — il faut remplacer ce que l'alcool apportait.

Ce que l'alcool apporte, dans un verre, c'est du corps, une légère sucrosité perçue et une sensation de chaleur qui prolonge la finale. Trois choses qu'on peut aller chercher ailleurs : le corps et l'acidité dans un vin blanc sec, l'amertume dans un tonic peu dosé en sucre, et la longueur dans les huiles d'un zeste.

D'où la construction de ce verre, qui n'est pas un long drink allégé mais un verre pensé d'emblée comme tel. Le vin blanc sec en fait la base, le tonic l'allonge, et le centilitre de gin ne sert qu'à relier les deux : sur près de 20 cl de verre fini, c'est peu.

Il se sert en apéritif long, celui qu'on tient une heure sans y penser. C'est exactement l'usage pour lequel il est fait — et la raison pour laquelle on ne cherche pas à lui donner la puissance d'un verre court.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €

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