Le kir a une famille, et le Communard en est le membre le plus mal connu. Même geste, même liqueur, mais un vin rouge à la place de l'aligoté. On lui prête le rouge des communards de 1871 ; le nom circule aussi sous d'autres formes selon les régions, sans qu'aucune ne fasse autorité.
Ce qui est certain, c'est l'usage : c'est un apéritif de comptoir, servi vite, dans le verre à vin de tous les jours, et jamais à table. Il appartient à la même heure que le kir classique — celle où l'on n'a pas encore décidé ce qu'on boira ensuite.
Sa saison est l'hiver, pour une raison pratique : c'est en hiver qu'on a un rouge ouvert sur le comptoir et pas de blanc au frais. Le Communard existe d'abord parce qu'il résout ce problème-là, et c'est ce qui explique qu'on le trouve surtout dans les régions de rouge.








