Monter vingt kirs au verre à l'arrivée des invités, c'est vingt gestes, vingt dosages différents et un hôte qui passe son apéritif derrière une bouteille. La carafe règle ça, à condition de savoir ce qu'on y perd.
Ce qu'on y perd, c'est l'homogénéité. La crème de cassis est nettement plus dense que le vin : dans un verre, la cuiller règle le problème en une seconde ; dans deux litres et demi, elle redescend au fond en une demi-heure. Les premiers verres sortent pâles, les derniers sont sirupeux, et personne ne comprend pourquoi.
La parade tient en deux gestes : dissoudre la crème dans une petite quantité de vin avant de compléter, et redonner un tour de cuiller depuis le fond avant chaque tournée. C'est tout, mais ce n'est pas facultatif.
Pour dimensionner un apéritif entier, notre estimateur de bouteilles calcule par type d'événement et par nombre de convives.








