Le Left Bank Martini doit son nom à la rive gauche parisienne, et ses trois ingrédients à une même idée : remplacer le vermouth du martini par un vrai vin blanc sec, avec une liqueur de fleur de sureau pour faire le lien. Il appartient à la vague de cocktails apparue après 2007, quand la liqueur de sureau est arrivée derrière les bars et s'est retrouvée dans à peu près tout. Aucune source ne lui attribue d'auteur unique.
Le choix du sauvignon n'a rien d'anecdotique : c'est un cépage dont les arômes tirent naturellement vers le buis, le bourgeon de cassis et l'agrume vert — la même famille que les botaniques d'un gin sec. Un chardonnay boisé à la place donnerait un verre gras et confus. Le blanc doit être vif, jeune, sans élevage.
C'est un cocktail bas en degré pour sa catégorie : deux tiers du volume sont du vin et de la liqueur. Il s'ouvre facilement à des convives que le martini classique rebute, sans tomber dans le sucré.
On le sert en apéritif, très froid, sur des huîtres, des fromages de chèvre frais ou des légumes crus. Un avantage pratique : le reste de la bouteille de sauvignon accompagne le repas qui suit, ce qu'aucun vermouth ne permet.







