Le rhum arrangé au spéculoos est devenu un classique des fêtes, et il est souvent fait de la pire façon : avec des biscuits émiettés dans le bocal, qui se délitent en bouillie et donnent un rhum trouble et gras. Le goût du spéculoos, ce n'est pas le biscuit, c'est le caramel et les épices. Et les deux se mettent dans le rhum sans aucune miette.
Le caramel se cuit à sec, sans eau, jusqu'à une couleur ambrée, puis on le laisse refroidir et durcir dans le fond du bocal avant de verser le rhum : il se dissout ensuite en une semaine et donne la couleur et la rondeur. Les épices sont celles du biscuit : cannelle, badiane, girofle, muscade, et une pointe de gingembre. Un mois, et le rhum a exactement ce goût de Noël.
C'est l'arrangé qu'on offre, celui qu'on sert avec le café après le repas du réveillon, et celui qui transforme un chocolat chaud. Il demande un rhum rond ; un rhum vieux est ici tout indiqué, un rhum blanc agricole donne une version plus vive.







