Le Sea Breeze appartient à la famille des highballs américains des années 1980, celle du Cape Codder, du Bay Breeze et du Madras : une vodka, un jus rouge, un jus d'agrume, et rien d'autre. Il est à la carte officielle de l'IBA parce qu'il est devenu un standard mondial, et parce qu'il est presque impossible à rater.
Ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais Sea Breeze, c'est le jus de cranberry. Un pur jus, acide et amer, donne un verre sec et désaltérant ; un cocktail de cranberry sucré à 25 % de fruit donne une limonade rose. Le pamplemousse, lui, doit être pressé : c'est lui qui apporte l'amertume qui empêche le verre de basculer dans le sucre.
Il se monte directement dans le verre, dans l'ordre : glace, vodka, cranberry, puis le pamplemousse versé doucement en dernier, qui reste un moment en surface et dessine un dégradé rose pâle sur rouge.







