Le sidecar est né à Paris après la Première Guerre mondiale et il tient sur trois ingrédients seulement : cognac, liqueur d'orange, citron. C'est un des cocktails où le dosage se discute le plus, entre l'école française et l'école anglaise, parce qu'un demi-centilitre d'écart s'y entend.
Sans alcool, le problème n'est pas de retrouver le goût du cognac, qui est de toute façon irremplaçable. C'est de retrouver sa viscosité. Un spiritueux à quarante degrés est sensiblement plus épais que de l'eau, et c'est cette épaisseur qui porte l'acidité du citron et empêche le verre d'être coupant. La parade tient en deux choses : un thé noir très tannique pour la matière, et le bord sucré traditionnel, qui cesse d'être optionnel pour devenir le contrepoids principal.







