Bonshommes en pain d'épices décorés au glaçage blanc, six biscuits irréguliers sur une planche en bois, un cassé en deux, bol de glaçage avec une cuillère, bougies, branches de sapin, tasse de thé

Dessert

Bonshommes en pain d'épices : la recette de Noël

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 10 min
  • Repos : 2 h 10
  • Faible
  • 24 bonshommes
  • Facile
  • Hiver
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Ingrédients

24 bonshommes

Ustensiles

  • UN EMPORTE-PIÈCE BONHOMME DE 10 CM (L'OUTIL DU PLAT : fariné entre chaque coupe, il découpe net)
  • un rouleau et deux feuilles de papier sulfurisé (la pâte étalée entre les deux, sans farine, sans coller)
  • deux plaques et du papier sulfurisé (les biscuits espacés de 3 cm)
  • un cornet de papier ou une poche à douille de 2 mm (le glaçage en traits fins)
  • une grille (les biscuits refroidis et durcis dessus)
  • une boîte en fer (trois semaines de conservation)

L'astuce du chef

Le miel. Il donne le moelleux, la couleur et le parfum ; un miel de châtaignier ou de sapin, foncé et un peu amer, fait un pain d'épices de caractère ; l'acacia, un biscuit plat.

La cassonade. Son goût de caramel double celui du miel ; le sucre blanc ne l'a pas.

Le bicarbonate. Il réagit avec l'acidité du miel et fait lever le biscuit d'un millimètre, sans le gonfler comme la levure : le bonhomme garde ses contours.

Les quatre épices. Cannelle et gingembre en tête, girofle et muscade en retrait : la girofle en excès rend amer, la muscade endort.

Sans pétrir. La pâte rassemblée seulement : pétrie, elle développe du gluten et le biscuit devient dur.

Le repos au froid. Le beurre durcit, les épices infusent, et la pâte se découpe net sans coller au rouleau.

Entre deux papiers. Étalée entre deux feuilles, la pâte ne demande pas de farine, qui la dessécherait.

Quatre millimètres. Plus fin, le bonhomme casse ; plus épais, il reste mou et se déforme.

Dix minutes au frais avant le four. Le beurre refroidi ne fond pas d'un coup dans le four : le biscuit garde sa forme au lieu de s'étaler.

Les bords bruns, le centre souple. Le biscuit finit de cuire sur la plaque et durcit en refroidissant ; sorti dur, il sera cassant.

Le glaçage sur biscuit froid. Sur un biscuit tiède, il fond et coule ; sur un biscuit froid, il sèche en traits nets en une heure.

Un vin doux en biscuit. Miel cuit, cannelle, gingembre, orange : c'est mot pour mot le nez d'un vin doux vieilli ; l'accord est un miroir, et pour les enfants qui font les biscuits, le thé fait le même miroir.

Préparation pas à pas

  1. Beurre, cassonade et miel crémés ; œuf 5 min

    À la spatule.

  2. Farine, bicarbonate, épices, sel tamisés et incorporés ; boule sans pétrir 5 min

    Juste rassemblée.

  3. Disque filmé, 1 h au frais 1 h

    Une nuit au mieux.

  4. Étalée à 4 mm entre deux papiers ; découpée ; chutes réétalées 20 min

    L'emporte-pièce fariné.

  5. Sur plaque, espacés de 3 cm ; 10 min au frais ; four à 180 °C 10 min

    Ils ne s'étalent pas.

  6. Four 9 à 11 min : bords bruns, centre souple 10 min

    Ils durcissent en refroidissant.

  7. 5 min sur la plaque, puis sur grille jusqu'à froid 30 min

    Fermes.

  8. Glaçage fouetté 3 min ; décor au cornet sur les biscuits froids ; 1 h de séchage 1 h 20

    Yeux, sourire, boutons.

Le conseil du caviste

Des bonshommes en pain d'épices au miel et aux quatre épices, décorés au glaçage blanc, les biscuits de l'Avent.

Château de Thénon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C, le moelleux au miel et aux épices douces, pour les parents, au goûter de l'Avent.

Satemwa, thé noir fumé du Malawi à 90 °C, pour les grands, sur les épices.

Sakhejung, thé vert népalais à 75 °C, pour les enfants, doux et sans amertume.

Le pain d'épices est un vin doux en biscuit : miel cuit, cannelle, gingembre, girofle, écorce d'orange, c'est mot pour mot le nez d'un moelleux qui a quelques années, et l'accord se fait par miroir aromatique total, le vin et le biscuit disant la même chose ; c'est le cas rare où l'on cherche la ressemblance et non le contraste, parce que les épices n'ont rien à équilibrer, elles ont à être reconnues. Le moelleux de Thénon, un côtes de bergerac aux notes de miel, de coing et d'épices douces, est le vin de ces biscuits, servi à 8 °C, au goûter de l'Avent, pour les parents ; pour les grands qui ne boivent pas de vin l'après-midi, le Satemwa, un thé noir fumé du Malawi, dont le fumé répond au miel cuit et à la cassonade ; et pour les enfants qui ont fait les bonshommes, le Sakhejung, un thé vert népalais doux, sans amertume, qui laisse le biscuit parler. La règle des biscuits d'épices : le vin qui leur ressemble.

À éviter : un vin sec, que le miel rend amer, et un crémant brut, qui n'a rien à dire aux épices.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Sakhejung - Thé vert népalais, Ilam Grands JardinsSakhejung - Thé vert népalais, Ilam Grands Jardins 29,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Les bonshommes se sont étalés et déformés

Pâte trop chaude, pas de repos. Une heure au frais, 10 minutes au frais sur la plaque avant le four, un four bien préchauffé.

Ils sont durs comme de la pierre

Trop cuits, ou pâte pétrie. Sortis quand les bords sont bruns et le centre encore souple ; la pâte rassemblée sans pétrir. Une pomme coupée dans la boîte les attendrit en une nuit.

Ils sont mous et pâles

Pas assez cuits, ou trop épais. Quatre millimètres, 10 minutes à 180 °C, les bords doivent brunir.

La pâte colle au rouleau

Pas assez froide, ou étalée sans papier. Entre deux feuilles de papier sulfurisé, la pâte sortie du frais.

Le glaçage coule

Trop liquide, ou biscuits tièdes. Fouetté 3 minutes jusqu'à tenir au fouet, une cuillère de sucre glace de plus si besoin, et les biscuits froids.

Le glaçage a craqué et jauni

Trop épais, ou séché près d'une source de chaleur. Des traits fins, séchés à l'air ambiant, loin du four.

Conservation & préparation anticipée

Les bonshommes se gardent 3 semaines dans une boîte en fer hermétique, à température ambiante, séparés par du papier sulfurisé ; ils s'attendrissent avec le temps.

Suspendus au sapin, ils se gardent tout l'Avent, mais on ne les mange plus après une semaine.

La pâte crue se garde 3 jours au réfrigérateur, filmée, et se congèle 3 mois en disque.

Les biscuits cuits non glacés se congèlent 2 mois et se glacent après décongélation.

Le glaçage se garde 2 jours au frais, la surface au contact d'un film.

Variantes

Le pain d'épices

Notre pain d'épices, le gâteau, à trancher.

Les bredele de Noël

Nos bredele de Noël, les autres biscuits de l'Avent.

Les sablés diamant

Nos sablés diamant, au beurre, sans épices, pour la même boîte.

La maison en pain d'épices

La même pâte étalée à 6 mm, découpée en deux murs de 12 sur 10 cm, deux pignons et deux pans de toit, cuite 14 minutes, assemblée au glaçage épais et décorée de bonbons : le chantier d'un dimanche entier.

Questions fréquentes

Quel miel choisir ?

Un miel liquide et foncé, de châtaignier, de sapin ou de forêt, qui donne au pain d'épices son goût profond et sa couleur ; un miel d'acacia, clair et doux, donne un biscuit pâle et plat. Le miel de fleurs convient, entre les deux.

Peut-on faire la pâte à l'avance ?

Oui, et c'est mieux : une nuit au réfrigérateur, filmée en disque, les épices infusent et la pâte se découpe mieux. Elle se garde 3 jours au frais et se congèle 3 mois.

Comment obtenir des bonshommes bien nets ?

La pâte froide, étalée à 4 mm entre deux papiers, l'emporte-pièce fariné entre chaque coupe, et 10 minutes au frais sur la plaque avant le four pour que le beurre ne fonde pas d'un coup. Ils gardent alors leurs bras et leurs jambes.

Comment les suspendre au sapin ?

Un trou de 5 mm fait à la paille au sommet de la tête avant cuisson, réouvert à la sortie du four s'il s'est refermé, et un ruban fin passé dedans une fois le glaçage sec. Ils tiennent tout l'Avent et parfument le salon.

Sans œuf pour le glaçage ?

Oui : 150 g de sucre glace délayés dans 2 cuillères à soupe de jus de citron ou de lait, en glaçage plus simple, un peu moins blanc et moins ferme, qui sèche en 2 heures. Pour les enfants et les femmes enceintes, c'est celui qu'on choisit.

Quel vin servir avec ?

Pour les parents, un moelleux de Bergerac à 8 °C, aux notes de miel et d'épices, l'exact miroir du biscuit ; pour tous les autres, un thé, noir fumé pour les grands, vert doux pour les enfants qui ont fait les bonshommes. Jamais un vin sec ni un crémant brut.

Le bonhomme en pain d'épices vient d'Angleterre, où la reine Élisabeth Iʳᵉ aurait fait modeler des biscuits à l'effigie de ses hôtes ; il a traversé l'Atlantique avec les colons, où le conte du gingerbread man qui s'enfuit en a fait un personnage de Noël, et il est revenu en Europe par l'Alsace et l'Allemagne, pays du Lebkuchen et des marchés de Noël. C'est un biscuit de patience et de main, celui qu'on fait un dimanche de décembre, à plusieurs, avec de la farine partout.

La pâte : 120 g de beurre mou, 100 g de cassonade et 120 g de miel liquide, de préférence de châtaignier ou de sapin, crémés ensemble à la spatule ; 1 œuf ; 350 g de farine T55, 1 cuillère à café de bicarbonate, 2 cuillères à café de cannelle, 2 de gingembre moulu, une demi de girofle moulue, une demi de muscade, une pincée de sel, tamisés et incorporés ; la pâte rassemblée en boule sans la pétrir, aplatie en disque, filmée, 1 heure au frais au moins, une nuit au mieux.

Le façonnage : la pâte étalée entre deux feuilles de papier sulfurisé à 4 mm ; découpée à l'emporte-pièce bonhomme de 10 cm, farinée entre chaque coupe ; les chutes rassemblées, remises 10 minutes au frais, réétalées ; les biscuits posés sur une plaque, espacés de 3 cm, 10 minutes au frais avant le four, ce qui les empêche de s'étaler. Au four préchauffé à 180 °C, 9 à 11 minutes, jusqu'à ce que les bords soient bruns et le centre encore souple au doigt ; refroidis 5 minutes sur la plaque, puis sur une grille, où ils durcissent.

Le glaçage : 150 g de sucre glace tamisé, 1 blanc d'œuf, quelques gouttes de jus de citron, fouettés 3 minutes en un glaçage épais et brillant qui tient au fouet ; dans un cornet de papier ou une poche à douille fine, les yeux, le sourire, les boutons, les manchettes, sur les biscuits froids ; 1 heure de séchage à l'air. Le service : au goûter, avec un thé ou un chocolat chaud ; suspendus au sapin par un ruban passé dans un trou fait avant cuisson ; ou offerts dans une boîte. Les variantes : les Lebkuchen allemands, plus épais, à la poudre d'amande, glacés au chocolat ; les étoiles et sapins, la même pâte en formes de Noël ; la maison en pain d'épices, la pâte étalée à 6 mm et découpée en murs et en toit, collée au glaçage ; et la version au sirop d'érable, à la canadienne.

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