Coupe de sorbet à la mangue, tranches de mangue fraîche, verre de vin moelleux

Dessert

Sorbet à la mangue : la recette facile et gourmande

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 2 min
  • Repos : 4 h au frais + 30 min de sorbetière + 1 h au congélateur
  • Moyen
  • 6 personnes, 1 litre
  • Facile
  • Été
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Ingrédients

6 personnes, 1 litre

Ustensiles

  • UNE SORBETIÈRE (L'OUTIL DU PLAT : le bol congelé 24 h ; sans elle, un bac et un robot)
  • un mixeur ou un blender (la purée parfaitement lisse)
  • un chinois (si la mangue est fibreuse)
  • une petite casserole (le sirop)
  • un bac à glace et du film (filmé au contact, sans givre)
  • des coupes froides et une cuillère à glace (trempée dans l'eau chaude entre deux boules)

L'astuce du chef

La plus ancienne des glaces. Le sharbat des Perses, un sirop de fruit rafraîchi à la neige.

Ni crème, ni lait, ni œuf. Le sorbet ne peut être meilleur que son fruit.

La mangue est le fruit du sorbet. Chair dense, sucre, fibres qui lient, parfum qui survit au froid.

Très mûre, souple, tachetée. Verte, elle fait un sorbet aigre et pâle ; trois jours dans un sac en papier avec une pomme.

La chair grattée sur le noyau. C'est la plus parfumée.

Le glucose ou le miel dans le sirop. Le sucre inverti empêche les gros cristaux : la texture des glaciers.

Le citron vert et une pincée de sel. Ils réveillent la mangue sans se sentir.

Goûtée trop sucrée et trop acide. Le froid éteint les deux ; juste tiède, fade glacé.

La purée glaciale avant la sorbetière. Elle prend vite, les cristaux sont minuscules, le sorbet est lisse.

Filmé au contact. Le givre ne se forme pas sur la surface.

Sorti dix minutes avant. Un sorbet trop dur n'a ni parfum ni douceur.

Meilleur dans la semaine. Au-delà, il durcit et s'éteint.

Préparation pas à pas

  1. Sirop : sucre, eau, glucose, 1 min ; refroidi au frais 15 min

    L'anti-cristal.

  2. Mangues pelées, chair détachée et grattée sur le noyau 8 min

    La meilleure chair colle au noyau.

  3. Chair, sirop froid, citron vert, zeste, sel, mixés 3 min 3 min

    Lisse, épaisse, orange.

  4. Goûtée : un peu trop sucrée et trop acide ; corrigée 2 min

    Le froid éteint les deux.

  5. Réfrigérée 4 h ou la nuit, glaciale 4 h

    Le secret de la texture.

  6. Sorbetière 20 à 30 min, jusqu'à pris et souple 30 min

    Ou bac, fouetté chaque heure, puis mixé.

  7. En bac, filmé au contact, 1 h au congélateur 1 h

    Pour les boules ; en minute, tel quel.

  8. Sorti 10 min avant ; boules, mangue fraîche, menthe, citron vert 10 min

    Trop dur, il n'a pas de goût.

Le conseil du caviste

Un sorbet de fruit, sans gras, glacé, sucré et acide.

Le Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C, tendre, fruit jaune, peu d'acidité.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 8 °C, doux et rond.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 7 °C, dont les bulles font l'acidité.

Le froid éteint le sucre et le parfum, mais pas l'acidité : un sorbet paraît plus acide qu'il n'est, et le vin qui l'accompagne doit être moins acide qu'à l'ordinaire, un moelleux tendre, jamais un vin doux vif. C'est le paradoxe du sorbet : on l'a sucré et citronné plus que de raison parce que le froid allait tout éteindre, et de fait, en bouche glacée, le sucre s'efface et le parfum se retient ; mais l'acidité, elle, reste entière, la langue froide la sent aussi bien que la langue chaude. Un sorbet à la mangue arrive donc en bouche comme un fruit vif, plus vif que la mangue elle-même. Un vin doux à l'acidité marquée, un liquoreux jeune et nerveux, s'ajoute à cette vivacité et la bouche devient aigre ; il faut à l'inverse un moelleux tendre, à l'acidité basse, rond de fruit jaune, qui arrondit le sorbet au lieu de le piquer, et dont le sucre discret revient au niveau du sucre éteint par le froid. La règle des sorbets : plus le dessert est froid, moins le vin doit être acide.

À éviter : un liquoreux vif et nerveux, aigre sur la langue froide, et tout vin sec, glacial et acide sur un sorbet.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le sorbet est granuleux, râpeux

Purée tiède, pas de glucose. Réfrigérée quatre heures, glaciale, et une cuillère de glucose ou de miel dans le sirop.

Il est dur comme une pierre

Pas assez de sucre, pas d'anti-cristal, trop longtemps au congélateur. 100 g de sucre pour 600 g de chair, le glucose, et sorti dix minutes avant.

Il est fade

Mangue pas mûre, ou purée goûtée tiède. Une mangue souple et parfumée, et la purée volontairement trop sucrée et trop acide.

Il est aigre

Mangue verte, trop de citron. Des mangues mûres, et le citron ajouté peu à peu en goûtant.

Il ne prend pas dans la sorbetière

Bol pas assez congelé, purée tiède. Le bol 24 heures au congélateur, la purée quatre heures au réfrigérateur.

Il a du givre dessus

Pas filmé au contact. Le film posé sur la surface du sorbet, puis le couvercle.

Conservation & préparation anticipée

Le sorbet se garde 1 semaine au congélateur en bac filmé au contact, à sa meilleure texture ; jusqu'à 1 mois, en durcissant et en perdant du parfum.

Durci, il se rattrape : en morceaux au robot, mixé une minute, et remis une heure ; il retrouve sa texture.

La purée crue se garde 2 jours au réfrigérateur avant turbinage.

La chair de mangue se congèle en morceaux, 6 mois : le sorbet d'hiver se fait avec.

Il ne se recongèle pas une fois fondu.

Variantes

Le riz à la mangue

Notre mango sticky rice, le riz gluant thaï au lait de coco, avec une boule de ce sorbet dessus.

Le sorbet acide

Notre sorbet au citron, la même méthode avec le fruit qui en est l'opposé.

Le mochi

Notre mochi glacé, ce sorbet enveloppé d'une pâte de riz : le dessert japonais.

Mangue passion

La pulpe de 4 fruits de la passion passée au tamis ajoutée à la purée : plus acide, plus parfumé, le sorbet des Antilles.

Questions fréquentes

Quelles mangues ?

Des Kent ou des Keitt, grosses, peu fibreuses, d'Espagne ou du Sénégal en été ; des Alphonso d'Inde en mai et juin, les plus parfumées. Très mûres : souples, parfumées, tachetées. Une mangue dure attend trois jours dans un sac en papier avec une pomme.

Faut-il une sorbetière ?

C'est mieux, la texture est plus lisse. Sans elle, la purée en bac au congélateur, fouettée chaque heure pendant quatre heures, puis mixée au robot ; ou congelée en glaçons et mixée d'un coup. Très bon aussi.

À quoi sert le glucose ?

C'est un sucre qui ne cristallise pas : il empêche l'eau du sorbet de former de gros cristaux et le garde souple au congélateur. Le miel ou le sirop de maïs font le même travail. Sans lui, le sorbet est granuleux et dur.

Pourquoi la purée doit-elle être froide ?

Une purée glaciale prend en vingt minutes et fait des cristaux minuscules : le sorbet est lisse. Une purée tiède prend lentement, les cristaux sont longs, et le sorbet est râpeux. Quatre heures au réfrigérateur, c'est le secret.

Peut-on le faire avec de la mangue surgelée ?

Oui, et c'est le sorbet d'hiver : 600 g de chair surgelée décongelée à moitié, mixée avec le sirop et le citron. Un peu moins parfumé qu'une Alphonso fraîche, mais très bon.

Quel vin servir avec ?

Un moelleux tendre et peu acide, à 8 °C : le froid éteint le sucre mais pas l'acidité, et le sorbet paraît plus vif qu'il n'est ; le vin doit être moins acide qu'à l'ordinaire. Jamais un liquoreux nerveux ni un vin sec.

Le sorbet est la plus ancienne des glaces, une purée de fruit sucrée et glacée, que les Italiens et les Français ont apprise des Arabes et des Perses, le sharbat, un sirop rafraîchi à la neige. Il n'a ni crème, ni lait, ni œuf, seulement le fruit, le sucre et l'eau, et il est donc à la merci du fruit : un sorbet ne peut être meilleur que la mangue dont il est fait. La mangue est le fruit du sorbet par excellence, parce que sa chair est déjà une purée, dense, sucrée, fibreuse, et que son parfum survit au froid, ce que la plupart des fruits ne font pas.

Les mangues : 3 grosses mangues très mûres, 900 g, soit 600 g de chair, Kent ou Keitt, ou des mangues d'Inde en mai et juin, les Alphonso, les plus parfumées, ou des mangues du Sénégal en été ; elles doivent être souples sous le doigt, parfumées à la queue, la peau tachetée de noir, et une mangue pas mûre laissée trois jours dans un sac en papier avec une pomme finit de mûrir. Pelées, la chair détachée du noyau au couteau en suivant sa forme plate, et grattée sur le noyau : la meilleure chair est celle qui y colle. En morceaux, dans le bol du mixeur. Le sirop, d'abord, pour qu'il ait le temps de refroidir : 100 g de sucre et 10 cl d'eau portés à ébullition une minute, jusqu'à ce que le sucre soit dissous, avec une cuillère à soupe de glucose, ou de miel doux, ou de sirop de maïs, l'anti-cristal : le sucre inverti empêche l'eau de former de gros cristaux au congélateur et donne au sorbet sa texture lisse, celle des glaciers ; sans lui, le sorbet est bon mais granuleux et il durcit comme une pierre. Le sirop refroidi complètement, au frais.

La purée : la chair de mangue mixée avec le sirop froid, le jus de deux citrons verts, 6 cl, et le zeste d'un, et une pincée de sel, qui relève le fruit sans se sentir, trois minutes, jusqu'à une purée parfaitement lisse, épaisse, orange ; passée au chinois si la mangue est fibreuse, les Kent le sont peu. Goûtée : elle doit paraître un peu trop sucrée et un peu trop acide, parce que le froid éteint les deux ; une purée qui est juste tiède sera fade glacée. Corrigée de sucre ou de citron vert. Puis réfrigérée quatre heures, ou la nuit, jusqu'à être glaciale : c'est le secret de la texture, une purée froide prend en vingt minutes dans la sorbetière et fait des cristaux minuscules, une purée tiède prend en quarante et fait des cristaux longs, et le sorbet est râpeux.

Le turbinage : la purée glaciale versée dans la sorbetière, bol congelé vingt-quatre heures pour les modèles à accumulation, vingt à trente minutes, jusqu'à ce que la pale peine et que le sorbet soit pris, souple, comme une glace italienne. Servi tel quel, en sorbet minute, le plus onctueux ; ou versé dans un bac, filmé au contact, et raffermi une heure au congélateur pour faire des boules. Sans sorbetière : la purée dans un bac large, au congélateur, fouettée à la fourchette toutes les heures pendant quatre heures, puis mixée au robot en morceaux jusqu'à une crème lisse, et remise une heure ; ou congelée en glaçons et mixée d'un coup, la méthode la plus rapide. Sorti dix minutes avant de servir, le sorbet trop dur n'a pas de goût, en boules dans des coupes froides, avec des tranches de mangue fraîche, une feuille de menthe, un trait de citron vert, ou des fruits de la passion, dont les graines acides le réveillent ; avec un sablé, une tuile, ou une cuillère de noix de coco grillée. Il est meilleur le jour même et la semaine suivante : au-delà, il durcit et perd son parfum.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €

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