Le Golden Dream est né dans les années 1960 en Italie, quand le Galliano, cette liqueur jaune d'or à la vanille et à l'anis née près de Livourne, faisait fureur dans les bars américains. Il est resté à la carte officielle de l'IBA sans jamais revenir à la mode, et il souffre d'une réputation de cocktail sucré de fin de repas. Elle est méritée, et c'est précisément son emploi : il se sert à la place du dessert.
Son équilibre est fragile. Quatre ingrédients à parts presque égales, dont deux liqueurs sucrées, un jus acide et de la crème : c'est le jus d'orange qui décide de tout. Pressé à la minute, il tient le verre debout ; en bouteille, il le rend écœurant. Et la crème doit être entière et froide, sinon elle tranche au contact de l'acide.
C'est un cocktail de shaker, secoué fort et longtemps, servi sans glace dans une coupe glacée, avec une râpure de muscade.







