Le café fait un arrangé de fin de repas, sombre et sérieux, qui remplace la liqueur de café dans tous les cocktails où elle passe. Il est rapide : les grains donnent leur parfum en deux semaines, et il est presque impossible à rater, à une condition qui fait toute la différence : les grains restent entiers.
Le café moulu trouble irréversiblement le rhum, dépose une boue au fond et rend une amertume de marc. Le grain entier, lui, se laisse traverser lentement par l'alcool et donne un rhum limpide, sombre, avec des notes de cacao et de fruit sec. Quarante grammes pour un litre suffisent ; au-delà, l'amertume prend le dessus.
Le choix du café compte autant que le choix du rhum. Un café d'arabica torréfié moyennement, fraîchement grillé, donne un arrangé fruité ; une torréfaction très poussée donne de l'amertume et du brûlé. Le rhum, lui, peut être blanc pour un résultat net, ou vieux pour un résultat plus rond et plus long.







