C'est la boisson chaude d'hiver qui met tout le monde d'accord : les enfants en boivent trois tasses, les conducteurs ne se sentent pas mis à l'écart, et les adultes qui veulent de l'alcool s'en ajoutent dans leur tasse.
Deux détails font toute la différence entre une réussite et un jus tiède.
Le jus doit être trouble. Un jus de pomme limpide a été filtré et clarifié : il a perdu ses particules en suspension, et avec elles la matière qui donne du corps en bouche. Un jus trouble, celui qui dépose au fond de la bouteille, garde cette matière. Chauffé, l'écart est frappant.
Le citron n'est pas facultatif. Le jus de pomme est plus plat qu'un vin : une fois chauffé et épicé, il tourne au sirop. Cinq centilitres de jus de citron frais pour un litre rétablissent la tension. C'est l'ingrédient qui manque dans presque toutes les recettes qu'on trouve.
Pour l'alcool, il n'y a qu'une bonne façon de faire : ajouté au verre, hors du feu. Versé dans la casserole, il s'évapore un peu et surtout il prive les autres de la version sans alcool. Deux centilitres de calvados dans la tasse, et la pomme rencontre la pomme.







