Bol de baba ganoush crémeux nappé d'huile d'olive, grenade et persil, pain pita grillé à côté, verre de vin blanc, table de bistrot

Entrée

Baba ganoush : la recette libanaise du caviar d'aubergine

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 20 min
  • Repos : 30 min d'égouttage, 1 h au frais
  • Bon marché
  • 6 personnes en mezze
  • Facile
  • Été, automne
Aller à la recette

Ingrédients

6 personnes en mezze

Ustensiles

  • LA FLAMME DU GAZ, LA BRAISE OU LE GRIL DU FOUR AU PLUS HAUT (L'OUTIL DU PLAT : la peau brûlée qui fume la chair ; un four à 180 °C cuit sans fumer)
  • une pince (tourner les aubergines sur la flamme)
  • une passoire (30 minutes d'égouttage, l'eau amère)
  • une fourchette ou un couteau (écraser, hacher ; jamais le mixeur)
  • un pilon ou le plat du couteau (l'ail en pâte avec le sel)
  • un plat creux (le tourbillon qui retient l'huile)

L'astuce du chef

Le père gâté. Baba ganoush ou moutabal : au Liban deux plats, en Europe un seul nom.

Piquées. Trois coups de couteau : la vapeur sort, l'aubergine n'éclate pas sur la flamme.

Entières et brûlées. La peau carbonisée fume la chair à travers : c'est tout le goût du plat.

La flamme d'abord. Gaz, braise, puis gril du four ; jamais le four à 180 °C, qui cuit sans fumer.

Jusqu'à l'effondrement. L'aubergine qui pend à la pince est cuite ; ferme, elle est crue au centre.

Les éclats de peau. Quelques points noirs dans la purée sont le signe du plat, pas une faute.

Trente minutes d'égouttage. L'eau brune est amère et grise ; sans elle, la purée est claire et tient.

La fourchette. Écrasée, la chair garde ses fibres ; mixée, elle devient une mousse grise.

L'ail en pâte. Écrasé avec le sel, il se fond ; haché, il pique en morceaux.

Le tahini remué. Le pot se sépare ; remué à fond, il est lisse et ne fait pas de grumeaux.

Une heure au frais. Le citron, l'ail et le fumé se mêlent ; servi tiède, pas glacé.

Le tourbillon. Creusé au dos de la cuillère, il retient l'huile qui nappe chaque bouchée.

Préparation pas à pas

  1. Aubergines piquées, brûlées entières sur la flamme 15 à 20 min 20 min

    Peau noire, chair effondrée.

  2. Fendues, chair prélevée à la cuillère 5 min

    Quelques éclats de peau ne gênent pas.

  3. Égouttée 30 min, pressée 30 min

    L'eau brune est amère.

  4. Écrasée à la fourchette 3 min

    Jamais mixée.

  5. Tahini, citron, ail au sel, huile, cumin 3 min

    Mêlés à la fourchette.

  6. Goûté, corrigé 1 min

    Fumé évident, citron vif, tahini discret.

  7. Reposé 1 h au frais, sorti 20 min avant 1 h

    Les goûts s'accordent.

  8. Tourbillon, huile, grenade, persil, sumac ; pita chaud 3 min

    En mezze ou avec une grillade.

Le conseil du caviste

Une purée fumée et crémeuse d'aubergine, tahini, citron, ail, huile d'olive.

Moulin Caresse Le Sauvignon à 9 °C, le blanc vif, l'acidité qui traverse la chair grasse.

Moulin Caresse La Frangine Rosé à 9 °C, le rosé sec, pour le mezze entier.

Château Tour de Biot Blanc Sec à 10 °C, le blanc sec de Bordeaux, plus ample, sur le tahini.

L'aubergine cuite est un gras déguisé en légume : sa chair, spongieuse, boit l'huile et fond en bouche comme une matière grasse, et l'on accorde le baba ganoush comme on accorderait une crème ou un beurre, par l'acidité, jamais comme une salade de légumes. On croit servir un plat léger et végétal ; on sert en réalité une purée onctueuse, enrichie de tahini, lui-même une pâte oléagineuse, et d'huile d'olive, avec, en plus, la fumée. Ce qu'il lui faut, c'est ce que le citron fait déjà dans la recette : de l'acidité, un blanc vif à 9 °C, sauvignon ou rosé sec, qui nettoie la bouche entre deux bouchées de pain et laisse le fumé s'exprimer. Un blanc gras, un chardonnay rond, s'ajouterait au gras et pèserait ; un rouge, même léger, s'accrocherait au tahini et à la fumée. Le tour de Biot, sec mais plus ample, est le choix pour ceux qui trouvent le sauvignon trop tranchant sur le tahini.

À éviter : un blanc rond et boisé, lourd sur le gras de l'aubergine, et un rouge, âpre sur le tahini et la fumée.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Bordeaux Château Tour de Biot BlancBordeaux Château Tour de Biot Blanc 6,20 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Il n'a pas de goût fumé

Aubergines cuites au four à 180 °C ou coupées en deux. Entières, sur la flamme ou sous le gril au plus haut, jusqu'à la peau noire et cloquée.

Il est gris et liquide

Chair pas égouttée, ou mixée. Trente minutes dans la passoire, pressée ; écrasée à la fourchette.

Il est amer

L'eau brune est restée, ou aubergines vieilles et pleines de graines. Égouttée et pressée ; des aubergines fermes et lourdes, de saison.

Il est brun

Oxydation. Le citron dès l'écrasement, un film d'huile sur la surface au frais.

Le tahini fait des grumeaux

Pot pas remué, ou tahini ajouté à la chair froide. Remué à fond ; délayé d'abord avec le jus de citron, qui le rend crémeux, puis mêlé.

L'ail est trop fort

Haché, ou une gousse trop grosse. Écrasé en pâte avec le sel, une seule gousse ; ou une demi-gousse pour la table.

Conservation & préparation anticipée

Le baba ganoush se garde 4 jours au réfrigérateur dans une boîte, la surface couverte d'un film d'huile qui empêche le brunissement ; sorti 20 minutes avant de servir.

Il se congèle 2 mois, sans la garniture ; décongelé une nuit au réfrigérateur, remué et rafraîchi d'un trait de citron.

La chair d'aubergine brûlée, égouttée, se garde 3 jours au réfrigérateur et se congèle 3 mois : on brûle les aubergines quand la braise est là.

Le plat garni se tient 2 heures à table ; la grenade et le persil sont ajoutés au dernier moment.

Le pain pita se réchauffe 1 minute à la poêle sèche au moment.

Variantes

Le houmous

Notre houmous maison, l'autre purée du mezze, avec le même tahini et le même citron.

Les falafels

Nos falafels, trempés dans le baba ganoush : le déjeuner libanais.

Les aubergines grillées

Nos aubergines grillées, en tranches, la même aubergine mangée entière.

Le taboulé

Notre taboulé frais aux herbes, le vrai, tout persil, à côté sur la table du mezze.

Questions fréquentes

Baba ganoush ou moutabal ?

Au Liban, le moutabal est la purée d'aubergine au tahini, et le baba ganoush une salade d'aubergine grillée aux dés de tomate, poivron et oignon, sans tahini. En Europe, baba ganoush désigne la purée au tahini. Cette recette est celle-ci ; la variante « sans tahini » donne l'autre.

Sans gazinière ni barbecue ?

Sous le gril du four au plus haut, les aubergines à 5 cm de la résistance, tournées toutes les 8 minutes, 30 à 40 minutes, jusqu'à la peau noire. C'est moins fumé qu'à la flamme, mais c'est le plat. Une pincée de paprika fumé rattrape le reste.

Faut-il retirer tous les morceaux de peau ?

Non. Quelques éclats de peau noire dans la purée sont normaux, ils font le fumé et la couleur du plat. On retire la peau en grande partie, pas au grain près.

Pourquoi ne pas le mixer ?

Parce que le mixeur incorpore de l'air et brise les fibres : on obtient une mousse grise et fade. Écrasé à la fourchette ou haché au couteau, le baba ganoush garde sa texture, ses fibres et sa couleur claire.

Avec quoi le servir ?

En mezze avec le houmous, le taboulé, le labneh, des olives et du pain pita chaud ; ou en accompagnement d'un agneau grillé, de brochettes de poulet, de falafels. Il se mange à température ambiante, jamais glacé.

Quel vin servir avec ?

Un sauvignon ou un rosé sec à 9 °C : l'aubergine cuite est un gras déguisé en légume, et seule l'acidité traverse sa chair, le tahini et l'huile. Un blanc sec plus ample pour ceux qui trouvent le sauvignon trop tranchant. Jamais un blanc boisé ni un rouge.

Le baba ganoush, « le père gâté » ou « le père coquet » en arabe selon les traductions, est le frère du moutabal, avec lequel on le confond : au Liban, le moutabal est la version au tahini et au yaourt, crémeuse, et le baba ganoush, à strictement parler, celle sans tahini, avec des dés de tomate, de poivron et d'oignon, plus proche d'une salade ; en Europe, le nom de baba ganoush s'est imposé pour la purée au tahini, et c'est celle qu'on donne ici. Il se mange en mezze, avec le houmous, le taboulé et le pain, ou en accompagnement d'une grillade.

Les aubergines : 3 grosses aubergines, 1 kg, lourdes et fermes, la peau tendue, piquées 3 ou 4 fois à la pointe du couteau pour ne pas éclater. Trois façons de les brûler, par ordre de préférence. Sur la flamme du gaz, posées directement sur la grille du brûleur, tournées à la pince toutes les 3 minutes, 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que la peau soit noire, cloquée, et que l'aubergine s'affaisse et pende à la pince : c'est la méthode libanaise, la plus fumée. Sur le barbecue, même chose, sur la braise vive. Sous le gril du four, au plus haut, à 5 cm de la résistance, tournées toutes les 8 minutes, 30 à 40 minutes, moins fumées, la peau devant être noire quand même. Un four à 180 °C ne les brûle pas, il les cuit, et le baba ganoush n'a alors pas de goût.

L'égouttage : les aubergines brûlantes posées dans une passoire, fendues en long, la chair prélevée à la cuillère en laissant la peau noire, dont quelques éclats ne sont pas gênants, ils sont même le signe du plat ; la chair laissée à égoutter 30 minutes dans la passoire, l'eau brune qui s'en écoule étant amère et rendant la purée grise et liquide ; puis pressée doucement. Il reste 500 g de chair pour 1 kg d'aubergines.

L'assaisonnement : la chair dans un saladier, écrasée à la fourchette ou hachée grossièrement au couteau sur la planche, jamais au mixeur, qui la transforme en mousse grise ; 3 cuillères de tahini bien remué, le jus d'un citron, une gousse d'ail écrasée en pâte avec une cuillère à café de sel, 2 cuillères d'huile d'olive, une pincée de cumin facultative ; mêlés à la fourchette en une purée crémeuse, à fibres, qui tient sur le pain. Goûté : le tahini doit être là sans dominer, le citron vif, le fumé évident. Corrigé. Reposé 1 heure au frais, les goûts s'accordant, et sorti 20 minutes avant.

Le service : étalé dans un plat creux, creusé d'un tourbillon au dos de la cuillère, arrosé d'huile d'olive qui remplit les creux, parsemé de grains de grenade, de persil haché, d'une pincée de sumac ou de paprika, éventuellement de quelques pignons grillés ; avec du pain pita chaud, coupé en triangles, et des bâtonnets de concombre et de carotte. Il se mange en mezze avec le houmous, le taboulé, le labneh, ou seul avec une grillade d'agneau ou de poulet. Les variantes : le moutabal libanais, avec 2 cuillères de yaourt en plus, plus crémeux et plus doux ; le baba ganoush sans tahini, la version stricte, avec un poivron rouge grillé en dés, une tomate épépinée en dés, un demi-oignon rouge haché, du citron et de l'huile ; au yaourt et à la menthe, façon turque, le patlıcan ezmesi ; et la mélitzanosalata grecque, sans tahini, avec du vinaigre et de l'oignon.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Bordeaux Château Tour de Biot BlancBordeaux Château Tour de Biot Blanc 6,20 €

Voir tous nos vins →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Baba ganoush
Retour