Cuisses de poulet rôties à la peau craquante, ail en chemise, pommes de terre, verre de vin rouge

Plat principal

Cuisses de poulet au four : la recette facile et rapide

  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 45 min
  • Repos : Une nuit au sel, 10 min après cuisson
  • Économique
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE GRILLE AU-DESSUS DU PLAT (L'OUTIL DU PLAT : l'air chaud tout autour de la peau, et le jus qui tombe sur les pommes de terre)
  • un plat à rôtir (pommes de terre et oignon dessous)
  • un thermomètre sonde (80 °C à la jointure haut-pilon)
  • une assiette et une grille (la nuit au réfrigérateur, à découvert)
  • un couteau d'office (piquer la jointure : jus clair)
  • une petite louche (dégraisser le jus du plat)

L'astuce du chef

La cuisse est le morceau qui aime le four. Collagène et gras : une cuisson longue la rend tendre, et la peau croustille pendant ce temps.

Le blanc sèche pendant ce temps. On rôtit les cuisses, on garde les blancs pour la poêle.

Le salage à sec de la veille, 3 g par cuisse, sur et sous la peau. Une saumure sans eau : la chair est salée à cœur.

Une nuit sur une grille, à découvert au réfrigérateur. L'air froid sèche la peau, mate et tendue.

Une peau humide bout dans sa vapeur ; une peau sèche dore et craque. Six heures suffisent, vingt-quatre sont mieux.

220 °C, chaleur tournante, préchauffé longtemps. La peau saisit dès l'entrée.

Les cuisses sur une grille, au-dessus des pommes de terre. L'air chaud tout autour, le jus qui confit la garniture.

Jamais de couvercle ni de feuille. La vapeur retenue ramollirait la peau.

L'ail en chemise à vingt minutes, dans le jus du plat. Il confit en crème douce, sans piquant.

80 °C à la jointure, jus clair. Une cuisse se mange bien cuite, jamais rosée.

Dix minutes de repos sur la grille, pas dans le jus. La peau reste craquante.

Cinq minutes de travail la veille, cinq le jour. Un plat du dimanche pour rien.

Préparation pas à pas

  1. La veille : saler sur et sous la peau, poivre, thym ; grille, réfrigérateur, à découvert 10 min

    Le sel entre, la peau sèche.

  2. Sortir 30 min avant ; four à 220 °C tournant, préchauffé longtemps 30 min

    Ne pas tamponner : la peau est sèche.

  3. Pommes de terre, oignon, huile, sel dans le plat ; grille dessus ; cuisses peau dessus 5 min

    Le jus tombera sur les pommes de terre.

  4. Enfourner 45 min, sans couvrir, sans ouvrir avant 30 20 min

    Jamais de feuille : la vapeur ramollit.

  5. À 20 min, gousses d'ail en chemise dans le jus, entre les pommes de terre 1 min

    Elles confisent.

  6. Continuer jusqu'à 80 °C à la jointure, peau brune et craquante 24 min

    Peau belle avant la chair : 190 °C ; chair avant la peau : 2 min de gril.

  7. 10 min de repos sur la grille, pas dans le jus 10 min

    La peau reste sèche.

  8. Servir avec pommes de terre, ail écrasé, jus dégraissé, citron, salade 2 min

    Le plat du jeudi qui vaut un dimanche.

Le conseil du caviste

Une volaille rôtie à la peau craquante, des pommes de terre confites au jus et de l'ail confit.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Rouge à 16 °C, souple, fruité.

Le Château Moulin Caresse Cœur de Roche à 16 °C, plus profond.

Le Bergerac Domaine de Mayat à 15 °C, le rouge de tous les jours, pour un jeudi soir.

L'ail rôti n'est plus l'ail cru : confit, il devient doux et appelle le rouge là où l'ail cru voulait le blanc. L'ail cru est soufré, piquant, et rend tout rouge métallique ; il n'a de bon accord qu'avec un blanc vif. Mais l'ail qui a confit une demi-heure dans le gras du poulet a perdu ses composés soufrés et gagné du sucre : c'est une crème douce, presque une purée de châtaigne, et ce sucré-rôti est un registre de rouge, sur le fruit, sans tanin dur. Le même ingrédient change de vin selon sa cuisson, et ce plat, où l'ail est confit et la peau rôtie, se boit rouge et souple, jamais blanc. La règle vaut pour l'oignon, l'échalote, le poireau : crus, ils veulent le blanc ; confits, ils veulent le rouge.

À éviter : un blanc, perdu sur le jus de rôti et l'ail confit, et un rouge boisé et puissant, trop lourd pour une volaille.
Le guide du cavisteQuel vin avec du poulet ? Crème, curry, grillé ou coq au vin

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Bordeaux Château Tour de Biot RougeBordeaux Château Tour de Biot Rouge 6,00 €
Château Moulin Caresse Cœur de RocheChâteau Moulin Caresse Cœur de Roche 41,00 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
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Dépannage

La peau est molle

Pas de nuit à découvert, ou plat couvert. Une nuit sur une grille au réfrigérateur, et jamais de feuille au four.

La peau est brûlée et la chair rosée à l'os

Four trop chaud pour des cuisses trop grosses. On baisse à 190 °C dès que la peau est belle, et l'on attend 80 °C à la jointure.

La chair est fade

Salée au moment de cuire. Le sel doit avoir une nuit pour entrer : 3 g par cuisse, sur et sous la peau.

Les pommes de terre sont sèches

Pas assez de gras de poulet dessus, plat trop grand. Un plat juste à la taille, et une cuillère d'huile en plus.

L'ail est amer et brûlé

Mis trop tôt, ou hors du jus. À 20 min, dans le jus du plat, entre les pommes de terre.

Le jus est trop gras

C'est le gras de la peau, normal. On le dégraisse à la petite louche et l'on garde le jus brun du fond.

Conservation & préparation anticipée

Les cuisses rôties se gardent 3 jours au réfrigérateur ; froides, effeuillées, elles font une salade ou un sandwich.

Réchauffées 15 min à 200 °C sur une grille, la peau redevient presque craquante ; jamais au micro-ondes.

Les cuisses salées crues se gardent 2 jours sur leur grille au réfrigérateur : le salage continue, on ne rajoute pas de sel.

Elles se congèlent crues et salées, 3 mois ; on décongèle une nuit sur la grille, la peau sèche en même temps.

L'ail confit restant se garde 5 jours dans un peu d'huile : sur du pain, dans une purée, dans une vinaigrette.

Variantes

Le poulet entier

La même peau séchée une nuit pour notre poulet rôti au beurre.

Au citron et aux herbes

Citron et thym sous la peau comme dans notre poulet grillé citron et herbes : les cuisses se boivent alors blanc.

Au paprika fumé

Une cuillère de paprika fumé dans le sel de la veille : la peau devient rouge sombre et la version espagnole.

À l'air fryer

Deux cuisses à 200 °C, 25 min : la peau craque encore plus vite, sans pommes de terre dessous.

Questions fréquentes

Pourquoi saler la veille ?

Le sel pénètre la chair et l'assaisonne à cœur, et la peau sèche à l'air froid du réfrigérateur : les deux conditions d'une cuisse savoureuse et craquante. Salée au moment, elle est fade et la peau reste molle.

Pourquoi ne pas couvrir ?

La vapeur retenue sous une feuille ou un couvercle détrempe la peau. Une cuisse rôtie à découvert, sur une grille, est entourée d'air chaud sec.

À quelle température sont-elles cuites ?

80 °C à la jointure entre le haut et le pilon, ou un jus clair quand on pique. Une cuisse se mange bien cuite : rosée, elle est caoutchouteuse.

Faut-il les retourner ?

Non. Sur une grille, l'air circule dessous ; retourner mettrait la peau dans le jus et la ramollirait.

Hauts de cuisse ou cuisses entières ?

Les deux : les hauts seuls cuisent en 35 minutes, plus faciles à manger. La cuisse entière est plus belle à table.

Quel vin servir avec ?

Un rouge souple et fruité à 16 °C : l'ail confit et la peau rôtie sont un registre de rouge ; le même plat à l'ail cru voudrait un blanc.

Le poulet rôti entier est un plat de fête ; la cuisse rôtie seule est le plat du jeudi soir, et elle est meilleure, parce que la cuisse est le morceau qui aime le four. Sa chair, plus travaillée que le blanc, est riche en collagène et en gras : elle demande une cuisson longue pour devenir tendre, et c'est exactement ce dont la peau a besoin pour croustiller. Le blanc, lui, sèche pendant ce temps. On rôtit donc les cuisses, et l'on garde les blancs pour la poêle.

Le salage à sec : quatre cuisses entières, hauts et pilons attachés, 250 g chacune, salées la veille, 3 g de sel par cuisse, sur la peau et sous la peau que l'on décolle du doigt, avec du poivre et du thym effeuillé. Posées sur une grille, au-dessus d'une assiette, à découvert au réfrigérateur, toute la nuit. Le sel entre dans la chair et l'assaisonne à cœur, comme une saumure sans eau ; et l'air froid sèche la peau, qui devient mate et tendue. Une peau humide bout dans sa vapeur et reste molle ; une peau sèche dore et craque. Six heures suffisent, vingt-quatre sont mieux.

Le four : 220 °C, chaleur tournante, préchauffé longtemps. Dans un plat, 800 g de pommes de terre en quartiers, un oignon en quartiers, 2 cuillères à soupe d'huile, sel ; la grille du four posée sur le plat, ou une grille à pâtisserie dedans, et les cuisses peau dessus sur la grille, sorties du réfrigérateur trente minutes avant et non tamponnées, la peau est déjà sèche. Elles rôtissent dans l'air chaud, et leur gras et leur jus tombent sur les pommes de terre, qui confisent dedans. Jamais de couvercle, jamais de feuille : la vapeur retenue ramollirait la peau. Quarante-cinq minutes, sans ouvrir avant trente. À vingt minutes, on glisse 8 gousses d'ail en chemise dans le jus du plat, entre les pommes de terre : elles confisent dans le gras de poulet, la chair devient une crème douce, sans piquant, que l'on presse hors de la peau sur le pain ou sur la cuisse.

La fin : les cuisses sont cuites à 80 °C à la jointure, la peau brune et craquante, le jus clair quand on pique. Si la peau est belle avant la chair, on baisse à 190 °C ; si la chair est cuite avant la peau, deux minutes de gril. Dix minutes de repos sur la grille, jamais dans le jus. On sert avec les pommes de terre, l'ail, une cuillère du jus du plat dégraissé et un jus de citron dessus, et une salade verte.

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