Velouté de cresson vert vif, crème et feuilles de cresson, pain, verre de vin blanc

Soupe

Velouté de cresson : la recette maison facile et onctueuse

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 30 min
  • Repos : Aucun
  • Économique
  • 6 personnes
  • Facile
  • Printemps, automne
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UN MINUTEUR (L'OUTIL DU PLAT : trois minutes de cresson, pas une de plus)
  • une cocotte (la base, puis l'ébullition pleine)
  • un blender (une minute, aussitôt)
  • un chinois (la finesse d'un restaurant)
  • un grand bol d'eau glacée (refroidir vite si la soupe attend)
  • des assiettes chaudes (servi dans la minute)

L'astuce du chef

Une plante d'eau au goût poivré, proche de la moutarde et du radis. Le potage cressonnière est l'un des plus anciens potages français.

Le paradoxe : le cresson fait la soupe, mais il ne doit presque pas cuire. C'est une herbe.

La base de pomme de terre et de poireau, vingt minutes. Elle donne le corps ; le cresson seul ferait une eau verte.

La base se prépare à l'avance. Le cresson, jamais.

Les tiges gardées. Elles ont autant de goût que les feuilles.

La pleine ébullition, le cresson d'un coup, enfoncé. Trois minutes, feu coupé.

À trois minutes, vert vif et poivré ; à dix, kaki et éventé. La chlorophylle et les huiles volatiles s'en vont ensemble.

Mixé aussitôt, pendant qu'il est vert. Une minute par moitié.

Le chinois pour la finesse. En pressant.

La crème facultative. Le cresson se suffit ; en filet au service, pour le contraste.

Servi dans la minute. Une soupe verte qui attend sur le feu est grise à table.

Si elle attend : refroidie vite en bain glacé, réchauffée sans bouillir. Le vert se garde au froid, pas au chaud.

Préparation pas à pas

  1. Poireau au beurre 5 min ; pommes de terre, bouillon, 20 min couvert 25 min

    La base blanche et douce.

  2. Cresson lavé en deux eaux, grosses tiges retirées 5 min

    Le reste des tiges gardé.

  3. Base à pleine ébullition, cresson jeté d'un coup, enfoncé 30 s

    Une herbe, pas un légume.

  4. 3 min, feu coupé à la reprise du bouillon 3 min

    Vert vif, poivre intact.

  5. Blender aussitôt, 1 min par moitié ; chinois si l'on veut 3 min

    Un vert lisse et profond.

  6. Consistance au bouillon ; crème, sel, poivre blanc, muscade 2 min

    Ou sans crème : le cresson se suffit.

  7. Servir tout de suite, crème en filet, cresson cru, croûtons 1 min

    Assiettes chaudes.

  8. Si elle attend : bain glacé 10 min, réchauffée à feu vif sans bouillir 10 min

    Jamais sur le coin du feu.

Le conseil du caviste

Une soupe verte, poivrée et végétale, à peine crémée.

Le Moulin Caresse Le Sauvignon à 9 °C, buis, bourgeon de cassis.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Blanc à 9 °C, net.

Le Château La Verrière Bordeaux Blanc Sec à 9 °C, droit.

Le poivré vert du cresson ne se combat pas, il s'accompagne : le végétal du verre sur le végétal de l'assiette. Devant une soupe amère et piquante, le réflexe est de chercher un vin rond et doux qui l'adoucirait ; il se noie dans le vert et paraît sucré et mou. L'accord juste est le contraire : un blanc qui a lui-même des notes végétales, le sauvignon et ses arômes de buis, de feuille de cassis, d'herbe coupée, qui parlent la même langue que le cresson. Les deux verts se reconnaissent, l'amertume de la soupe devient une fraîcheur, et le poivre du cresson trouve un écho dans la vivacité du vin. On accorde une soupe d'herbes par ressemblance aromatique, jamais par compensation.

À éviter : un blanc rond et boisé, sucré et mou sur le vert, et un rouge, dont le tanin rencontre l'amertume du cresson et la double.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Bordeaux Château Tour de Biot BlancBordeaux Château Tour de Biot Blanc 6,20 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La soupe est kaki

Cresson cuit trop longtemps, ou soupe gardée au chaud. Trois minutes, feu coupé, mixé aussitôt ; si elle attend, bain glacé.

Elle ne pique pas

Cresson trop cuit, ou tiges jetées. Trois minutes, et les tiges gardées : c'est là qu'est le poivre.

Elle est liquide comme une eau

Pas assez de base. 400 g de pommes de terre pour deux bottes : c'est elle qui donne le corps.

Elle est fibreuse

Mixage court, ou grosses tiges laissées. Une minute pleine par moitié, les grosses tiges du bas retirées, et le chinois.

Elle est amère

Cresson vieux ou monté en fleur. Des bottes fraîches, feuilles sombres et tiges croquantes ; la crème arrondit.

Elle a tourné gris au réchauffage

Bouillie. À feu vif, sans bouillir, une minute, au dernier moment.

Conservation & préparation anticipée

Le velouté de cresson se garde 2 jours au réfrigérateur, refroidi vite en bain glacé dès la fin du mixage ; il perd un peu de vert chaque jour.

Il se congèle 2 mois, refroidi vite ; le vert tient mieux au congélateur qu'au réfrigérateur.

On réchauffe à feu vif, sans bouillir, au dernier moment ; jamais un mijotage.

La base pomme de terre-poireau se prépare 2 jours à l'avance ; le cresson s'ajoute au moment.

Le cresson cru se garde 2 jours, tiges dans un verre d'eau au réfrigérateur, comme un bouquet.

Variantes

La base sans cresson

Notre potage Parmentier, poireau et pomme de terre : la même base, servie telle quelle.

L'autre soupe d'herbes

Notre soupe de fanes de radis, la cousine du potager, même méthode.

Froid, en été

Refroidi en bain glacé et servi glacé avec un yaourt : le cresson garde tout son poivre au froid.

Au haddock

Des dés de haddock fumé pochés au lait posés dans l'assiette : le contraste fumé-poivré des tables anglaises.

Questions fréquentes

Pourquoi seulement trois minutes ?

Le cresson est une herbe : au-delà, sa chlorophylle vire au kaki et ses huiles poivrées s'évaporent. Trois minutes dans une base bouillante, feu coupé, et l'on mixe aussitôt.

Faut-il garder les tiges ?

Oui, sauf les grosses tiges du bas : les tiges portent autant de poivre que les feuilles, et le mixage les efface.

Pourquoi la pomme de terre ?

Elle donne le corps et le velouté que le cresson, presque sans matière, ne peut pas donner. Sans elle, on obtient une eau verte.

Peut-on la préparer à l'avance ?

La base, oui, deux jours. Le cresson, non : on l'ajoute au moment, ou l'on refroidit la soupe finie très vite en bain glacé et l'on réchauffe sans bouillir.

Cresson de fontaine ou cresson alénois ?

De fontaine, en bottes, feuilles rondes et sombres. L'alénois, en barquette, est plus fin et plus piquant : il sert cru, en garniture, pas en soupe.

Quel vin servir avec ?

Un sauvignon à 9 °C : ses notes de buis et d'herbe parlent la même langue que le cresson. On accorde une soupe verte par ressemblance, jamais avec un vin rond qui s'y noierait.

Le cresson de fontaine, celui des cressonnières de l'Essonne, est une plante d'eau au goût poivré, proche de la moutarde et du radis, dont les feuilles vert sombre sont tendres et les tiges croquantes. Il se mange en salade, en garniture des viandes rôties, et surtout en soupe, le potage cressonnière de la cuisine classique, l'un des plus anciens potages français. Son secret est un paradoxe : le cresson fait la soupe, mais il ne doit presque pas cuire.

La base : 400 g de pommes de terre farineuses, pelées, en dés de 2 cm, et un blanc de poireau émincé. Dans une cocotte, 30 g de beurre, le poireau cinq minutes à feu doux sans colorer, puis les pommes de terre, 1,2 litre de bouillon de volaille ou d'eau salée, et vingt minutes de frémissement à couvert, jusqu'à ce que les pommes de terre s'écrasent. C'est cette base, blanche et douce, qui donne le corps et le velouté ; le cresson seul ferait une eau verte. Elle se prépare à l'avance et attend.

Le cresson : deux bottes de cresson de fontaine, 400 g, lavées en deux eaux, les tiges gardées, seules les grosses tiges du bas retirées : les tiges ont autant de goût que les feuilles. On porte la base à pleine ébullition, on y jette tout le cresson d'un coup, on l'enfonce à la cuillère, et l'on compte trois minutes, feu coupé dès la reprise du bouillon. À trois minutes, le cresson est tombé, vert vif, et son piquant est intact ; à dix, il vire au kaki et le poivre s'est évaporé. Le secret est là : le cresson est une herbe, pas un légume, et il se traite comme les épinards, à la seconde.

Le mixage, aussitôt : au blender, par moitiés, une minute à pleine vitesse, jusqu'à un vert lisse et profond ; on passe au chinois si l'on veut la finesse d'un restaurant, en pressant. On remet dans la cocotte, on rectifie la consistance avec un peu de bouillon, sel, poivre blanc, une pointe de muscade, et 10 cl de crème pour l'arrondir, ou pas : le cresson se suffit. On sert tout de suite, dans des assiettes chaudes, avec une cuillère de crème en filet et quelques feuilles de cresson cru, et des croûtons au beurre. Si la soupe doit attendre, on la refroidit vite, la casserole dans un bain d'eau glacée en remuant, dix minutes : la chlorophylle ne supporte ni la chaleur prolongée ni l'acidité, et un velouté de cresson qui mijote sur le coin du feu sera gris à table. On réchauffe alors à feu vif, sans bouillir, au dernier moment.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Bordeaux Château Tour de Biot BlancBordeaux Château Tour de Biot Blanc 6,20 €
Château La Verrière Bordeaux Blanc SecChâteau La Verrière Bordeaux Blanc Sec 6,90 €

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