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Côtes du Vivarais

Les plus septentrionaux des vins méridionaux, de part et d'autre de la rivière Ardèche.

Région
Provence & Vallée du Rhône
Pays
France
Protégée depuis
18/09/1973
Superficie du vignoble
environ 145 hectares
Couleurs et styles
Blanc, Rouge, Rosé, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0390

Le terroir

Quatorze communes du sud du Massif central, cinq dans le Gard et neuf en Ardèche, de part et d'autre de la rivière Ardèche. La zone fait le lien entre la vallée du Rhône à l'est et les montagnes cévenoles à l'ouest. Sa situation au sud du défilé de Donzère lui vaut un climat méditerranéen plus ou moins dégradé par l'altitude et la proximité des Cévennes. Rendement limité à 52 hectolitres par hectare. Cépages : syrah, grenache, carignan, cinsaut, marselan, clairette, grenache blanc, marsanne, roussanne, viognier.

L’appellation

Les Côtes du Vivarais se décrivent elles-mêmes, dans leur cahier des charges, comme les plus septentrionales des méridionales : le défilé de Donzère marque la porte du Midi, et l'appellation est juste derrière, mais l'altitude et les Cévennes viennent tempérer ce climat.

Les rouges font environ la moitié de la production. Ils ont une couleur pourpre profonde, des arômes végétaux, fruités et poivrés apportés par la syrah, et un équilibre qui permet de les boire jeunes. Les rosés, très présents avec 44 % des volumes, sont frais et légers, fruités.

C'est un vin de gorges et de canyons, à boire sur place autant qu'ailleurs. Servez les rouges frais, à 15 °C, sur une charcuterie ou une grillade ; les rosés à 10 °C. À boire dans les trois ans.

Histoire et évolutions

Dès l'époque romaine, la région de l'Helvie est remarquée pour son caractère viticole. Pline l'Ancien mentionne dans son Histoire naturelle la vigne « Vitis Helvia », cultivée en Helvie, et un cépage remarquable à Alba Helviorum, le carbunica, dont la fleur passait en un jour, ce qui le protégeait des accidents.

Au Ve siècle, la capitale et le siège épiscopal sont transférés d'Alba vers Viviers-sur-Rhône, mais la vigne reste présente. Dès le VIIIe siècle, des chartes mentionnent des vignobles, dont l'un, donné à l'évêque, produit cent quatre-vingts muids de vin à Gras. Olivier de Serres, père de l'agriculture française, se montre plus tard enthousiaste des vins de sa région et nomme une vigne du coteau de Montfleury « la Belle des Velles ».

Le vignoble subit ensuite plusieurs fléaux : l'oïdium en 1845, le mildiou en 1878, le black-rot en 1885, puis le phylloxéra dans les années 1860 à 1870, qui dévaste la moitié du vignoble ardéchois. Des cépages hybrides producteurs directs sont plantés pour le sauver, avant qu'un surgreffage des variétés anciennes sur porte-greffes américains n'ouvre une meilleure voie.

En 1946, un premier syndicat intercommunal de vignerons voit le jour et dépose l'année suivante une demande de label. Un champ expérimental est mis en place dès 1957 à Saint-Remèze pour tester des clones de cinsaut, de grenache et de syrah. Le vin délimité de qualité supérieure Côtes du Vivarais est reconnu par l'arrêté du 8 août 1962.

La zone géographique s'étend en 1971 à Lagorce et Vinezac, puis en 1984 à Issirac, dans le Gard. Dans les années 1990, le potentiel de production est réduit de 11000 à 4 734 hectares pour améliorer la qualité, et l'appellation d'origine contrôlée devient effective par le décret du 23 septembre 1999. En 2008, la superficie en production atteint 538 hectares.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Raisin noirRaisin blanc

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