Bocaux de confiture de figues maison, morceaux de figues cuites, tartine beurrée, figues fraîches, table de bois, tasse de thé

Confiture

Confiture de figues : la recette maison facile

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 25 min
  • Repos : 1 nuit de macération
  • Bon marché
  • 4 pots de 350 g
  • Facile
  • Automne
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Ingrédients

4 pots de 350 g

Ustensiles

  • UNE BASSINE À CONFITURE OU UNE CASSEROLE LARGE (L'OUTIL DU PLAT : large, l'eau s'évapore vite et la cuisson reste courte)
  • une cuillère en bois à long manche (le fond remué souvent, la figue attache)
  • une petite assiette au congélateur (le test de la goutte)
  • un thermomètre (105 °C, si l'on préfère aux assiettes)
  • quatre pots à vis ébouillantés (remplis bouillants, retournés)
  • un entonnoir à confiture (des bords propres, des pots qui ferment)

L'astuce du chef

La confiture de l'abondance. Trente kilos par figuier en trois semaines, et un fruit qui ne se garde pas.

Des figues très mûres. Molles, fendues : le sucre et le parfum sont là ; fermes, elles ne donnent rien.

Avec la peau. La couleur rouge sombre et la texture ; pelées, la confiture est beige et lisse.

Soixante-dix pour cent de sucre. Moins que pour un fruit acide : la figue en a déjà.

Le citron, toujours. La figue n'a pas d'acide : sans lui, plate, et la pectine ne prend pas.

Une nuit de macération. Le sirop se forme avant le feu ; la cuisson est courte et le fruit reste fruit.

Une bassine large. L'eau s'évapore par la surface ; en casserole étroite, on cuit une heure.

Gros bouillons, remuée. Vite et fort ; le fond attache, la figue caramélise.

Écrasés à moitié. Des morceaux et du lié : la texture de la confiture de figues.

L'assiette froide. La goutte qui se ride est la seule preuve ; le thermomètre dit 105.

Pas une minute de plus. Après, c'est du caramel brun et amer.

Retournés dix minutes. Le couvercle stérilisé, le vide fait ; un an à la cave.

Préparation pas à pas

  1. Figues rincées, équeutées, en quartiers avec la peau 15 min

    Un kilo net.

  2. Sucre, jus et zeste de citron, vanille ; une nuit de macération 1 nuit

    Le sucre tire le jus.

  3. Porté à ébullition, écumé 5 min

  4. 20 à 25 min à gros bouillons, remué souvent 25 min

    Le fond attache vite.

  5. Quelques quartiers écrasés 1 min

    Les autres restent.

  6. Test de l'assiette froide, 105 °C 1 min

    La goutte se ride : stop.

  7. En pots ébouillantés, vissés, retournés 10 min 5 min

    Le couvercle se creuse.

  8. Refroidis, étiquetés ; un an à la cave

    Tartine, fromage, foie gras.

Le conseil du caviste

La plus douce des confitures, dense et presque sans acide, sur la tartine ou sur un fromage de brebis.

Château Les Hauts de Caillevel Les Brumes, Monbazillac, à 8 °C, le liquoreux dont l'acidité réveille la figue, sur le fromage.

Château Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux à 8 °C, avec le foie gras et la confiture.

Meung, thé noir forestier laotien Grands Jardins à 90 °C, pour la tartine du matin.

Au fruit sans acide, le vin apporte l'acide : la figue est le fruit le plus sucré et le moins acide du verger, sa confiture est un sucre presque pur, et le vin qui l'accompagne n'a pas à être doux, il a à être vif, sinon les deux douceurs s'additionnent et la bouche s'endort. Une confiture de fraise ou d'abricot apporte son acide, et l'on cherche un vin qui le suive ; la figue n'en apporte aucun, le citron de la recette compense à peine, et sur un fromage de brebis ou un foie gras, la confiture de figues fait une bouchée douce, grasse et ronde qui réclame une lame. Un liquoreux de pourriture noble a cette lame : sous son sucre, une acidité vive, celle des raisins botrytisés, qui tranche la figue et le gras du fromage et rend l'ensemble frais ; un moelleux rond et mou, choisi parce que la confiture est douce, ferait un sirop. C'est le contraire de ce qu'on croit : plus le fruit est doux, plus le vin doit être acide. La règle des confitures et des fruits peu acides, figue, banane, poire, melon : le vin doux le plus acide de la cave, jamais le plus rond.

À éviter : un moelleux rond et peu acide, sirupeux sur la figue, et un rouge tannique, qui fait grincer le sucre.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Les Hauts de Caillevel Les BrumesChâteau Les Hauts de Caillevel Les Brumes 14,50 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Meung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands JardinsMeung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands Jardins 26,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La confiture ne prend pas, elle est liquide

Pas de citron ou cuisson trop courte. Un citron par kilo, et le test de l'assiette froide ; se rattrape en recuisant 5 minutes avec le jus d'un citron.

Elle est brune, dure, caramélisée

Trop cuite. Arrêtée à la goutte qui se ride, 105 °C ; se détend réchauffée avec 10 cl d'eau, en sauce.

Elle a attaché au fond

Pas remuée, ou casserole étroite. Bassine large, cuillère en bois, remuée toutes les deux minutes.

Elle est fade

Figues pas mûres, ou pas de citron. Des figues molles et fendues, le zeste et le jus.

Les couvercles ne se sont pas creusés

Pots remplis tièdes ou pas retournés. Bouillants, vissés aussitôt, retournés 10 minutes ; sinon au réfrigérateur.

Il y a de la moisissure en surface

Pot mal stérilisé ou ouvert trop longtemps. Ébouillantés, remplis bouillants ; ouverte, un mois au réfrigérateur.

Conservation & préparation anticipée

La confiture de figues en pots stérilisés se garde 1 an à la cave, à l'abri de la lumière ; ouverte, 1 mois au réfrigérateur.

Un pot qui n'a pas fait le vide, couvercle bombé, se garde 1 mois au réfrigérateur et se mange d'abord.

Les figues crues se gardent 2 jours ; trop mûres pour la table, elles sont parfaites pour la bassine.

Elle se congèle en boîte, 6 mois, pour ceux qui ne stérilisent pas.

Trop cuite, elle sert de fond de tarte ou se réchauffe avec un peu d'eau pour une sauce de rôti.

Variantes

Aux noix

100 g de cerneaux de noix ajoutés dans les 5 dernières minutes : la confiture du Périgord, pour le fromage et le foie gras.

La confiture de cerises

Notre confiture de cerises, les mêmes gestes en juin, avec un fruit qui a de l'acide.

Sur le chèvre chaud

Notre tartine de chèvre chaud, la confiture de figues à la place du miel.

Avec le foie gras

Notre verrine de foie gras au chutney de figues, où cette confiture, relevée de vinaigre, devient chutney.

Questions fréquentes

Quelles figues ?

Des figues violettes ou noires, Solliès, Bourjassotte, Violette de Bordeaux ou celles du jardin, très mûres, molles, à peau fendue : c'est là qu'elles ont leur sucre et leur parfum. Les figues vertes conviennent aussi, plus claires ; les figues fermes du supermarché donnent une confiture sans goût.

Faut-il les peler ?

Non : la peau donne la couleur rouge sombre, la texture et une partie de la pectine. Rincées, équeutées, coupées en quartiers avec la peau.

Pourquoi du citron ?

Parce que la figue n'a presque pas d'acide et que la pectine ne prend qu'en milieu acide : sans citron, la confiture est plate et reste liquide. Un citron par kilo, jus et zeste.

Comment savoir qu'elle est cuite ?

Le test de l'assiette froide : une goutte déposée sur une assiette sortie du congélateur, qui se fige en 30 secondes et se ride quand on la pousse du doigt. Le thermomètre marque 105 °C. La figue caramélise vite, on n'attend pas une minute de plus.

Avec quoi la manger ?

Sur la tartine beurrée du matin ; sur un fromage de brebis, un chèvre sec, un bleu, où elle est meilleure encore ; avec le foie gras, un magret, un rôti de porc ; et en fond de tarte sur une pâte sablée.

Quel vin servir avec ?

Sur le fromage ou le foie gras, un liquoreux vif, un Monbazillac à 8 °C : la figue est le fruit le moins acide, et c'est au vin d'apporter l'acide, jamais un moelleux rond qui ferait un sirop. Le thé noir au petit-déjeuner.

La confiture de figues est une confiture du Sud, de la Provence au Pays basque, née de l'abondance : un figuier adulte donne trente kilos en trois semaines, et la figue ne se garde pas trois jours. Elle est aussi la plus ancienne des confitures, faite au miel dans l'Antiquité ; la figue et le sucre sont le mariage le plus doux qui soit, et c'est le citron qui l'empêche d'être fade.

Les figues : 1,2 kg de figues violettes ou noires, de Solliès, de Bourjassotte ou du jardin, très mûres, molles, la peau fendue ou près de l'être, cueillies ou achetées la veille au plus tard ; les figues fermes et vertes donnent une confiture sans goût. Rincées vite, essuyées, la queue coupée, et coupées en quartiers ou en gros dés, avec la peau, qui donne la couleur rouge sombre et la texture ; 1 kg net après parage.

La macération : dans une grande bassine ou un saladier, les figues, 700 g de sucre cristallisé, soit 70 % du poids de fruit, moins que pour une confiture de fruit acide parce que la figue est déjà sucrée, le jus d'un citron et son zeste râpé, une gousse de vanille fendue ou une branche de thym ou de romarin pour ceux qui aiment ; mélangés, couverts, laissés une nuit au frais. Le sucre tire le jus des figues, qui baignent le lendemain dans un sirop rouge ; c'est ce sirop qui permet une cuisson courte, et la cuisson courte qui garde le goût du fruit.

La cuisson : le tout versé dans une bassine à confiture ou une grande casserole large, porté à ébullition en remuant, écumé ; puis à gros bouillons 20 à 25 minutes, en remuant souvent à la cuillère en bois pour que le fond n'attache pas, la figue étant sucrée et prompte à caraméliser ; les quartiers s'attendrissent et se défont à moitié, on en écrase quelques-uns à la cuillère et on laisse les autres. Le test de l'assiette froide : une petite assiette au congélateur depuis le début ; une goutte de confiture déposée dessus, l'assiette inclinée après 30 secondes : si la goutte se fige et se ride quand on la pousse du doigt, c'est prêt ; si elle coule, 3 minutes de plus et on recommence. Le thermomètre dit 105 °C. Pas une minute au-delà : la figue passe de la confiture au caramel, et la confiture trop cuite est brune, dure et amère.

La mise en pots : 4 pots de 350 g lavés et ébouillantés, ou passés 10 minutes au four à 100 °C ; la confiture bouillante versée jusqu'à 5 mm du bord, la vanille retirée ou partagée entre les pots, les couvercles vissés aussitôt, les pots retournés 10 minutes pour stériliser le couvercle, puis remis à l'endroit et refroidis ; le couvercle se creuse en refroidissant, signe que le vide s'est fait. Un an à la cave. Au petit-déjeuner sur une tartine beurrée ; sur un fromage, brebis des Pyrénées, chèvre sec, bleu, où elle est meilleure que sur le pain ; sur un foie gras ; avec un magret, un rôti de porc ; et dans une tarte de fond de placard, étalée sur une pâte sablée. Les variantes : aux noix, 100 g de cerneaux ajoutés en fin de cuisson, la confiture du Périgord ; au vin rouge, 10 cl dans la macération, plus sombre ; au gingembre frais râpé ; aux figues et aux pommes pour moitié, quand les figues manquent, la pomme apportant la pectine et l'acide.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

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