Oie rôtie entière à la peau laquée sur un plat de fête, pommes et marrons autour, tranches rosées, bougies et sapin en arrière-plan

Plat principal

Oie rôtie de Noël : la vraie recette traditionnelle

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 3 h
  • Repos : 20 min
  • Élevé
  • 8 personnes
  • Moyen
  • Hiver, fêtes de fin d'année
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Ingrédients

8 personnes

Ustensiles

  • un grand plat à rôtir avec une grille (l'oie ne doit PAS baigner dans sa graisse)
  • une louche et un bocal (pour prélever et garder la graisse : elle vaut de l'or)
  • une aiguille ou une pique fine (pour piquer la peau sans atteindre la chair)
  • un thermomètre sonde
  • du papier aluminium

L'astuce du chef

L'oie est une volaille grasse, et c'est son intérêt. Elle porte une épaisse couche de gras sous-cutané qui, en fondant, arrose la chair pendant trois heures. C'est ce qui la rend incomparablement plus savoureuse qu'une dinde, qui est maigre et sèche vite. Encore faut-il que ce gras sorte.

Les piqûres sont des chemins de sortie. Sans elles, le gras fond mais reste emprisonné sous la peau, qu'il ramollit de l'intérieur : on obtient une peau flasque et une chair qui baigne. On pique en biais, sans jamais atteindre la chair, sinon ce sont les jus de cuisson qui s'échappent.

La grille et la vidange du plat. Une oie posée à plat finit immergée dans sa propre graisse : le dessous ne rôtit plus, il frit. La grille la maintient hors du bain, et on prélève à la louche toutes les demi-heures.

Couvert d'abord, découvert ensuite. C'est l'inverse de ce qu'on fait d'ordinaire, et c'est logique : pendant deux heures, on veut fondre le gras sans dessécher la chair, donc chaleur douce et vapeur retenue. La dernière demi-heure sert uniquement à la peau, et là il faut du sec et du chaud.

80 °C à la cuisse, comme toute volaille de long collagène. L'oie ne se sert jamais rosée : ses cuisses sont très musculeuses. C'est la même logique que le canard entier, et l'inverse d'un magret.

Le miel se met à la fin, jamais avant. C'est un sucre : appliqué en début de cuisson, il carbonise longtemps avant que l'oie ne soit cuite.

La graisse d'oie est le vrai bénéfice. Un litre, blanche et ferme une fois figée, qui se garde six mois et fait les meilleures pommes de terre du monde. À elle seule, elle justifie presque l'achat de la bête.

Prévoyez large. Le rendement en chair d'une oie est faible, une carcasse lourde pour peu de viande : comptez 500 g d'oie crue par personne, soit 4 kg pour 8.

Préparation pas à pas

  1. Sortir l'oie 2 heures avant 2 h

    Une pièce de 4 kg sortie du froid met très longtemps à monter en température. Salez généreusement, dedans et dehors.

  2. PIQUER LA PEAU partout 10 min

    À l'aiguille, en biais et sans atteindre la chair, surtout sur les flancs et les cuisses. Chaque piqûre est un chemin de sortie pour le gras.

  3. Garnir le coffre 5 min

    Oignons, céleri, thym et laurier à l'intérieur : ils parfument de l'intérieur et ne se mangent pas.

  4. Sur une grille, À COUVERT, 2 heures 2 h

    160 °C, couverte d'aluminium, 2 heures. Le gras fond doucement sans que la chair ne sèche. C'est la phase la plus longue et la plus importante.

  5. VIDER LA GRAISSE toutes les 30 min

    À la louche, dans un bocal. Vous en tirerez 800 g à 1 litre. Laissée dans le plat, elle fume et la volaille confit dedans.

  6. Pommes et marrons à mi-parcours

    Après 1 h 30, autour de l'oie. Mis dès le départ, ils seraient en compote.

  7. DÉCOUVRIR et laquer, 30 min 30 min

    Retirez l'aluminium, montez à 200 °C, badigeonnez de miel et arrosez deux fois. La peau devient brun ambre et craquante.

  8. Sonder 80 °C, reposer 20 min 20 min

    80 °C à la cuisse : c'est une volaille riche en collagène, elle ne se mange pas rosée. 20 minutes de repos avant de découper.

Le conseil du caviste

L'oie est une viande brune, grasse et pleine de goût, servie avec des pommes et des marrons qui apportent du sucré. C'est l'un des plats de fête les plus intéressants à accorder.

Le Château La Rose Piney en Saint-Émilion Grand Cru à 17 °C : il a la profondeur qu'il faut face à une viande aussi marchée, et ses tanins mûrs ne heurtent pas le sucre de la garniture.

Le Château Beynat en Castillon Côtes de Bordeaux à 16 °C pour un service plus fruité, tout aussi juste.

Le Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C est l'accord que je défends, et il surprend toujours : sur une volaille grasse servie avec des pommes fondantes, la règle du verre au moins aussi sucré que l'assiette fonctionne parfaitement, et sa fraîcheur coupe le gras mieux qu'un rouge.

Un conseil pour un repas de Noël : ouvrez les deux. Le moelleux à l'entrée sur le foie gras, le rouge sur l'oie, puis revenez au moelleux avec la garniture sucrée. Vos convives verront la différence, et c'est le genre de démonstration qui fait vendre une bouteille.

Comptez large : une oie réunit huit personnes autour d'une table pour trois heures. Une bouteille pour deux, tous services confondus.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La peau est molle

Elle n'a pas été piquée, ou la graisse est restée dans le plat. On pique partout et on vide le plat toutes les 30 minutes.

La chair est sèche

Cuisson à découvert du début à la fin. Les deux premières heures se font à couvert, à 160 °C : on ne découvre que pour laquer.

Ça fume et ça sent le brûlé

La graisse accumulée a dépassé son point de fumée. Videz le plat, c'est urgent, et prélevez plus souvent.

La peau a noirci avant la fin

Le miel a été appliqué trop tôt. C'est un sucre : il n'entre que dans la dernière demi-heure.

La viande est ferme

Pas assez cuite. L'oie vise 80 °C à la cuisse : elle est riche en collagène et ne se mange pas rosée.

Il n'y a pas assez de viande

Le rendement d'une oie est faible. Comptez 500 g de volaille crue par personne.

Conservation & préparation anticipée

L'oie crue se garde 2 jours au réfrigérateur. Salée la veille et laissée à nu sur une grille au frais, sa peau sèche et laque nettement mieux.

Cuite, elle se garde 3 jours, découpée et couverte. La peau, elle, ne survit pas à la nuit.

La graisse se garde 6 mois au réfrigérateur, filtrée, en bocal fermé. C'est le meilleur gras de cuisson qui soit : pommes de terre, confits, légumes rôtis.

Pour réchauffer, 20 minutes à 150 °C à couvert avec un peu de jus, puis 5 minutes à découvert.

La carcasse fait un bouillon remarquable, très corsé. Voir notre bouillon de volaille.

Les restes en effiloché font un parmentier de fête, sur le modèle de notre parmentier de canard.

Variantes

Farcie aux marrons et aux pruneaux

Une farce de chère avec marrons, pruneaux et chair à saucisse dans le coffre. Ajoutez alors 30 minutes de cuisson.

À l'alsacienne, aux pommes

Uniquement des pommes, beaucoup, et un déglaçage au vin blanc. C'est la version la plus classique.

En deux services

Les magrets d'oie poêlés rosés d'un côté, les cuisses confites de l'autre : deux cuissons pour deux morceaux.

Le chapon, plus facile

Si l'oie vous inquiète, le chapon est plus indulgent. Voir notre chapon rôti de Noël.

Questions fréquentes

Pourquoi faut-il piquer la peau de l'oie ?

Pour ouvrir des chemins au gras sous-cutané, très abondant. Sans piqûres, il fond mais reste emprisonné sous la peau, qu'il ramollit. On pique en biais, sans atteindre la chair.

Combien de graisse rend une oie ?

800 g à 1 litre pour une oie de 4 kg. Il faut la prélever à la louche toutes les 30 minutes : laissée dans le plat, elle fume et la volaille confit au lieu de rôtir. Elle se garde ensuite 6 mois.

Pourquoi commencer à couvert ?

Parce que les deux premières heures servent à fondre le gras sans dessécher la chair : chaleur douce et vapeur retenue. On ne découvre que pour la dernière demi-heure, quand la peau doit laquer.

À quelle température est-elle cuite ?

80 °C à la cuisse. L'oie ne se sert jamais rosée : ses cuisses sont très musculeuses et riches en collagène.

Quelle taille pour combien de personnes ?

500 g d'oie crue par personne, soit 4 à 4,5 kg pour 8. Le rendement en chair est faible, la carcasse étant lourde.

Quel vin servir avec une oie rôtie ?

Un rouge profond aux tanins mûrs à 17 °C, ou un blanc moelleux à 8 °C, qui répond aux pommes de la garniture et coupe le gras. Sur un repas de fête, ouvrez les deux.

L'oie était la volaille de Noël avant que la dinde ne la remplace, et elle reste bien meilleure. Elle a une réputation de plat lourd, qui vient entièrement d'une erreur de conduite.

Une oie de 4 kg peut rendre 800 g à 1 litre de graisse pendant sa cuisson. Cette graisse est une excellente chose, mais seulement si elle sort : il faut piquer la peau pour lui ouvrir des chemins, et vider le plat toutes les trente minutes. Laissée en place, elle chauffe, fume, et la volaille finit par confire dedans au lieu de rôtir.

La conduite est donc particulière : on commence à couvert, à chaleur douce, pour faire fondre le gras sans dessécher la chair, et on ne découvre que pour la dernière demi-heure, quand la peau doit laquer.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022Château La Rose Piney Saint-Émilion Grand Cru 2022 17,50 €
Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €

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